FIG. 280. PORTE AUVERGNATE
Notre-Dame-du-Port, Clermont- Ferrand .
Cliche Neurdein.
L arc de nombreuses portes, aussi bien romanes que gothi-
ques, est sureleve; son centre est
plus haut que les impostes, a cause
du linteau, qui sans cette precau tion empieterait sur le tympan ;
si, en effet, 1 arc etait decrit d un
centre pris au niveau inferieur du
linteau, le tympan serait, de ce fait,
reduit de toute la surface du lin teau. Quelques ecoles gothiques
ajourent le tympan ; en Champagne
et en Tourame, le tympan plein fait
place a une autre baie entre Tare et
le linteau.
Des 1 epoque romane, on posa
sur certames portes un petit mur
triangulaire ou gable (fig. 262) ; on
plaqua des statues sur des gables
gothiques ; ils furent de plus en plus travailles, contournes,
tourmentes ; ils prirent une forme en accolade et finirent par etre evides comme des fenetres et, comme elles, garnis d un remplage rayonnantou flamboyant (PL VI, E).
Des portails de la fin du gothique prennent un aspect de secheresse : ils ont, non pas des colonnettes portant des voussures, mais des moulures qui courent sur tout Tencadrement.
La porte revint, sous la Renais sance, a des lignes plus sages : le plein cintre et 1 ellipse prirent la place de Tare brise (PI. VI, F) ; puis le linteau droit succeda au plein cintre. On eut alors de grandes baies carrees, pauvres et nues ; 1 ornementation de la facade resida
surtout dans les colonnades. On n obtint plus, comme a
FIG. 281. PORTE POLYLOBEE, xn e SIECLE.
Chatres (Charente).
Cliche de I auteur.
LES EDIFICES RELIGIEUX
Notre-Dame de Paris, Amiens, Bourges, etc., un alignement de trois ou cinq portes dont les ebrasements profonds et peuples de statues constituaient a eux seuls un merveilleux decor.
Les fenetres d eglises : principes. Une fenetre est
une baie ouverte pour amener du jour ou de 1 air dans une salle, quelquefois pour permettre de voir au dehors. La lumiere introduite par une baie atteint plus ou moins loin vers 1 interieur.suivant que la baie a plus ou moins de surface ; en conse quence, pour eclairer une salle vaste, Jl faut de grandes fenetres, que de petites fenetres plus nombreuses ne remplaceraient pas. Dans les pays meridionaux, les ouvertures sont de dimensions plus faibles, parce que la lumiere du jour a un pouvoir plus eclairant et aussi parce qu il est necessaire de ne pas laisser entrerlachaleur.Pour aerer, il faut que les chassis soient mobiles. Si la fenetre doit servir a regarder dans la rue, ce qui n est guere le cas pour les fenetres d eglise, il est indispensable qu elle soit pres du sol et qu elle s ouvre aisement. Enfin les fenetres basses dpivent etre disposers de facon a ne pas donner acces aux assaillants et aux voleurs.
est de tradition que les fenetres des edifices chretiens soient couvertes d un arc, au moins d un arc simule decoupe dans un hnteau (fig. 20). Les fenetres carrees appartiennent a 1 architecture civile.
Les fenetres d eglises jusqu a 1 epoque romane. Pendant le haut Moyen Age, les fenetres des eglises etaient de bonnes imensions, ssez hautes, larges (PL VII, A) et generalement soit de dalles ajourees, soit de chassis de bois vitres. 5s etaient quelquefois ebrasees, c est-a-dire qu elles s elarwaient, surtout vers I interieur, afin de laisser entrer une lumiere plus abondante.
Get ebrasement fut de regie a 1 epoque romane : des baies
nnement grandes et percees a angle droit auraient ete, a
s rnurailles epaisses, absolument insuffisantes. Sou-
memel ebrasement fut pratique sur les deux faces (fig. 282):
irieur, les montants biais facilitaient 1 introduction du
ir f ; lexteneur, 1 appui incline rejetait les eaux pluviales.
:hitecture romane retrecit habituellement les fenetres :
ertures aussi amples que celles de 1 epoque precedente
auraient afTaibli les constructions voutees. Les fenetres larges