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F1G. 114 A 117. — COIFFURE FÉMININE

l'âge d'une sculpture ou d'une peinture. Voici néanmoins quelques brefs renseignements sur l'évolution du costume à travers le Moyen Age, depuis le XI® jusqu'au XvI® siècle. Le costume masculin (fig. 102-105) était, au xI° siècle, à peu près le même que sous les Carolingiens : deux tuniques courtes superposées, l’une en toile, le chainse, l’autre en laine, le bliaud ;

| des braies, sorte de pantalon ; des chausses. On avait aussi pour | la guerre ou la chasse des vêtements moins étoflés (fig. 102). Vers 1140, le costume prend de la longueur (fig. 103) : le chainse et le bliaud tombent presque jusqu'aux pieds. À la fin du xt1® siècle, l'habillement, sans d’ailleurs se raccourair, subit une transformation : le chainse devient une chemise, telle que nous la comprenons ; les deux tuniques sont la cotte, tunique de dessous, et le surcot, passé sur la cotte. Vers 1340 (fig. 104), le costume est de nouveau court : jaquette qui n'atteint pas les genoux, braies, chausses qui montent haut pour rejoindre les braies sous la jupe de la jaquette. À la jaquette succéda: le pourpoint (fig. 105), encore plus court.

Les coiffures (fig. 106-109) ont varié ; les plus originales sont le béguin, bonnet d'enfant, attaché sous le menton, — les hommes le portaient au XIII siècle, — et le chaperon, qui était à double fin : tantôt on le mettait à la façon d’un passe-montagne, une fente encadrant le visage et le bas du chaperon formant pèlerine (fig. 107) ; tantôt on engageait le haut de la tête dans la fente dont il vient d'être parlé et on enroulait le chaperon un peu comme un turban (fig. 108).

A l'inverse de ce qui se passe pour le costume masculin, le costume féminin (fig. 110-113) a toujours été long ; c’est l'ampleur qui change et la forme. Le x1I° siècle est le moment où ce costume est le plus beau, tel du moins que l'ont rendu les imagiers (fig. 110) : le buste est moulé dans un vêtement à manches très évasées ; la jupe est à plis tombants : les cheveux sont tressés en deux nattes. Dès le règne de saint Louis, la tunique de dessus, le surcot, est assez vague et dessine mal les formes ; les cheveux sont amassés en chignon derrière la tête, sur laquelle est posé un mortier plissé retenu par une bande qui passe sous le menton (fig. 115). Cependant le surcot se fendit sur les côtés ; au xIV® siècle, l'échancrure s'élargit, en sorte que par devant 1l reste seulement sur la poitrine une bande d'’étoffe ; on y suppléa par une palatine de fourrure (fig. 112). Vers 1400, la robe était largement décolletée en pointe, devant et derrière, la taille haut placée (fig. 113) : la tête était coiffée du hennin (fig. 117). Le xvi® siècle adopta les bouffants, les crevés, les corsages engainant le buste, etc.

Le costume liturgique (fig. 118-121) se composait à peu près

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