‹ Pour la patrie [microforme]Chapitre 6 sur 69 · ÉPICES · texte numérisé non relu

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core trop fanatisées, trop dominées par les prêtre. pour que nous puissions leur faire accepter l’union législative si nous leur présentons ouvertement notre prajet. Ce serait nous exposer à une défaite certaine. ...

— Faut-il donc que la Ziôre Pensée change de tactique ? demanda Ducoudray quelque peu intrigué.

— Pas du tout, reprend le président. Au contraire, vous devez faire plus de tapage que jamais en faveur de l'union législative. Mais vous aurez soin de dire que vous la demandez uniquement en vue de l’économie et du progrès matériel du pays. Gardez-vous bien de laisser échapper le moindre aveu touchant le véritable but que nous voulons atteindre par l'union législative. Pendant que la Zzbre Pensée et son école demanderont l'union législative à hauts cris, je ferai de la diplomatie. Ne soyez pas surpris si, au premier jour, je tourne ostensiblement le dos au mouvement unioniste ; si je passe armes et bagages dans le camp du s/afu quo ; si je deviens l’un des chefs de ce parti. Vous, Ducoudray, vous m'attaquerez alors avec cette belle violence de langage qui vous est habituelle ; vous me

dénoncerez comme conservateur outré, comme réactionnaire. Appelez-moi clérical, si vous voulez. Ces attaques m« vaudront la conflance des conservateurs ; et cette confiance me permettra de manœuvrer à mon aise.

—Et que faudra-t-il dire de Lamirande et de sa bande de fanatiques ? interroge Ducoudray.

— Tout ce que vous avez dit jusqu'ici, et même davantage, si c’est possible. Vous direz qu'ils ne demandent la séparatin que par ambition personnelle, et par fanatisme ; que s'ils y réussissent, leur premier soin sera de rétablir l’Inquisition, de faire voter des lois pour forcer tout le monde à assister à la basse messe six fois la semaine, et à la grand'messe et aux vêpres, le dimanche. ...

—AÂAvec abonnement obligatoire au journal de Leverdier pour tous les pères de famille !....

—Très bien ! frère Ducoudray, je vois que vous saisissez parfaitement mon idée, et je suis convaincu que vous la traduirez fidèlement. En accablant les cléricaux et les #/framontés de ridicule, vous convaincrez les conservateurs de la nécessité de se maintenir

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