FIG. 47. CHARPENTE
comme pieds-droits ces longs pilastres bruts et nus que 1 on appelle bandes lombardes (fig. 251).
Les charpentes. De meme que les Remains, les constructeurs romans de quelques provinces s abstmrent de poser des charpentes sur les voutes. Les voutes romanes cependant ne sont pas aussi parfaitement etanches que les voutes romames et il etait prudent de les isoler du toit, afin de pouvoir surveiller les gouttieres.
Les charpentes ro manes (fig. 47) comprennent une succes sion de fermes, dont chacune est composee d un tirant ou entrait, grosse poutre horizontale ; d un poincon,
piece verticale qui est dressee au milieu de 1 entrait ; de deux arbaletriers, pieces obliques qui sont assemblies en haut dans la tete du poincon, en bas dans les bouts de 1 entrait. On pose en long, d une ferme a 1 autre, des poutrelles horizontals appelees pannes ; la poutrelle supeneure qui reunit la tete des
pomcons est la panne faitiere, le faite. Sur le faite et sur les pannes, on fixe des chevrons, pieces legeres paralleles aux arbaletriers ; sur les che vrons, des voliges, c esta-dire des planches min ces, ou des lattes; voliges
Fifi. 48. -- ENTRAIT RETROUSSE. OU lattes portent les tui-
les. La toiture pese sur
la charpente et les arbaletriers s ecarteraient s lls n etaient pas mamtenus du pied dans 1 entrait. L entrait est done soumis a un travail de traction, a tel point qu il est represente, dans certames charpentes metalliques (fig. 81), par une simple barre jouant le role de tendeur.