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Paris,
et les siècles suivants en ont produit de fort Louvre. jolies. On sait que l’Empire a fait, dans l’ameublement, un grand nombre de gaines d’un style sévère et compassé. Les gaines peuvent servir de piédestal, de balustre, supporter un balcon, flanquer une porte, etc.
Les consoles, les corbeaux et les culs-de-lampe. — La console
sert à une double fin : droite, elle peut être un corbeau dont |
les grandes lignes rappellent l'S : renversée, elle peut être une sorte de contrefort butant un membre vertical.
nn AS RC ON SIC ES REP ESÆCORRB EAUX ==
La console-corbeau est tantôt saillante et peu haute, par exemple sous des balcons, et tantôt haute et peu saillante. À la vérité, il arrive que des consoles ne portent rien ou à peu près; certaines ressortent sur la clef des arcs pour la décorer. La console-contrefort tient une place -importante dans les façades de style Jésuite ; deux consoles de ce genre flanquant symétriquement
une ordonnance cen- I F1G. 246. — AILERON CLASSIQUE.
trale MILIEU DU XVII® SIÈCLE.
( f g. Paris, Val-de-Grâce.
246) Cliché Hachette. | pren- | , .
nent le nom d'’ailerons.
L'antiquité nous a laissé de très belles consoles;le Moyen | : Ë . Âge a préféré des ee corbeaux de forme F1G. 247. — CoNsoLE différente. Le RENAISSANCE. XVI®S. XVI£ siècle (fig. 247) Écouen (S.-et-O.). a traité les consoles Cliché Mon. list. avec cette liberté d'allure et cette
fraicheur d'imagination qui font le chärme de la Renaissance; il les a creusées de canaux, comme des triglyphes, ou relevées de torsades, ou composées
de dauphins. La console Louis XIV,
F1G. 248. — CoNsoLE
plus solennelle, reste dans le plans ver- : En F ROCAILLE. 17950 ENV.
ticaux de ses faces latérales. La console Cr R
: : Paris, Hôtel Garizot.
rocaille (fig. 248) ondule de droite et de Cliché Mon. Hist.
| RE 0e = =
—— LA MISE EN ŒUVRE DE LA DÉCORATION —
gauche et s’enjolive d'accessoires, fleurs, coquilles, etc. La console Louis XVI, plus correcte, plus sobre, droite, avec des cannelures, des cordons, etc., est vraiment trop rectiligne parfois pour mériter le nom de console, qui implique plutôt un profil courbe.
Le corbeau du Moyen Age (fig. 249) a généralement la face antérieure entaillée d’un cavet. La décoration est très variable : historiée et souvent licencieuse, à feuillage, géométrique, etc.
On trouve, notamment en Auvergne, des corbeaux à copeaux, ainsi nommés parce qu'ils présentent des enroulements qui ressemblent aux copeaux
Fig. 249 — CORBEAU coulevés sur le bois par l'outil du
charpentier.
Au départ des nervures, l'artiste gothique a placé assez souvent un cul-de-lampe : figure géométrique, feuillages, ou enfin tête caricaturale (fig. 250). Ces têtes ont parfois une puissance
d'expression remarquable.
Les appareils de fantaisie, les niches et les dais. — Les appareils de fantaisie sont l’un des éléments habituels de la décoration murale : l'époque latine et l'époque romane ont fait des appareils réticulés, imbriqués, etc. L'influence italienne a introduit chez nous, au XVIe siècle, les bossages et les refends; ona*efcôré"aujourd hui recours à ce) SC eee procédé pour donner aux murailles CaRICATURAL. xi1I® SIÈCLE. une apparence de force, qui sied par- Cathédrale d'Amiens. ticulièrément aux parties basses et aux D'après Durand. parties portantes de la construction.
On compose avec l'appareil à refends des rez-de-chaussée vigoureux et des tranches verticales de murs, qui montent entre les baies, comme autant de pilastres (PI. XII, F).
Aux appareils de fantaisie on peut rattacher les bandes lombardes (fig. 251), qui simulent des contreforts. C'était un | moyen de décoration en grand honneur dans les chantiers que