ACTE IV, SCÈNE V
Mais je veilîe.
Haut, s*adressant au page.
Introduis la veuve de mon père.
Le page fait entrer Ba:(iîîde en grand deuil, et sort.
SCÈtP^E V CONSTANTIN, BAZILIDE.
BAZiLiDE, sur le seuil de la porte, à part.
Allons I je ne dois pas plus longtemps hésiter. Cet enfant, ce vaincu, se laissera tenter.
Essayons... Et d'ailleurs, c'est ta dernière chance, O mon ambition, ô ma soif de puissance!
CONSTANTIN
Que voulez-vous de moi ?
BAZILIDE
Tu me hais, Constantin.
Malgré mon deuil, malgré mon douloureux destin, Depuis la mort du grand Michel, son fils m'évite. Je viens quand même... Il faut agir et parler vite... Constamment absorbé dans tes rêves mauvais, * Tvi /ne hais, pauvre enfant, et crois que je te hais,
Et contre moi ton âme est de fureur chargée.
Mais je viens te prouver que tu m'as mal jugée..
CONSTANTIN
Vous!
Que du héros mort je protège l'enfant, Le iils du grand Michel...
CONSTANTIN
Comment?
BAZILIDE
En te sauvant.
CONSTANTIN
Me sauver ?.••
BAZILIDE, à part.
C'est ici qu'il faut payer d'audace.
Haut.
Mais tu ne vois donc pas quel danger te menace ? Ta téméraire ardeur et tes revers constants Ont mis la rage au cœur des soldats mécontents. Ces chiens toujours battus hurlent contre le maître, Et tous en ce moment t'accusent d'être un traître.
CONSTANTIN
Un traître! naoil
BAZILIDE
Bien plus. A l'injuste soupçon