TRAC DES ARCS
CORNICHE ROMA>E.
empecher le glissement. Par exemple, le rampant d un contrefort ou d un pignon a une tendance a s echapper vers le vide; le constructeur menage done, a la naissance, un petit arret horizontal, et il le charge d un pmacle (fig. 63 et fig. 68).
D autres pinacles sont
prodigues, qu il serait
plus difficile de justifier,
jusque sur les montants des balustrades ou sur les pilastres
purement decoratifs : c est
//// ////////////// queleMoyen Age et sur-
tout la periode gothique n admettaient pas qu un membre vertical restat sans remplir une fonction, sans porter un couronnement ou, pour employer le terme, un amortissement. Le resultat fut un herisse-
rnent excessif d aiguilles et de clochetons.
Trace des arcs. Nous savons qus
Tare brise etait en usage des la fin de
1 epoque romane ; ce trace s est generalise
a 1 epoque gothique : des arcs ou il s im-
posait parce qu ils etaient soumis a un
travail considerable, comme les grandes
arcades entre nef et bas-cotes, il passa aux
fenetres, par exemple. II servit notam-
ment a porter la clef des doubleaux et
des formerets au niveau voulu pour eviter
un bombement excessif des voutes sur croisees d ogives. L arc brise est plus ou moms aigu (fig. 69 et 70), suivant
FlG. 67. GORNIGHE GOTHIQUE.
FlG 68. -- PlNACLE.
LA CONSTRUCTION GOTHIQUE
que les centres sont plus ou moins eloignes du milieu de la corde. La derniere periode adopta frequemment un trace surbaisse, dans lequel Tare brise a, non pas deux centres, mais quatre (fig. 71).
D autres vanantes de Tare brise sont burtout decoratives : ainsi 1 arc trilobe ou trefle et Tare en accolade. Le premier (fig. 72) est complique de redents ; le second (fig. 73) est pose au-dessus d un linteau ou d un arc qui peut etre de dessins divers, assez souvent tres deprime.
Enfin, des maitres d oeuvre, notamment des maitres d oeuvre