COMMANDANT DES FORCES
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Henry Robinson, Tory
protestant, TRIBUNAL DU GOU- } C. Croker King. Tory VERNEMENT LOCAL Drotestant, George Morris. Tory catholique.
R: H. Sankey.
Anglais protestant,
TRIBUNAL DES TRA- } W. R. Lefanu.
VAR LE à eu
S. W. Roberts,
Irlandais tory protestant.
Irlandais tory Drotestant.
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Dans toute cette liste en vain chercherezvous un ami du peuple irlandais. Comme Marie-Antoinette, vous pouvez dire en la relisant : « Je cherche partout des juges, mais je ne vois que des accusateurs. »
Le conseil privé est composé de trente-six protestants et de neuf catholiques.
La magistrature comprend 3.826 protestants et 1.229 catholiques seulement. Ces magistrats protestants sont répartis dans des
comtés catholiques. Prenez par exemple le
comté de Fermanagh, où vous avez 76 magis-
trats protestants pour un seul magistrat catholique ! Ajoutons que sur ce nombre vous avez 2.737 landlords (propriétaires) et 448 agents des terres. Or, cette classe des propriétaires d'Irlande est justement celle qui opprime le peuple par ses taxes et ses rentes injustes (comme nous le verrons plus loin), et c’est justement celle qui a le droit de juger ses opprimés.
Le corps des magistrats payés se compose de 55 protestants et de 25 catholiques, #04s
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os 2ÿ — de-la classe des landlords, et souvent les landlords catholiques ne se montrent guère meil.
leurs propriétaires que les protestants,
Pour excuser ce choix extraordinaire de magistrats protestants, M. Trevelyan disait en 1884 : « Mais comment voulez-vous qu'il en soit autrement? Les lords-lieutenants des comtés, qui dressent la liste des juges de paix, sont forts restreints dans leur choix. Il s’agit de fonctions gratuites, même onéreuses. On est forcé de choisir des hommes riches, de grands propriétaires, et vous savez que la plupart sont protestants. »
Hélas ! si du moins parmi ces protestants on choisissait des hommes intègres, honnêtes et indépendants!
L'objection de M. Trevelyan avait déjà été réfutée par lord Ross en 1862. Lisez : « Aucune nomination n’est aussi ignominieusement bâclée (nomination des magistrats payés); aucune éducation spéciale, aucun talent, aucun caractère ne semblent être nécessaires pour un
magistrat payé. La moitié de ceux que nous
avons eus ici sont des ivrognes invétérés ; plus de la moitié d’entre eux ne peuvent se présenter en public (ils cuvent), hormis le dimanche.
Nous les appelons les oiseaux du dimanche.
Il y en a eu un à Tyrone dont le cadavre fut saisi par le boucher, qui ne voulut pas le laisser enterrer avant d'avoir été payé !
L’archevêque protestant Whateley endossa dans toute sa franchise cette opinion de lord Ross en disant : « Ce que lord Ross dit des magistrats payés est vrai de toute nomination irlandaise. L’aptitude est la seule qualité qui soit mise de côté. »
Lorsque je compare l'esprit, la moralité, la sobriété des magistrats protestants qui m'entourent avec ceux des catholiques d’une certaine position qui ne sont pas magistrats, je ne puis plus comprendre cette réponse de M. Trevelyan, et elle me fait hausser les épaules.
Malheureusement les places en Irlande sont devenues le refugium peccatorum de l'aristocratie anglo-irlandaise. Je vous cite la lettre
suivante comme spécimen. Elle a été lue pu-
rés ; plus résenter imanche.
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lettre
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bliquement au parlement anglais, et on n’a pas pu nier son authenticité. Elle est adressée à lord Carlisle alors vice-roi d'Irlande.
« Mon cHEr LoRp,
« La bonté que Votre Excellence m’a témoignée depuis que j'ai l'honneur d’être connu d'elle, me pousse à recourir à elle pour un sujet qui m'intéresse profondément, quoiqueje sente que j'aurai besoin de toute cette bonté pour excuser la présomption de ma requête.
« Mon frère Stephen Fitzgerald n'ayant qu'un efit héritage, mon père s’adressa à lord Clarendon, alors lieutenant, pour lui trouver une situation; il reçut une réponse encourageante avec une promesse conditionnelle.
« Mais rien n'ayant résulté de cette démarche, il continue à mener une vie de paresseux chez lui; il est tombé dans des Aabrfudes déshonorantes pour lui-même et déplorables pour sa famille, qui ne peut que se lamenter de voir
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ea ainsi gaspiller des talents si magnifiques unis à des dispositions naturelles si excellentes.
« Mais j'ai le plaisir d'ajouter que depuis quelque temps il a mené une vie toute diffétente, et s’est récemment épris d'amour pour une dame écossaise très intéressante, qui au point de vue des sentiments religieux est tout ce qu'on pourrait désirer, et cette union si désirable n’est retardée qu’à cause de la position financière.
« Pour ces raisons, j'ose demander à Votre Excellence de l'aider et de lui trouver une position. Par exemple, celle de #agrsérat payé en serait une pour laquelle il serait très galifié, car il a déjà rempli très régulièrement les fonctions de juge de paix (#algré ses débauches! alors sans doute il ne connaissait pas l’Écossaise!) dans cette paroisse et le district voisin. Mais si ce poste ne peut s’obtenir, un autre de moindre importance sera bien reçu.
« Je suis vivement peiné de troubler ainsi Votre Excellence pour des affaires person-
es unis à
tes.
1e depuis ute difféour pour e, qui au est tout union si
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r à Votre T Une po- {yat payé très quaement les es débaussait pas e district s’obtenir,
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M — nelles. Mais je sens que vous m'excuserez facilement d'agir de la sorte dans un cas où les intérêts Plus que temporels de mon frère sont en jeu.
« J'ai l'honneur d’être, mon cher Lord, de Votre Excellence, le très dévoué serviteur.