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CHAPITRE VII. — HERACLITE u'ÉPHÈSE

sec, de l'autre, en une masse aériforme également sèche; dès lors, l'eau ayant disparu, l'embrasement général peut se produire et redonner une nouvelle masse aqueuse.

Dans le cours de l'évolution, il y a complication de phénomènes particuliers qui assurent au cosmos une stabilité relative; d'une part, la terre peut se retransformer en eau, de l'autre, l'eau et la terre produisent également les deux sortes d'exhalaisons, l'humide aussi bien que la sèche. Mais que ces retours particuliers, ces différents modes de passage rentrent dans la loi générale et doivent finalement aboutir comme résultat à l'embrasement total, c'est ce qu'Heraclite exprimera en disant : « La voie est toujours une et la même, soit vers le haut, soit vers le bas, soit droite, soit contournée » (fr. 91).

Dans le texte de Clément d'Alexandrie T.prtavrtp semble donc désigner l'exhalaison sèche propre à donner la flamme; c'est la partie la plus subtile (et, par suite, la plus mobile) de l'air, celle qui est du feu en puissance, pour employer le langage d'Aristote. L'autre partie est au contraire de l'eau en puissance; cette distinction de deux modes opposés dans l'élément primordial d'Anaximène appartient en propre à Heraclite, et c'est peut-être le trait le plus original de ses opinions physiques ; mais elle n'était pas suffisamment appuyée sur des faits et ne pouvait aboutir à une conception véritablement scientifique.

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