LARMIER
GOTHIQUE
LARMIbR CLASS1QUE.
facon generale, 1 ensemble de I entablement remain peut etre
d une eblouissante richesse.
De ces entablements, celui qui merite le plus qu on s y ar-
rete est le dorique (fig. 258). Les
triglyphes, avec leurs deux canaux
et leurs demi-canaux, coupent la
frise : c etaient apparemment, a
1 origine, les tetes des poutres; les
metopes sont simplement des dalles
de remphssage. Les mutules sem-
blent deriver des chevrons, de
meme que les gouttes paraissent
etre un souvenir des clous ou des
chevilles de 1 assemblage.
II arrive aux architectes du
XVI e siecle de supprimer les triglyphes et a ceux du siecle
suivant de les separer par des metopes d une longueur inu-
sitee dans les ordres tels que les comprit 1 antiquite. Quant aux maitres d oeuvre du Moyen Age, Jls sacrifie-
rent 1 entablement a la logique, et ils n en conserverent
que la corniche, qui, en effet, couronne utilement le mur. II faut noter, a ce propos, que 1 architecture classique a place des corniches au dedans des edifices, parce qu elle a transporte a 1 interieur toute 1 ordonnance, entablement com-
"j- Larmier
--, Triglyphe- .-. Metope.
< V
Govttes
FlG. 258. EiNTABLEMENT DORIQUE.
pris ; 1 architecture du Moyen Age,au contraire, n a fait de corniches qu au dehors.
La decoration s at-
tache surtout, dans les corniches romanes, aux corbeaux et aux chapiteaux des colonnes engagees, moins a la tranche de la tablette saillante, quelquefois aux metopes entre les corbeaux et meme a la face inferieure de la tablette.
LA MISE EN (EUVRE DE LA DECORATION
La decoration de la corniche gothique consiste en un groupe de moulures vigoureuses ; 1 une d elles est une gorge, sur laquelle sont appliques des crochets de feuillages.
Quant aux balustrades, on comprend qu il n y avait pas place pour les loger au sommet des murs romans, que la toiture abritait ; elles apparaissent des le debut du gothique. Elles
etaient faites, suivant les ressources du pays, de pieces montees Tune sur 1 autre ou d une dalle evidee, sinon ajouree. Le dessin change avec les epoques : petites arcades brisees, remplage rayonnant ou flamboyant.
Les XV 6 et XVI 6 siecles placerent dans les balustrades des lettres, des emblemes et meme des mots ou des devises. La Renaissance transporta dans ces appuis cerraines formes empruntees aux ordres, comme de petites colonnes. Ces colonnettes se renflerent et prirent le galbe bien connu des balustres faits au tour.
Le XVII e siecle et le XVIII 6 mirent des balustrades de ce genre en haut des facades : elles servaient a dissimuler le toit, lorsqu il fut admis que le style noble ne doit pas montrer les toitures.
Les frontons et les gables. - La rencontre de la facade
et du toit determine, dans 1 architecture greco-romaine, un
triangle, dont la base correspond au niveau des naissances
et dont les cotes correspondent aux versants du toit. Ce triangle
est dehmite par la corniche horizontale posee sur la frise et par
les deux corniches obliques : il s appelle le fronton (fig. 260).
.architecture romaine et la Renaissance ont deforme le
fronton (fig. 259) et 1 ont employe a des usages que les artistes
n avaient aucunement prevus : les frontons modifies
ent etre arrondis, ou brises avec des troncons termines
des frontons sont superposes, ou bien, comme a la
i du Louvre, il en existe un au milieu du monument,