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à l'intérieur de laquelle il forme un couloir plus ou moins | allongé. On y brûlait du bois. La flamme chauffait la suspensura. La fumée s'échappait par des conduits placés verticalement dans le mur et qui contribuaient au chauffage. D’autres | conduits enfermés dans les murailles n'étaient pas ouverts sur | l'hypocauste et ne portent pas de suie ; c'étaient non plus des | cheminées, mais des conduits d’air chaud.
Le fonctionnement des hypocaustes est assez mal connu : il
T1G. 330. — I[YPOCAUSTE.
y a lieu de les étudier minutieusement quand on les trouve. On peut dire, du moins, qu'ils offrent de réels avantages : la sus- | pensura, très épaisse, arrêtait les gaz délétères et conservait longtemps la chaleur. Les Romains chauffaient surtout le sol et, par conséquent, les pieds, tandis que nous chauffons principalement le haut des salles et la tête.
Les appareils de chauffage à feu visible. — Parmi ces dispositions, la plus primitive consiste en un trou pratiqué dans le toit au-dessus du foyer pour évacuer la fumée. De cette cheminée archaïque il est longtemps resté quelque chose dans les grandes cuisines monastiques ou seigneuriales ; ces cuisines étaient des salles autour desquelles des cheminées étaient réparties ; au centre, la voûte et le toit pyramidal étaient surmontés d’un tuyau de cheminée par où s’échappaient et l'air vicié et les odeurs et le surplus de la fumée.