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ENVIRON

Paris, Sainte-Geneviève.

D'après F. de Guilhermy.

une couche de terre noircie. Noirci

ou non, pendant que le carreau est encore mou, on appuie sur l'argile un moule en relief, qui s'y dessine en creux ; dans ce creux on fait entrer un engobe, généralement une terre blanche ; on badigeonne le tout d’un sel de plomb et

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on met au four. Le sel de plomb forme, après la fusion, un | vernis jaunâtre. Il faut noter que l'image se renversait à l'impression, de sorte que des personnages sont gauchers (fig. 227). |

Les dessins ne sont pas de contours bien arrêtés ; mais les | silhouettes, indécises et vagues, sont parfois spirituelles et atta- | chantes. Chacun des carreaux | FA ] porte un motif qui se suffit, ou bien on les groupe par quatre ou par seize pour constituer un FIG. 227. — CARREAUX DE TERRE motif complet.

ESTAMPÉE. XII* SIÈCLE. Les carreaux sont quelquefois Bordeaux, Musée. accompagnés de pierres unies, qui forment bordure.

Au x11K siècle, les dessins sont plus simples et plus fermes qu'au XII° siècle ; au XIV® et au XV°, ils sont plus secs, plus maigres ; ce peuvent être des inscriptions ou des initiales. Le XV€ introduit dans les carrelages des tons verts ou bleu clair. | Le xvi® fabrique également des carreaux de faïence peinte et d’un coloris plus faible. Après le XxvI®, on abandonne en France les carrelages céramiques.

Les pavements divers. — Le Moyen Age a laissé quelques échantillons de carreaux à décor en creux ou en relief, sans incrustation. Parmi ces carreaux à dessin en creux, il en est qui paraissent très anciens.

On a également essayé à Poitiers, au XIV® siècle, des carreaux revêtus d'un émail à base d’étain, fabriqués par un Sarrasin, et des tentatives du même genre furent faites, à la même époque, sur divers points de la France. Ces carrelages émaillés n’eurent pas chez nous grand succès.

La ferronnerie. — Il est difhcile de dater avec quelque certitude les œuvres les plus anciennes de ferronnerie que le Moyen Age nous a léguées. Peut-être en subsiste-t-il de l’âge roman (fig. 228). On a fait alors en ferronnerie des grilles, surtout des pentures, pièces de fer clouées sur le vantail et qui le suspendent au gond, et de fausses pentures. Les forgerons romans avaient un outillage très imparfait, mais du fer ductile et une surprenante dextérité. Très souvent, après avoir battu la barre et l'avoir aplatie, ils découpaient, le long des côtés,

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