‹ Pour comprendre les monuments de la FranceChapitre 148 sur 202 · H . DOME · texte numérisé non relu

H . DOME

N.-D. de 1 Epine (Marne/.

Clich e L evy. C liche Neu rdc in .

Dijon, St-Michel.

Pl-ANCHE VIII.

LES EDIFICES RELIGIEUX

poles : Tune visible de I interieur et une autre qui enveloppc

la premiere.

Quelques provinces ont des types particuliers de clochers : la Bretagne et la Normandie possedent des clochers gothiques (fig. 285) dont la tour, carree jusqu a la naissance de la fleche, porte des balcons. Les regions de 1 Est ont des clochers carres dont les quatre faces sont terminees en pignons (fig. 286).

En Saintonge, des fleches coniques renflees sont construites sur des etages ronds ou polygonaux ou bien carres (fig. 287). Les clochers languedociens en briques sont octogonaux, avec des fenetres en mitre (fig. 288).

Enfin, on trouve en bien des pays, principalement dans le Plateau Cen tral et dans le Sud-Ouest, des clo chers plus rudimentaires (fig. 289), formes d un mur en pignon, dans lequel sont menagees des baies ou se balancent les cloches.

Les cryptes. Des les premiers siecles, 1 autel surmontait un corps saint ; on sait qu aujourd hui encore on place des reliques dans 1 autel, dont la masse est appelee le tombeau de 1 autel. On mit souvent ce corps saint dans une petite construction, enterree sur partie de sa hauteur et au-dessus de laquelle s elevait 1 autel : c etait la confession.

Mais les temps merovingiens avaient des cryptes ventables, plus grandes que les confessions. II en reste, du VII 6 siecle envi ron, qui sont celebres, a Jouarre (Seine-et-Marne) et a Gre noble. Ces tres vieilles cryptes sont voutees, elles abritent un autel et sont assez vastes pour qu une assistance y trouve place. Les maitres d oeuvre romans firent tres frequemment des cryptes et leur donnerent parfois une ampleur jusqu alors inconnue. L emplacement de la crypte est sous le sanctuaire; mais la crypte peut s etendre davantage vers 1 Ouest ; on en a bati qui ont autant et meme plus de longueur que 1 eglise superieure.

FIG. 289. CLOCHER PIGNON i 200 ENVIRON.

Magrigne (Gironde).

Cliche de I auteur.

LES BAPTISTERES

FIG. 290. , BAPTISIERE.

EPOQUE MEROVING1ENNK.

Riez (Bas es Alpes .

Les constructeurs des cryptes romanes se sont mgenies a

diminuer le cube des piliers encombrants et a reduire la hauteur

des voutes ; pour atteindre ce dernier resultat, ils ont employe

preferablement la voute d aretes, et ils

ont fait des voutes plus nombreuses,

moms larges et par consequent moms

elevees. Les cryptes prennent jour soit

au dehors, soit a 1 inteneur de 1 eghse,

par des fenetres plongeantes.

Quand on etudie les cryptes, il faut

sc defier de 1 impression que causent

leur aspect mysteneux et la rudesse

des maconneries : les cryptes parais-

sent generalement plus anciennes

qu elles ne le sont en realite.

Les baptisteres. L administration

du bapteme etait originairement reservee a 1 eveque, de sorte

que le baptistere est une annexe de la cathedrale. L emplacement en est variable : on trouve des bap tisteres jusque dans les cryptes.

Le bapteme etait donne d habitude par immersion : le catechumene descendait dans une piscine. Ce rite etait abandonne a 1 epoque romane ; c est pourquoi on ne fit plus alors de bap tisteres proprement dits, separes de 1 eglise : on se contenta descrmais de simples fonts baptismaux.

II n est pas toujours aise de distinguer un baptistere : il est souvent dedie a saint Jean- Baptiste et renferme une piscine avec ses conduits pour 1 adduction et 1 evacuation des eaux. La

piscine est de forme variable, aussi bien que le baptistere lui-

meme. Celui-ci est souvent octogone, et il peut avoir un bas-

cote qui enveloppe la piece centrale (fig. 290).

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