CULOTS. GUIRLANDES, RINCEAUX. ETC
soufflant d en bas semble collar sur un coussinet, de facon a
le recouvrir (fig. 158).
Les feuillages antiques sont un peu conventionnels et monc-
tones. La serie des feuillages gcthiques,
plus vrais, plus varies, plus imprevus,
s adaptant mieux a leur role, est une des
heureuses creations de 1 art. Les feuillages
modernes sont souvent d une jolie fac-
ture, mais mutiles, en ce sens qu ils n ont
pas d autre raison d etre que le vague
souci de decorer (PI. II, F).
L agencement des feuillages : culots,
guirlandes, rinceaux, etc. - On ne s est
pas servi des feuillages pour les seuls
chapiteaux ; nous les retrouvons a peu
pres dans toutes les parties que le ciseau
de 1 ornemaniste a touchees, et ils sont
combines differemment suivant la place
qu ils occupent.
Les feuilles appliquees et rangees en
imbrications, comme des bouts de tuiles dans un toit, decorent
des surfaces plates ou courbes, des pilastres ou des futs de
colonnes. Certames ecoles romanes ont employe a cet usage des feuilles delauner .
Le culot (fig. 159) est un motif, habituellement forme de feuillages, d ou s echappent une tige, une gerbe, des fleurs. C est le depart d une ornementation vegetale. La forme des culots vane suivant les ecoles,
suivant les epoques, suivant les caprices de 1 artiste.
Les couronnes et les guirlandes (fig. 1 60) sont encore de ces
ornements que le Moyen Age a negliges et que la Renaissance
a remis en honneur. On appelle chute un bout de guirlande qui
tombe verticalement. Notre XVI 6 siecle a fait des guirlandes plus
Xt.