‹ Pour comprendre les monuments de la FranceChapitre 17 sur 202 · LA CONSTRUCTION GALLO-RO MAINE · texte numérisé non relu

LA CONSTRUCTION GALLO-RO MAINE

.Moilic de clef

Intrados

Sommier

FlG. II. " ARC EN PLEIN CINTRE.

L arc. ~ Pour faire un arc (fig. 11), on pose au-dessus de 1 appui ou p>ied~droit une moulure saillante ou imposte ; sur cette imposte on construit un appareil provisoire de bois ou cintre, sur lequel les masons rangent les claveaux, c est-adire des pierres taillees en coin. Lorsque Tare est termme, on le decintre, en d autres termes on enleve le cintre. A partir de ce moment, Tare est soumis a un travail : les claveaux inferieurs, qui reposent sur un lit horizontal ou a peine incline,

sont stables, ces claveaux-la s appellent les retombees ; mais, au-dessus d un certain niveau, les claveaux tendent a s echapper vers le vide, surtout les cla veaux superieurs, dont les litssontpresque verticaux; pour se faire un passage, ils

chassent les pieds-droits et ils les renversent quand ceux-ci n otfrent pas une stabilite suffisante ; les blocs se disjoignent, les maconneries se rayent de lezardes qui ne sont que des joints elargis et, lorsque les pieds-droits sont assez ecartes, la voute s effondre. En resume, 1 architrave developpe une pesee verticale ; 1 arc exerce sur chacun de ses pieds-droits une pression oblique ou poussee. L histoire de 1 art de batir dans nos pays tient pour la plus grande partie dans un mot : c est une lutte centre la poussee.

Le claveau qui est a la naissance de 1 arc ^ (fig. 1) est dit sommier ; le claveau superieur, qui ferme 1 arc, est la clef. On appelle tetes les deux plans verticaux de 1 arc. L intrados ou douelle est le plan concave qui se trouve a Tinterieur de i 1 arc. L extrados repond a la convexite exterieure. En general, 1 extrados est concentrique a 1 intrados ; lorsque 1 extrados dessine alternativement des joints verticaux et des joints honzontaux (fig. 11, moitie gauche), on dit qu il est en escalier.

Le trace et la poussee de 1 arc. - Les arcs ont des figures diverses. La plus habituelle est le plein cintre (fig. 12), qui

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