LES FENETRES
FIG. 327. FEN fix RE CIVILE
A LINTEAU ECHANCRE.
Des le XIII 6 siecle, un type nouveau apparut, plus simple et plus rationnel ; c est la fenetre a croisee de pierre (PI. XII, C), la fenetre dans laquelle un montant et une traverse se croisent, de facon a diviser la baie en quatre parties egalement larges, les deux parties superieures etant sensiblement plus petites en hauteur. Traverse et montant forment un chassis de pierre a vet feuillure et sontfrequemment moulures sur leur face exteneure ; les moulures sont plus grasses pendant la periode du gothique rayonnant, plus seches durant le gothique flamboyant.
La Renaissance gar da 1 idee generale de la croisee gothique (PL XII, D) ; puis elle en modifia le style : on fit le montant et la traverse plus epais, au risque d arreter le jour ; 1 encadrement prit une importance inconnue et parfois envahissante, avec pilastres, cariatides, etc. (PL XII, E).
On cessa, au cours du xvi e siecle, de batir des croisees de pierre : le xvn e siecle ne logeait plus dans ses grandes baies que des chassis de bois. L encadrement, quand il y en eut un, etaitdeliberementclassique, et comportait dans bien des cas un fronton triangulaire ou courbe ou rompu ; mais, des le XVII 6 siecle et au XVI I I e (PL XI, F),nombre de fenetres civiles se presentent tres simplement.
De nos jours, on fait souvent des fenetres a linteau de fer, tres larges, afin de prendre sur la rue 1 air et la lumiere que ne donnent pas les cours insuffisantes. C est ainsi qu on loge dans les facades des series de baies a peu pres contigues, qui rappellent un peu les rangees de fenetres percees sur les rues etroites du Moyen Age.
La cloture des fenetres. Bien des fenetres n etaient pas closes pendant les premiers siecles du Moyen Age, ou bien on les fermait de tentures, de tissus epais. A toutes les epoques, pour boucher les baies sans arreter completement la lumiere,