‹ Pour dire devant le mondeChapitre 58 sur 82 · LA BONNE AMIE · texte numérisé non relu

LA BONNE AMIE

Toc ! toc !

— Qu’est-ce ?

— Ouvrez !

— A pareille heure ? Vous n’y pensez pas, Monsieur. Je me couche, je viens de jeter sur le fauteuil mon corset bordé de peluche rose, et j’ai déjà retiré l’un de mes bas de soie noire.

— Laissez-moi retirer l’autre.

— Impertinent ! Passez votre chemin.

— Je vous aime.

— Je voudrais bien voir qu'on ne m’aimât point.

— Je suis prêt à mourir pour vous.

— Vivez, mourez, que m’importe !

— Je suis jeune.

— Et naïf. Allez-vous-en.

— Je suis beau.

— Et fat. Allez- vous-en, vous dis-je.

— Je suis riche.

— Et bête. Allez-vous-en donc, ou j’appelle.

— Je suis l’amant de votre amie Clémentine.

— Eh ! que ne le disiez-vous plus tôt ! dit la jeune femme en ouvrant sa porte.

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