GOTHIQUE XI11® SIÈCLE
Cathédrale de Reims.
Cliché Neurdein.
: les visages
mieux
moins
observées. La Re mode du 1 ARE tt convenait d'ad- 1145-1194.
mirable façon Cathidrale aux statues des EP portails, surtout C1 Mon.
la mode fémi- Hist.
nine (fig. 137) merveilleusement simple et naturelle : les plis tombants du bliaud, les lignes verticales de l’ensemble se prêtaient on ne peut plus heureusement au décor architectural.
Les imagiers toulousains se distinguent par une recherche de l'allure; leurs
LES PROCÉDÉS DE LA DÉCORATION
comme à l’époque romaine, un iris de verre ou de métal.
La statuaire gothique des XII° et XII siècles. — La statuaire gothique a été l’objet d’admirations et de dédains excessifs. Sans rien exagérer, on peut dire qu'elle compte parmi Îss | plus remarquables écoles d'art; certaines de ses productions sont d’une esthétique supérieure et peuvent être comparées aux meilleures œuvres grecques.
Cette statuaire n'est pas, d’ailleurs, toujours pareille à elle-même : loin d'être immuable, elle a subi une évolution que l’art antique avait connue ; elle est d’abord idéaliste, après quoi elle devient réaliste.
Au x siècle, la statuaire monumentale est, comme il convient, simplifiée, à larges plans (fig. 141). Les figures ne sont pas des portraits, mais elles synthétisent un type ethnique ; les corps perdent leur raideur (fig. 139) et respirent à l'aise sous les vêtements, dont les plis, plus profonds, majestueux et calmes, tombent à peu PRE près droit. C’est le temps des portails gothiques
SOUL rune de Notre-Dame de Paris, de Reims (PI. I, C),
En d'Amiens (fig. 141).
1450 ENVIRON. La statuaire des XIV® et XV® siecles. — reve Les continuateurs des grands imagiers du de Berry. XII siècle ne surent pas se maintenir : durant Bourges, Musée. Je siècle suivant, les corps portent sur un pied Gliché Hachette. et marquent un fort hanchement du côté op-
posé; les vêternents ont des plis plus compliqués et plus profonds, qui tendent à dessiner des festons, à se rapprocher de l'horizontale.
Cependant, un double courant se dessina. Certaines œuvres, polies, maniérées, manquent de vigueur et de vérité : les têtes minaudent ; certaines Madones du x1v® siècle (g. 142) font songer à nos gravures de modes. D'autres sculptures, au contraire, tendent franchement au réalisme. Dès le règne de saint Louis (1226-1270) et de ses successeurs immédiats, les sculpteurs d’effigies funéraires s’essayaient au portrait : on suppose que, pour faire la statue tombale du roi Philippe le Hardi,
laquelle remonte à 1300 environ, l'artiste avait sous les yeux Le 84 An ee