FIG. 228. - . PENTURE ROMANE
xn e SIECLE.
Marcevol (Pyrenecs-Orientales).
Cliche A/on. Hist.
des brins plus ou moins larges, qu ils recourbaient en
Volutes ; ils excellaient a rapporter les morceaux et a les
souder.
Les forgerons gothiques perfectionnerent les precedes
(fig. 229). Apres avoir des-
sme un carton grandeur
d execution, 1 ouvner for-
geait les tiges, prmcipales
ou secondaires ; il faconnait
a part chaque feuille ou
fleuron, en les martelant
sur une elampe ou matrice
creuse; il groupait les fleu-
rons et les feuilles en bou quets, attachait les bouquets
au bout des tiges, dissimu-
lait le raccord a 1 aide d une
embrasse, soudait les tiges les unes aux autres et, peu a peu,
realisait ces enroulemsnts magnifiques, ou tout est combine en
vue ds la solidite et de la beaute.
Vers le xv e siecle, on fit large ment usage du fer plat, de
la tole : les toles etaient repoussees, elles etaient fo rces d ajours, ou bien des morceaux plus petits etaient decoupes en forme de feuilles et modeles au marteau. On employait aussi des baguettes tordues enspirales, ce qui, a depense egale ou a peu pres, produisait beaucoup plus d effet.
Lorsquelaferronnene fine devait etre appliquee sur le
bois, on interposait entre le fer et le bois une peau peinte au
minium, qui arretait la rouille et qui faisait valoir les deccupures
du metal.
Du XVII 6 siecle, il nous reste notamment des balcons dont les panneaux sont garnis d opulents feuillages en tole ou en