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F1G. 126 À 129. — ARMURES DE TÊTE

ton ; enfin, en bas, le gorgerin articulé, qui prit le rôle de la collerette de mailles.

L'écu ou bouclier, très haut et pointu par le bas au XII siècle, fut plus petit au xIII® et plus encore au xIv®.

L'iconographie. — Les personnages et les scènes étaient traités suivant des conventions traditionnelles, qui aident à les |

————— LES SUJETS DE LA DÉCORATION

reconnaître et dont l’ensemble constitue l’iconographie. Les arbres sont réduits à une tige et une touffe de feuilles ; une ville, à une porte percée dans une tour ; des lignes ondulées indiquent l’eau ou des nuages et le geste de porter la main à la joue exprime la douleur. Quand un vitrail, un tympan, etc., renferment plusieurs sujets, il faut généralement lire ceux-ci de bas en haut.

Pendant les premiers siècles, les motifs antiques se conservèrent avec un sens nouveau : Orphée figura le Christ ; Icare | devint l’âme d’un enfant montant au ciel. La pensée chrétienne

était ainsi enveloppée dans les formules du paganisme. Rien |

n'est plus fréquent sur les sarcophages de la Gaule. Plus

tard, l’iconographie s'épura et se fixa : à chaque personnage | on attacha un ou plusieurs attributs, et, pour employer le mot |

propre, une ou plusieurs caractéristiques.

Il ne faudrait pas croire que les règles iconographiques soient immuables : elles changent, au contraire, suivant les époques et suivant les contrées. Durant le Moyen Age, Dieu créateur est représenté sous les traits de Jésus-Christ, parce

qué, suivant les docteurs, c'est le Verbe qui a créé le monde : |

depuis la Renaissance, le Créateur est Dieu le Père. Le Christ en croix était d'abord habillé, puis juponné jusqu'aux genoux, le corps raide, la tête droite, les deux pieds cloués séparément : depuis le x111° siècle, le Crucifié peut être plus dévêtu, contourné, la tête tombante, les deux pieds attachés par un seul clou. Les temps romans, pour figurer la Résurrection, montrent les Saintes Femmes devant le Tombeau vide : l’époque gothique a maintes fois sculpté le Christ sortant glorieux du Sépulcre. Le couronnement de la Vierge devient fréquent au XII siècle. Saint Jean l'Évangéliste est, dans nos pays, un Jeune homme imberbe ; il est barbu dans l’iconographie byzantine et dans l’iconographie allemande.

Les caractéristiques. — Le nimbe, qui figure un rayonnement autour de la tête, est l’attribut des saints ; le nimbe timbré d’une croix est réservé aux personnes divines. Dans la statuaire, à partir du x1IK siècle, le nimbe peut être attaché, non pas à la tête du personnage, mais à ce qui est derrière la tête, à la niche, à la croix. L’auréole, nimbe agrandi qui enveloppe le corps entier, appartient à Dieu-et à ia Vierge. On

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