‹ Pour comprendre les monuments de la FranceChapitre 28 sur 202 · EXTERIEURS ET CONTREFORTS INTERIEURS · texte numérisé non relu

EXTERIEURS ET CONTREFORTS INTERIEURS

vent des lignes brisees. Elles ont pu servir a retenir les enduits. Les mortiers. Le moyen et le grand appareil sont

parfois a joints vifs t c est-a-dire que les pierres sont assemblies

a sec, sans interposition de mortier. Le mortier est indispensable avec le petit appareil. Les mor tiers remains sont en general extremement durs.

Cette durete est-elle due a des precedes speciaux ? II faut 1 attribuer, peut-etre pour une part, a 1 action du temps, surement au choix des matenaux et aux soins de la fabrication.

Toujours est-il que les maconnenes romames de petit

appareil forment une masse inerte : voutes, arcs, supports, le

tout peut etre assimile a un monolithe evide, perce, faconne.

Quand on analyse ces constructions, on ne doit pas songer aux

poussees obliques qui agis-

sent dans les arcs et dans

les voutes en pierres de

taille a joints vifs.

L epaulement. - II fallait

neanmoms, meme dans les

edifices de cette espece,

epauler les murs, les assu rer centre le renversement.

Dans la solution de ce

probleme, 1 ingeniosite ro-

maire a realise de vrais

chefs-d oeuvre, en groupant

les salles secondaires au-

tour de la grande salle qu il s agissait de consolider, ou encore

en adoptant, au lieu des contreforts exteneurs, des murs de

refend interieurs (fig. 33, B).

Leconf refort (fig. 33) estun bout de mur qui fait saillie sur une

muraille, de vacon a lui donner un surcroit de resistance. Le con-

trefort, qui renforce 1 edifice, ne doit pas etre confondu avec le

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