‹ Pour comprendre les monuments de la FranceChapitre 106 sur 202 · II · texte numérisé non relu

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LES PROCEDES DE LA DECORATION

leurs vitrifiables qui diminuaient la luminosite des vitraux. On cut, en outre, 1 idee de faire d autres verres doubles que les verres rouges ; on se menageait ainsi la possibilite d enlever la couche de couleur suivant un dessin determine, qui apparaissait en blanc et que Ton pouvait teinter a la brosse. Sur un manteau cramoisi on obtenait des ramages d or. Ce precede , fut en vogue au XV e siecle.

Les barres de fer sont rectilignes au Xiv e siecle, comme au Xll e ; les unes verticales, les autres horizontales, montants et traverses. Les feuilles de verre sont plus grandes au XIV 6 siecle et, partant, les plombs sont plus espaces. On abandonne les medallions pour peindre des personnages en pied, isoles sous un dais souvent monumental. Les verriers de la fin du gothique nous ont laisse de vrais portraits et d allechants essais de per spective ;mais leur merite individueletleurhabilete n empechent pas de regretter les vieilles formules : aux mosai ques etincelantes de jadis, ou se chauffait la lumiere des fenestrages, ont succede de pales tableaux qui versent dans les nefs un jour froid et decolore. La grande peinture sur verre a vecu.

Les vitraux des XVI e -XIX e siecles. - La peinture sur verre s ecarta de plus en plus des principes de Tart decoratif. Pen dant les xvi e et XVII 6 siecles, les personnages perdirent de leur importance au profit des architectures (fig. 221) ; ils sont comme egares au milieu de galeries monumentales et profondes ou bien devant^un decor, un paysage urbain ou rural. Le role des couleurs d email s exagera encore : on en vint a peindre le vitrail sur des feuilles de verre carre ; la mise en plomb, sans aucun rapport avec le dessin, n avait d autre but que d assembler ces feuilles.

Si les artistes ne faisaient plus de vastes verrieres decora tive^, du moins ils ont laisse dans les fenetres des logis, a portee de 1 ceil, de fort jolis tableautins sur verre, dont nos Musees ont recueilli bien des specimens precieux. Dans les habitations plus modestes, on obtenait, avec la mise en plomb, -des losanges, iverses combinaisons geometriques. Le XVIII 6 siecle les abandonna et enchassa les vitres carrees dans les bois des croisees de menuiserie.

Le secret de la peinture sur verre n a jamais etc completet perdu ; le Xix e siecle s est efforce d en reprendre la pra-

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