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Révérend Père C,
d’espoir se montra, Nous en Commençâmes une autre et je promis alors à saint Antoine, s’il m'exauçait, de faire Publier la faveur dans la Revue du Tiers-
toujours eu une grande confiance dans l’intercession de saint Antoine, d'obtention de da faveur désirée, alors que tout semblait désespéré, augmente ma Confiance envers je grand Thaumaturge, Puisse la dévotion au bon saint $e répandre toujours de plus en plus, Surtout parmi les tertiaires !
Louis N.-A. P;
Cher saint Antoine, Je viens humblement Vous remercier Pour les nombreuses grâces que j'ai obtenues Par votre interces-
sion et pour tout le bien que m'ont procuré les exercices des Treize mardis. Ils ont mis de meilleurs sentiments en mon âme et m'ont rendue plus pieuse,
Il n’y a pas longtemps, je vous ai adressé une requête, vous demandant des nouvelles de mon frère qui demeure loin de sa famille. Je n'ai pas encore eu de ses nouvelles, mais j'ai pu en avoir de sa femme et de ses enfants, faveur pour laquelle je vous suis reconnaissante, bon saint Antoine. I1 peut se faire que 1: requêt" nu sujet de mon frère ne me soit pas accordée maiutenant, mais j'attendrai patiemment dans ia prière, confiante qu'un jour il rejoindra sa femme et ses enfants. Chaque mardi je prierai à cette intention.
Une orpheline.
Mon révérend Père,
l’histoire que j'ai à raconter me servirait d'un bon prétexte pour vous faire une visite, mais j'ai peu de loisirs et vos heures de parloir ne coïncident pas avec mes moments libres. Je vous écris donc ce que j'ai appris ces jours derniers, et, si vous jugez à propos de le dire à l'église afin de ranimer la confiance des suppliants de saint Antoine, vous le pourrez faire, puisque j'ai la Permission de le publier,
Une dame de Westmount, anglaise et protestante, avait reçu à son mariage une montre en or à laquelle elle tenait beaucoup. Il y a SEPT ANS elle perdit cette précieuse montre et ne put recevoir aucun renseignement à ce sujet, malgré de nombreuses annonces et les promesses d'une récompense. Alors elle pria, et sa confiance ne diminua jamais: tous les jours elle demanda au Bon Dieu de lui faire
retrouver le cadeau de son mari,
li ÿ a environ un an elle vit sur un journal, dans la colonne intitulée Trouvé, que sa montre était entre étranger.
déclare qu
obtenu cette faveur et elle en reme de toute son âme.
Je vous prierai, mon Père, mander l'intention dont je me autre dame, anglaise et protes dame a perdu une certaine s m'a remis un petit montant Pour saint Antoine après
de bien vouloir recomsuis chargée pour une tante elle aussi, Cette omme d'argent, et elle
que je lui eus dit: “Promettez quelque chose à saint Antoine s’il vous rapporte votre argent.” Elle dit: “Qui est-ce saint Antoine?” Alors je lui racontai quelque chose de notre cher Saint, des miracles, et la confiance des Peuples envers lui, et tout de suite elle me remit un peu d'argent, dans l'espérance que saint Antoine se montrera aussi généreux envers elle,
Cette lettre est datée du 30 mars 1914. Quelques jours plus tard, le 4 avril, la même personne écrivait de nouveau au KR, P. Gardien :
Mon Révérend Père,
Ne vous étonnez pas de recevoir une seconde lettre de moi dans la même semaine. J'ai deux raisons pour l'écrire. La première et la plus digne est pour vous remercier des prières faites à saint Antoine, qui a si tôt répondu à nos demandes en faisant retrouver, mardi, une partie de la somme perdue par une «ame protestante de Westmount, comme je vous l’écrivais dimanche dernier. J'ai confiance que le reste de l'argent perdu reviendra aussi et je vous prie de bien vouloir continuer vos bonnes prières à saint Antoine.’
ASP:
Ces quelques lettres de remerciements à saint Antoine témoignent suffisamment de la bonté et de la puissance du thaumaturge. Quelques-uns parmi vous s’adressent à lui pour la première fois; d’autres, de plus anciens clients du bon saint, n’ont pas encore obtenu de lui ce qu’ils ont sollicité ces années passées. Pour tous, les faveurs qu’il accorde à d'autres, gages de sa bonté et de sa puissance, affermiront votre confiance et stimuleront votre ferveur à le prier. Toutefois, de même que dans le passé tous n’ont pas vu leur prière exaucée, dans l'avenir tous n’obtiendront pas également ce qu’ils demanderont.
en
Il faut bien le reconnaître, comme il importe Plüs éncore d’en rechercher et d’en comprendre la raison. Il y a d’abord celles-ci: on ne prie pas comme il le faut; on manque de confiance, d’humilité, de conformité à la volonté de Dieu, de persévérance; ou ce que l’on implore n’est d'aucune utilité pour l'amélioration de notre vie. Certes il y a ces raisons. Mais il y en a une beaucoup plus élevée. Qui potest Capere captat. Comprenne celui et celle à qui l'Esprit donnera la grâce de comprendre. ÆElevez vos esprits et vos coeurs, fidèles amis de saint Antoine, et demandez à votre cher bon suint de vous donner l'intelligence et de pénétrer vos âmes de la doctrine qu’il me reste à vous exposer. Nous allons rechercher les motifs secrets et surnaturels de la dévotion du peuple chrétien à saint Antoine.
La Sainte Vierge est apparue à une enfant, à Lourdes. Depuis, elle y prodigue les miracles, et les foules accourent à ce sanctuaire,
Opérer quelques miracles, accorder leur guérison à certains malades et la refuser à d’autres, est-ce Pour cet objet qne la Sainte Vierge s’est manifestée à Lourdes et qu’elle y attire les fidèles de
tous les points de la terre? Non! mille fois non! Lourdes, ses miracles, son attirance, le réveil des pensées surnaturdlles ont un but autrement vaste, autrement élevé, autrement — comment diraisje? — autrement important. Lourdes, et tout ce que ce nom évoque, a pour objet le retour du monde à une vie plus chrétienne. Les miracles sont là pour attester jusqu’à l'évidence Pexistence du surnaturel, pour manifester la bonté de Dieu et de la Vierge, pour forcer les pécheurs et les incroyants à tourner leurs pensées vers les régions de la foi afin d’y diriger leur vie. Voilà le but des apparitions de Lourdes.
Voilà également, dans les desseins de Dieu, quelle doit être l'orientation des fidèles à notre époque dans la dévotion à saint Antoine. La confiance que le thaumaturge suscite, les faveurs qu’il accorde, ne sont qu'un moyen choisi par Dieu pour ressusciter dans les coeurs un renouveau de vie plus chrétienne et pour entraîner les âmes à travailler à leur salut et à leur sanctification en les baignant dans une atmosphère de prière et de foi.
En semant les miracles sur les routes de Judé:, Jésus n'avait d'autre dessein que d'atteindre les
âmes par les corps; il ne faisait rayonner sa bonté et sa puissance sur les foules que pour les élever jusqu'aux pensées surnaturelles. Or ne croyez pas qu'en octroyant à ses saints une partie de son pouvoir de Thaumaturge il le fasse pour une fin moins élevée. Les voies de Dieu ne changent pas, elles vont toutes au même but: sauver les âmes, les élever vers un idéal plus sublime, les détacher du monde pour les orienter vers les hauteurs de la foi et de la sainteté,
Comme je plaindrais le chrétien qui ne saurait où ne voudrait pas comprendre cette conduite de Dieu ! Je le vois, ce Pauvre client de saint Antoine, s’adresser à Jui et lui demander le soulagement de son infortune. Il se présente aux exercices: il dépose dans le tronc aux demandes sa supplique, et l’accompagne parfois de la promesse d’une aumône et de la publication de la faveur lorsqu'il en aura été gratifié. I] vient assiduement aux exercices, entre temps il priera encore saint Antoine de lui accorder sa demande; mais ne croyez pas que sa pensée s'élève plus haut. Il za qu’une chose en tête: obtenir la faveur — peut-être le très grand miracle — sollicitée. Les mardis s’écoulent l’un
après l'autre et le miracle ne se produit pas. Alors l’impatience, l'amertume même se montre dans ses prières. Qui sait! son coeur sera peut-être jaloux parce que telle personne a été exaucée et qu’il ne l’est pas, luil Avec ces tristes sentiments au coeur il tient bon et vient aux exercices jusqu’au dernier. Enfin celui-ci se passe et il n’a pas cu ce qu’il voulait! Pauvre âme! je vous plains doublement : pour votre misère qui n’a pas été soulagée, mais plus encore pour votre foi toute matérielle, inintelligente, bornée, qui n'a rien compris aux desseins de Dieu. Dieu voulait vous élever sur de plus hauts sommets, vous éclairer sur le mystère de la souffrance, vous christianiser par l'acceptation courageuse et résignée de l'épreuve, vous donner, avec la force de la vertu, la douceur de la paix. Au lieu de profiter de cette leçon providentielle, le niveau de votre vie chrétienne a peut-être encore baissé.
Comme il en va autrement de l’âme intelligente dans les mystères de la vie surnaturelle! Elle a ses épreuves comme tout le monde, cette personne, et elle demandera, elle aussi, au bon saint Antoine, le soulagement à ses maux. Mais dans quel esprit
de foi! Elle ajoutera: “si c'est la volonté de Dieu... si c’est pour la plus grande gloire de Dieu... ;” et elle demandera par-dessus tout que ses épreuves lui servent à se détacher du monde, à se sanctifier. Une telle demande est touchante et elle dénote une foi véritable, cette foi qui obtient des miracles parfois, mais très souvent aussi se les voir refuser, parce que Dieu veut se servir de l'épreuve si bien acceptée par ces âmes pour les sanctificr.
Or je suppose que cette âme, après avoir bien prié saint Antoine, se voit refuser sa demande, Vat-elle se dépiter? retirer sa confiance au thaumaturge? se plaindre de Dieu ? jalouser les autres ? renoncer à la prière ? Oh! non, mille fois non ! Elle Prononcera un courageux Fiat, et bénira la Providence qui ne la juge pas indigne de souffrir. Elle verra dans son épreuve prolongée un signe de ia miséricorde divine, qui châtie en ce monde pour glorifier dans lautre; sa patience aura augmenté, Sa vertu se sera affermie, son coeur, devenu plus tendre et oublieux de ses Propres souffrances, se penchera avec compassion vers les coeurs blessés qui l’entourent Pour y verser cette foi élevée, cette
énergie, cette bonté, ce baume que Dieu aura versé dans le sien. Cette âme en un mot sera devenue surnaturelle, plus chrétienne, plus vertueuse; elle aura fait un grand pas vers Dieu par saint Antoine,
En parcourant vos lettres à saint Antoine, une chose n’a frappé et grandement réjoui. Je m’attendais, je l’avoue, à ne rencontrer que des demandes pour des faveurs temporelles. Mais je vois avec plaisir que les faveurs spirituelles implorées abondent, et même, je le crois, dominent dans cette masse de requêtes. En général, Îles grâces temporelles elles-mêmes y sont sollicitée: dans un esprit chrétien vraiment remarquable. Vous y demandez la santé, mais c’est avec soumission à la volonté divine; les biens temporels, mais c’est Pour une fin sürnaturelle, Voilà une sûre indica- “ion que l'attrait qui vous attire auprès de saint Antoine est de Dieu et que votre dévotion au grand Thaumaturge grandit vos âmes, surnaturalise votre vie, y fortifie la foi, y développe Pesprit chrétien. Ce n’est pas vous qui bouderiez saint Antoine Parce que vous n’auriez pas été exaucés au temps désigné par vous, et qui, bien loin que de profiter
it aux exercices en son honneur, n’en retireriez que défiance et abattement.
Continuez dore, amis d’Antoine de Padoue, à venir à ces exercices dans le même esprit surnatuturel. Oh! ne craignez pas d'exposer au bon Saint vos misères et vos nécessités, même les plus matérielles, étant assurés que si Poctroi de vos demandes humbles, confiantes, ferventes et persévérantes, est utile à votre satisfaction, vous l’obtiendrez du Dieu Tout-Puissant par les mérites de son serviteur Antoine. Mais par-dessus tout ayez à coeur de demander au bon saint, comme par le passé, le pardon de vos péchés, l’amélioration de votre vie, la conformité à la volonté de Dieu, le détachement des choses d’ici-bas ,la force de lutter, le secours divin dans vos tentations, la grâce de la persévérance et d’une bonne mort, la conversion et Île salut des êtres qui vous sont chers. Oh! que voilà les demandes qui réjouissent le coeur d’Anioine et font ouvrir tout grands les trésors de la munificence divine! Oh! ces demandes humbles de la grâce, elles sont toujours écoutées et octroyées celles-là, et avec quelle largesse ! Et ne sont-ce pas là en définitive les seuils biens véritables? Notre salut et
notre sanctification, y a-t-ü, e: dehor: de ces biens éternels, un seul autre bien qui vuille la peine d’être sollicité? En tout cas et finalement, lorsque nous mourrons, il n’y aura que ceux-là qui compteront. Et c’est pourquoi j'implore votre charité durant ces pieux exercices. Veuillez vous souvenir de moi devant Dieu et devant son serviteur Antoine de Padoue, dont je suis l’indigne frère en religion ; priez-les de m'accorder les grâces dont j'ai un si grand besoin. De mon côté je vous promets, chers amis en saint Antoine, un souvenir bien sincère et persévérant dans mes pauvres prières.