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LA STATUAIRE ROMAINE

Nombre d’effigies funéraires appartiennent à un art inférieur. Une pratique d'atelier accéléra la décadence : les sculpteurs se servaient du trépan pour forer dans le marbre ou dans la pierre | de petits trous : ils attaquaient ainsi la matière, qu'ils enlevaient ensuite plus aisément, ou bien ils obtenaient des points noirs, qui augmentaient la gamme des tons. L'abus du trépan accentua de façon déplorable la pauvreté de ces œuvres et l'insuffisance du modelé.

Le bas-relief romain (fig. 134) est très inférieur au bas-relief grec :

les Romains craignaient de ne pas faire entrer dans leurs bas-reliefs assez de personnages et de détails :

les acteurs de la scène sont fréquemment entassés, et le fond luimême représente un paysage. En un mot, au lieu que -le bas-relief grec est sobre et d'une admirable simplicité, le bas-relief romain

4 a | est surchargé et médiocrement F1G. 134. — BAS-RELIEF ? , . , ROMAIN.

compose ; cest un document inté- ? , 220 4 1lepl Saint-Rémy ressant, mals c est aussi le plus sou- (Bouches-du-Rhône). fi L ventuneassez méchante œuvre d'art. Cliché Mon. Hist.

Les sculpteurs romains ont coulé é : :

en bronze une partie de leurs œuvres : il nous est resté des sta-

La statuaire de l’époque latine. — L'époque latine a laissé très peu de représentations de la figure humaine : les sculpteurs étaient trop malhabiles et peut-être aussi l'esprit chrétien était-il, dans certaines régions au moins, hostile à un art ‘qui avait produit de si séduisantes idoles. Il reste çà et là des effigies d’où le modelé est absent, gravures plutôt que sculptures ; on attribue à la période latine ces essais informes,

prouver qu'ils soient très anciens. Les artistes antérieurs au roman nous ont laissé des briques estampées portant des personnages, que l'on a pu comparer, irrévérencieusémènt mails justement, aux bonshommes en pain d'épices.

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5 LES: PROCÉDÉS DENLACDECORATON

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Fontaines

nature ; ils s'inspiraient d'œuvres antérieures et très diverses. C'est plus tard, quand ils eurent appris à manier le ciseau, qu'ils s’appliquèrent à reproduire des modèles vivants.

À la statuaire romaine ils prirent quelquefois ses proportions trapues (fig. 136). L'influence des ivoires byzantins est visible dans quelques œuvres du Languedoc (PI. I, A). Certains vêtements ont des plis très serrés cet concentriques ; on a cru que cela tenait à l'usage de gaufrer les pièces du costume :

peut-être ces plis reproduisent-ils simplement les traits à la plume des dessins que le sculpteur a copiés. Des mouvements exagérés dans les étoffes et les retroussis en coup de | vent au bas des robes (fig. 138) s'expliquent par limitation de peintures, et on a pu rattacher à des miniatures anglo-saxonnes les enche-

Re 82

Certaines provinces, comme la Normandie, s'en tenatent encore, durant le x11° siècle, à la sculpture purement décorative. C’est dans le Midi que la statuaire parait avoir pris naissance :

qui entoure l'abside de Saint-Paul-lès-Dax passe pour être du x° siècle ; le linteau de la porte

6 SAGE -Y j 16) DA). 4| de Saint - Génis- des -

la frise

(Pyrénées-

Orientales) (fig. 135) est daté de 1020-1021.

La statuaire romane.

F1G. 135. — BAS-RELIEF ROMAN. 1020-I021. — Les premiers sculp-

St-Génis-des-Fontaines (Pyr.-Or.). teurs romans étalent

Cliché de l'auteur. impuissants à travailler d'après

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