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Il ne faut donc plus s'étonner si les pauvres pullulent en Irlande; en voici la liste officielle
pour trois ans :
Septembre 1884. 300.000 pauvres.
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Je le demande de nouveau à M. de Mandat- Grancey, qui est coupable? Est-ce le sol? Non.
Sont-ce les tenanciers? Non.
Sont-ce les propriétaires? Oui.
Je termine sur ce chapitre par les nobles paroles de M. Flach, le professeur du Collège de France.
Préoccupé, avanttout, d’obtenirune solution satisfaisante que pourraient compromettre des prétentions exagérées, M. Flach se montre partisan de l’expropriation partielle, avec avances par l'État faué. cif.).
« Le remède, dit-il, qui s'impose selon moi, ou s’imposera un jour à l'Angleterre, est l’expropriation partielle des terres, moyennant une indemnité avancée par l'État, et remboursée sous forme d’annuités par les paysans irlandais. L’expropriation portera, sans aucun doute, sur des terres qui, aujourd'hui, servent aux pâtu-
rages, mais elle devra surtout porter sur les
terres en friche qui représentent un cinquième de la superficie totale de l'Irlande. Beaucoup de ces terres sont susceptibles d’être drainées ec défrichées, et leur prix d'acquisition est très minime, car la valeur moyenne ne dépasse guère un shelling par acre. L’Angleterre pourrait, à peu de frais et en utilisant le travail et le zèle des futurs propriétaires eux-mêmes, résoudre, d’une façon définitive, les éléments, en apparence, les plus insolubles du problème agraire.
« Les grandspropriétaires d'Irlande seraient assurément les derniers à se plaindre, Eux qui ont, à juste titre, il faut le reconnaître, protesté contre les atteintes, sans compensations, que les bills agraires ont portées à leur droit; eux
encore qui, trop souvent, invoquèrent en vain
la protection de l'État, pour garantir leurs
personnes et leurs biens en Irlande; eux tous trouveraient et dans l'indemnité payée par l'Etat le prix des terres qu'ils céderaient, et dans la situation nouvelle de prospérité et de
paix assurée à l'Irlande, cette sécurité et ce bon
me ordre qu'ils ont, jusqu'à ce jour, demandés inu-
up tilement à la répression pénale. Peut-être se
ées décideront-ilsalorsàrésider sur leurs domaines, rès et, comme les lords d'Angleterre, à s’acquiter | sse des devoirs que la propriété impose, non | | ut- moins qu'à exercer les droits qu’elle confère. » | let | es;
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