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LES FUTS DE COLONNES

Les fûts du Moyen Age sont habituellement lisses : il en est, |

notamment en Provence, qui sont cannelés, à pans coupés, | à pans coupés conduits en spirale, couverts de feuilles appliquées

ou de semis d’ornements, etc.

Au xvi siècle, Philibert Delorme imagina l’ordre français

(fig. 238), dans lequel les colonnes sont faites de tambours cannelés et d’autres tambours non cannelés et de plus fort diamètre.

Dans les colonnes classiques (fig. 237), le fût présente, en haut une baguette, en bas un filet et un cavet, qui servent de transition entre

| le fût et la base, d’une pat, c'est le congé,

— entre le fût et le chapiteau, de l’autre, — c'est l’astragale (fig. 239). Ces moulures et le galbe tronconique ou renflé du fût entrainalent un sérieux déchet : le Moyen Age préféra les fûts cylindriques, il supprima le congé et dès l’époque romane, sauf dans quelques régions comme la Provence et la Bourgogne, il rattacha l’astragale au chapiteau. C’est l’un des caractères qui permettent de distinguer les colonnes romanes des colonnes plus anciennes. L'astragale roman est une baguette (fig. 240) ; l'astragale gothique est profilé en larmier, de façon à

Fic. 239. ne 240. Vi FE prétation, SARA ne ASTRAGALE STRAGALE STRAGAL : , ANTIQUE. ROMAN. ‘ GOTHIQUE. dèle et mal comprise,

F1G. 230-241. — ÉVOLUTION DE L'ASTRAGALE. des chapiteaux grecs. Le chapiteau dorique

romain (fig. 35) a un abaque carré, surmonté d'un petit groupe de moulures, une échine tracée au compas, et, sen-

siblement plus bas, un astragale.

Le chapiteau ionique grec rappelle une draperie fléchissant

empêcher les ruissellements (fig. 241).

Les chapiteaux classiques. — Les chapiteaux romains sont une inter-

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