‹ Pour comprendre les monuments de la FranceChapitre 52 sur 202 · FIG. 77. ANSE DE PANIER · texte numérisé non relu

FIG. 77. ANSE DE PANIER

i520-i552. Brou (Ain).

antiques par des pilastres plats, ornes de losanges et appliques

sur les cadres des baies. Les monuments francais etaient

habilles a la mode riouvelle. Puis le detail envahit 1 ensemble;

au XVII 6 siecle, les ordres s emparerent

des facades (fig. 76).

Ici encore 1 architecture suivit 1 evo-

lution du langage : 1 humanisme re-

mettait en honneur certaines formes

latines que le Moyen Age avait aban-

donnees ; porticum avait donne porche ;

on releva les syllabes tombees et on

ressuscita portique. De meme, on reprit

dans 1 entablement les membres deve-

nusmutiles, 1 architrave et la frise, que

1 art roman et 1 art gothique avaient a

tres juste titre oublies.

Les principes. En regie generale, la Renaissance reagit contre les lignes trop verticales et centre les dessins tourmentes du gothique flamboyant; elle accentue les membrures honzontales ; volontiers,elle adopte d abord le trace en anse de panier (fig. 77), plus tard le plem cintre ; elle prefere, particulierement dans les edifices autres que les eglises, les berceaux aux croisees d ogives; sur les clochers, elle remplace les fleches par des coupoles de dimensions reduites. Ce style est, d ailleurs, assez souple pour admettre I lmagination et I onginalite, pour substituer, par exemple, des coquilles aux petits frontons.

C est surtout 1 architecture privee qui garda cette liberte d allure. C est surtout dans la construction des hotels que se conserva la grace de la Renaissance francaise; plus tard, dans ces habitations de secondaire importance, pnncipalement dans les mterieurs, s affirmerent le style Regence, le style Rocaille ou style

Louis XV, et, des le milieu du XVIII 6 siecle, le style Louis XVI.

L ^ style Rocaille, d une fantaisie debordante, ne tolerait pas la

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