QUELLES SONT LES SOURCES DE NOTRE VIE
Je vous ai parlé au début de cette brochure de la résonance et montré que tout ce qui existe dans l’univers a pour cause la radiation et la résonance. Le mouvement des astres dans le firmament, la rotation vertigineuse des atomes dans la molécule sont fonction du rayonnement du vide spatial intermoléculaire : par exemple, la densité et le poids de l’aluminium (13 électrons dans un atome) ne sont pas les mêmes que ceux de l’or qui comprend 79 électrons dans son atome. C’est le vide spatial intermoléculaire qui crée la spécificité de chaque matière, de chaque substance : ainsi, n’importe quel corps, parmi les 92 éléments de la chimie que nous connaissons, possède un rayonnement propre et, par suite, peut se matérialiser par résonance.
Pour vous donner une idée de la complexité et de la spécificité des radiations, je vous dirai qu’il existe toutes sortes de vibrations dans l’univers.
Les unes affectent directement nos sens, comme les vibrations sonores et les vibrations lumineuses; les autres, vibrations électriques et ultra-sonores, infra-rouges et ultra-violettes, ne peuvent être détectées et mesurées que par des appareils appropriés : spectroscopes, ondemètres et autres.
Les diverses vibrations diffèrent les unes des autres par leur nature (ondes sonores, lumineuses, électriques, etc...) et par
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leur fréquence, c’est-à-dire par leur nombre d’oscillations par seconde.
Quant aux ondes électromagnétiques, qui ne peuvent affecter directement nos sens, on a pu les identifier à ce jour au moyen d’instruments appropriés dans une énorme gamme de fréquences qui s’étend depuis 10.000 périodes par seconde (30.000 m. de longueur d’onde) jusqu’à 150 quintillions de périodes par seconde (0,000002 millième de millimètres de longueur d’onde). Mais cette limite supérieure des fréquences recule de jour en jour à mesure qu’augmente la précision de nos appareils.
Or, la spécificité de chaque être vivant est due à ses constantes chimiques, électriques et, par conséquent, à son oscillation cellulaire, donc à l’ensemble de ses vibrations. Ainsi, la cellule d’un homme ne vibre pas à la même fréquence que la cellule d’un chien, d’un cheval, d’un lion ou d’un éléphant.
Ceci dit, nous pouvons expliquer ce qui se passe dans notre organisme lorsque manquent certains minéraux, ce qui entraîne un déséquilibre oscillatoire des cellules et l’affaiblissement de la matérialisation de ces minéraux déficients.
Mais pour faciliter la compréhension de ce mécanisme si complexe qu’est la vie, nous reprendrons à nouveau l’exemple de l’orchestre de l’Opéra, parce que l’harmonie sonore, que notre oreille perçoit, est en tous points comparable à l’harmonie électromagnétique qui échappe à nos sens.
Si nous avons choisi l’orchestre de l’Opéra, c’est parce qu’il constitue l’harmonie sonore la plus parfaite que nous connaissons. Dans un tel orchestre, la répartition de tous les instruments est étudiée avec le plus grand soin : c’est ainsi qu’on a fixé le nombre des premiers violons à 18, celui des seconds violons à 16, celui des altos et des violoncelles à 12, celui des contrebasses à 10, et je passe les autres instruments.
On conçoit qu’une répartition aussi riche et aussi variée soit nécessaire pour exprimer par les vibrations l’âme d’un drame ou d’une tragédie lyrique.
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Vous savez, d’autre part, qu’il existe bien d’autres groupes d’instruments que les grands orchestres symphoniques : ce sont, par exemple, les ensembles de musique de chambre, à cordes ou à vent, qui comportent un plus petit nombre d’instruments : trios, quatuors, quintettes, sextuors, etc... Il existe, en outre, encore bon nombre d’autres associations instrumentales : harmonies, fanfares, musiques militaires, orchestres de jazz, etc... Chacun de ces groupes d’instruments a été créé pour répondre à un but déterminé et, dans son genre, il peut atteindre la perfection.
Or, comme je l’ai dit plus haut, le caractère propre des fonctions vitales de chaque être dépend intimement de la répartition de tous les minéraux que contiennent ses cellules et qui doivent constituer une harmonie vibratoire déterminée.
Ainsi, poursuivant nos comparaisons avec les orchestres, on peut dire que les vibrations d’un être unicellulaire, d’un microbe, par exemple, sont comparables à celles d’un seul instrument de musique.
De même, au point de vue vibratoire, la souris est comparable à un quator, le bœuf à une fanfare, le lion à une musique militaire, l’homme enfin à l’orchestre de l’Opéra, puisque c’est l’être le plus parfait de la création.
Les vibrations de chaque être correspondent à une gamme de rayonnements bien déterminée pour chaque espèce vivante, de même que celles des différents ensembles musicaux caractérisent une harmonie spécifique pour chacun de ces ensembles.
Nous pouvons donc comprendre maintenant ce qui se passe dans notre organisme lorsque nous dépassons la soixantaine. Toutes les maladies séniles arrivent en caravane : carence sexuelle, cancer, rhumatisme, goutte, perte de la mémoire, etc.
Pourquoi en est-il ainsi? Je vous ai déjà dit que notre orga- , nisme contient tous les 92 corps simples de la chimie, dont chacun possède une vibration spécifique et dont le dosage apporte l’appoint électrique spécifique à l’oscillation cellulaire elle-même.
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Dans notre organisme humain, la répartition et le dosage des minéraux de toutes sortes sont si parfaits qu’on peut comparer l’ensemble de ses vibrations à l’harmonie de l’orchestre de l’Opéra.
Or, vous savez qu’au cours d’une même audition de l’orchestre, certains instruments se désaccordent. Il faut donc que les artistes exécutants accordent à nouveau leur instrument après chaque morceau musical.
Il n’en est malheureusement pas de même pour notre organisme, qui est le meilleur des orchestres de vibrations de tous les êtres. En effet, au cours de notre vie, les minéraux qui composent nos cellules diminuent progressivement à partir de l’âge de dix-huit ans environ, comme nous le verrons plus loin, et peuvent même disparaître en partie. C’est comme si, dans l’orchestre de l’Opéra, les instruments se désaccordaient sans qu’on pût les réaccorder.
Il en résulte un déséquilibre oscillatoire cellulaire, qui aboutit à la maladie et à la mort.
Pour rétablir l’équilibre oscillatoire, il faudrait réaccorder nos oscillateurs cellulaires en fournissant à l’organisme les substances mêmes qui lui font défaut. Certaines glandes assument déjà ce rôle : ce sont les glandes endocrines qui secrétent toutes sortes de substances, qui sont redistribuées aux divers tissus par le sang et par la lymphe.
Les seules glandes qui, au contraire, usent notre organisme sans pouvoir le régénérer, ce sont les glandes testiculaires chez l’homme et ovariennes chez la femme. Il est vrai que cette perte de substance correspond à la procréation et par suite à l’entretien de l’espèce. Mais, pour l’individu lui-même, cette déperdition de substance essentielle à la vie conduit fatalement à la dégénérescence et à la mort.
Voyons en effet comment et pourquoi se produisent ces pertes de substance vitale. Depuis la fécondation de l’ovule par le spermatozoïde jusqu’à ce que l’homme ait atteint Page de 15 à 18 ans, le point de résonance produit par la fécondation,
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et qui se maintient en permanence dans l’organisme jusqu’à cet âge, assure constamment la matérialisation de tous les minéraux contenus dans le germe, source de la vie.
Ainsi le germe continue-t-il à se développer normalement par la karyokinèse cellulaire, jusqu’à la perfection qu’il atteint à l’état adulte.
Mais à ce moment précis se forment deux glandes spécifiques, les testicules chez l’homme, et les ovaires chez la femme, qui, pour assurer la procréation et la conservation de l’espèce, arrêtent la croissance et le développement de l’individu.
A partir de ce moment, l’homme ayant atteint l’apogée de sa forme, commence à décliner. Son potentiel vital diminue progressivement, assez faiblement d’abord jusque vers une quarantaine d’années, ensuite plus rapidement jusqu’à la mort.
Pourquoi ce déclin? Parce que la substance hormonale, source de la vie, au lieu de se conserver dans l’organisme comme les sécrétions des autres glandes endocrines, est constamment extériorisée, soit par éjaculation, soit, même s’il n’y a pas accouplement, d’une manière continue par les urines.
Il en résulte l’affaiblissement de l’oscillation cellulaire, la dégénérescence, la maladie et la mort. Le même phénomène se produirait dans un orchestre dont les divers instruments joueraient sans être accordés, certains instruments même ne pouvant plus jouer.
Pour remédier à ces processus de dégénérescence, il faudrait donc fournir à l’organisme les mêmes substances chimiques que celles se trouvant dans le sperme qui a créé l’homme.
Il y a une cinquantaine d’années, Brown-Séquard, père de l’opothérapie moderne, a déjà eu l’intuition de cette nécessité. Il eut l’idée d’administrer à l’homme un médicament extrait des glandes testiculaires des animaux.
L’idée était bonne, mais elle n’eut pas de suite, faute de spécificité, et ceci est essentiel. Autant vaudrait en effet, rem-
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placer les instruments déficients d’un orchestre symphonique par ceux d’un jazz ou d’une musique militaire.
Voronoff est allé plus loin et a serré la vérité de plus près. Il a essayé de greffer sur le testicule de l’homme des fragments de testicules de chimpanzé, dont la physiologie se rapproche le plus de la nôtre. Il pensait, comme Brown-Séquard, qu’on arriverait ainsi à renforcer chez l’homme l’activité des fonctions génésiques et même celle de toutes les autres glandes.
Effectivement, on a constaté que la greffe des glandes de singe activait pendant un certain temps (3 ou 4 ans) les fonctions sexuelles de l’homme. Mais, malgré la parenté très proche entre le singe et l’homme, il n’y a pas identité entre ses glandes et les nôtres, donc insuffisance de spécificité.
J’ai pensé que pour obtenir les meilleurs résultats et des résultats durables, il serait nécessaire d’introduire dans notre organisme exactement les mêmes substances spécifiques que celles qui ont fourni à notre vie le sperme ou l’ovule, ce qui revient au même.
Cherchons donc ce que c’est que cette promatière idéale de notre organisme, le sperme, comment elle se produit et quel rôle essentiel elle joue dans notre existence.
Vous savez que nos testicules contiennent de nombreux canalicules épithéliaux. Les parois de ces canalicules, qui aboutissent à l’urèthre, sont tapissées de petites ailettes ayant l’apparence de celles d’un radiateur. Ce sont ces canalicules qui secrétent, entre ces ailettes, une substance spermatique, qui est la plus riche en minéraux de toutes les substances contenues dans notre organisme.
Outre les albuminoïdes, substances protéiques de toutes sortes, et différents sels organiques : phosphates, chlorures, sulfates, etc... cette substance renferme tous les minéraux de la chimie : sodium, magnésium, calcium, etc... et jusqu’à des traces d’or et de platine.
Mais pourquoi cette substance est-elle la cause de la vie, contrai rement aux sécrétions des autres glandes de l’organisme?
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C’est parce que la richesse de ces minéraux et leur répartition sont telles que, quand deux cellules (spermatozoïde et ovule), contenant toutes ces substances, se combinent, il en résulte un rayonnement et une résonance appropriés qui provoquent une karyokinèse, c’est-à-dire, une division cellulaire, dont vous connaissez le processus, pour créer un être parfait, qui, à sa naissance, sera déjà un homme.
C’est donc en raison de la merveilleuse répartition de tous ces minéraux que la vie est créée. Il s’ensuit que la combinaison de tous ces minéraux pour former la substance spermatique est réellement la cause de notre vie.
Il en est évidemment de même pour l’ovule, qui est le partenaire du spermatozoïde. Les analyses chimiques qui ont été faites de la substance testiculaire et de la substance ovarienne ont montré, en effet, que le chimisme de ces deux substances est exactement le même.
Nous pouvons maintenant comprendre comment la vie se développe et se maintient intégralement jusqu’à l’âge adulte, mais pourquoi le déclin commence à partir de ce moment, pourquoi nous dépérissons et finissons par mourir.
Je vous ai expliqué, au début de cet ouvrage que le développement de tout être vivant est une conséquence de la matérialisation. •
Je suis bien arrivé, avec mon oscillateur à ondes multiples, à accélérer l’oscillation cellulaire et, par conséquent, la matérialisation des minéraux raréfiés dans l’organisme par la déminéralisation des tissus. Mais, ce procédé ne peut agir que dans la mesure où il reste encore certaines traces de substances organiques nécessaires à la karyokinèse et susceptibles de servir de points de résonance pour la matérialisation. Il va sans dire que, si ces points de résonance font défaut, aucune matérialisation n’est possible, de même que dans une boite de Pétri bien stérilisée, aucun microbe ne se développera s’il n’a été préalablement ensemencé, formant point de résonance. C’est tout le drame de notre existence!
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Pour remédier à la carence des points de résonance j’ai pensé que si l’on pouvait fournir à l’organisme un appoint de ces minéraux spermatiques déficients, si merveilleusement répartis et qui sont la source de toute vie, nous arriverions à rétablir non seulement l’équilibre oscillatoire, mais la perfection et la souplesse qui caractérisaient tous nos tissus pendant notre jeunesse, alors que les substances s’y trouvaient en abondance.
Ainsi l’on supprimerait la sénilité et toutes les maladies qui en dérivent.
Les causes pathogènes de toutes sortes disparaîtraient et nous pourrions ainsi prolonger notre vie jusqu’à des limites insoupçonnées : quelques centaines d’années peut-être.
Malheureusement, il est évidemment très difficile de se procurer cette substance.
J’ai donc longuement médité sur ce problème, dont la solution pourrait, à mon avis, sauver l’humanité de bien des souffrances.
Après mille réflexions, j’ai cherché le moyen pratique de me procurer cette substance spermatique. Il ne pouvait naturellement être question de demander à chaque homme de recueillir ce liquide après éjaculation.
Finalement, il me vint une idée. J’ai pensé qu’on pourrait arriver à obtenir cette matière première de la vie dans les maisons dites « de tolérance » où elle est produite en grande série. On pourrait dans ces établissements s’en procurer une quantité suffisante non seulement pour des expériences, mais encore pour améliorer la race humaine tout entière.
Or il est possible de recueillir le liquide spermatique dans les meilleures conditions d’hygiène et de propreté. En effet, les jeunes gens de vingt à trente ans qui fréquentent ces maisons font généralement usage de préservatifs. Comme la substance se trouve ainsi renfermée, après éjaculation, dans une enveloppe aseptique, rien n’est plus facile que d’en transvaser le contenu dans un bocal à moitié rempli d’alcool à 96°, qui en assure la stérilisation immédiate.
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Il n’y a rien à craindre, dans ces conditions, des risques de contagion par des germes, quelconques (syphilis, gonococcie, etc...) puisque cette matière spermatique, n’étant employée qu’après avoir séjourné plusieurs semaines dans l’alcool, est évidemment exempte de tout microbe pathogène.
On peut donc, en toute sécurité, utiliser cette substance, sous forme de gouttes absorbées par voie buccale, ou mieux par piqûres intramusculaires ou testiculaires.
Ajoutons que la matière spermatique ainsi recueillie est d’autant plus saine et plus spécifique qu’elle émane de jeunes gens qui emploient les préservatifs précisément pour se soustraire à tout risque de contagion.
On pourrait redouter que certaines personnes n’éprouvent un réel dégoût à la pensée d’absorber un médicament de cette provenance. C’est bien à tort, car ce médicament, une fois traité chimiquement, n’est plus la même substance. Je suis arrivé, en extrayant les minéraux, à débarrasser cette substance de toutes les matières ligneuses, cellulosiques et autres qui précipitent, et à conserver seulement les substances minérales solubles de manière à obtenir un liquide transparent, sans odeur et sans saveur, qui ne peut évidemment susciter aucune répugnance. De plus, il ne renferme aucun principe toxique quel qu’il soit, puisque c’est le produit organique humain par excellence, source de notre vie.
Il existe, d’ailleurs, des traitements médicaux beaucoup plus malpropres en réalité. Vous savez qu’actuellement, pour guérir certaines furonculoses aigües, on injecte des sérums fabriqués avec le pus provenant des abcès des malades les plus gravement atteints. Cette substance spermatique est donc bien moins répugnante, bien plus sûre que tous les sérums à base de microbes ou à base de glandes de cadavres d’animaux, comme c’est le cas pour l’opothérapie.
Je me suis donc facilement procuré cette substance. En possession de ce liquide admirable, il s’agissait pour moi de l’expérimenter : mais comment s’y prendre?
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Il est acquis, en microbiologie, comme en biologie, que toute expérience doit être d’abord tentée sur des animaux, en général sur des cobayes, des souris, des chiens, etc...
Mais, en l’occurrence, cette méthode n’est pas indiquée, et va même à l’encontre du but poursuivi. Ce nouveau procédé est basé, en effet, sur la spécificité de la substance spermatique humaine. On conçoit donc qu’en expérimentant cette substance humaine spécifique sur les animaux, on ne pourrait obtenir qu’un résultat négatif, ou médiocre, comme si, suivant la méthode de Brown-Séquard, on appliquait inversement à l’homme les sécrétions glandulaires des animaux.
Ma première idée fut donc d’expérimenter sur moi-même, car, pour toutes les recherches que j’ai faites jusqu’à ce jour, je me suis toujours considéré comme un cobaye et je me suis offert comme sujet d’expérience.
C’est d’ailleurs le meilleur moyen de procéder pour un chercheur : il n’y a rien de tel pour vérifier le bien-fondé de ses expériences que de s’observer soi-même dans tous les détails.
Ce serait donc, une hérésie et l’expérience serait ratée d’avance, si l’on essayait l’effet de cette substance spermatique sur des animaux, même voisins de l’homme, comme le singe, puisqu’en l’occurrence, l’essentiel de cette nouvelle thérapeutique, c’est la spécificité qui ne serait pas respectée dans ce cas.
Toutefois, après réflexion, je me suis dit que mon cas ne serait vraisemblablement pas très probant, car, depuis plus de quatorze ans que je porte mes circuits oscillants, que je subis presque journellement l’influence du rayonnement de mon appareil à ondes multiples et que je me traite parfois avec cet oscillateur, ma santé est telle que, malgré mon âge (69 ans), je n’éprouve encore aucun symptôme de sénilité, quel qu’il soit. Et, pourtant, comme je l’ai dit dans mon livre« Longévité», j’ai été si gravement malade, il y a vingt-sept ans, que je fus alors condamné par toutes les sommités médicales. Par contre, je ressens maintenant une telle vigueur, une telle euphorie,
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que, malgré mes soixante-neuf ans, on m’en donne à peine cinquante.
Le meilleur baromètre de ma santé n’est-il pas la quantité considérable de travail que je fournis quotidiennement (près de 18 heures par jour) sans la moindre fatigue?
Et si ce médicament nouveau peut agir favorablement sur l’organisme, comme j’en suis persuadé, je ne vois vraiment pas ce que je pourrais faire de mieux pour moi-même.
Cependant, j’ai cru utile de m’offrir comme cobaye, en essayant tout d’abord sur moi ce traitement, non pas pour renforcer le niveau de ma santé, ce dont je n’avais pas besoin, mais surtout pour vérifier s’il n’y avait dans cette application, aucune contre-indication.
Je me mis donc à prendre à chaque repas 4 à 6 gouttes de cette liqueur dans un demi-verre d’eau. Je m’observais attentivement, avec l’intention de suspendre ce traitement dès la constatation du moindre trouble pathologique.
Or, c’est précisément le contraire qui s’est passé, puisque mon état de santé, qui était déjà excellent, s’est encore amélioré.
J’ai donc poursuivi sur moi ces expériences pendant un mois et demi environ. Et presque journellement je sentais revenir certaines forces, certaines sensations de jeunesse que je n’avais plus ressenties avec autant de vigueur depuis quarante ans.
Voulant éprouver mes nouvelles forces de jeunesse, je courus après un autobus en pleine marche et je parvins à le rattraper après une course d’une centaine de mètres, sans le moindre essoufflement, ce qu’auparavant je n’aurais jamais pu faire.
Mais ce qui confirme mes observations, c’est le fait que toutes les personnes qui ne m’ont pas vu depuis quelques mois ou quelques années me témoignent leur étonnement et leur surprise de me trouver aussi rajeuni.
Sûr désormais de l’innocuité du procédé, je n’ai pas hésité à l’expérimenter sur un certain nombre d’amis, des vieillards de soixante-cinq à soixante-quinze ans, atteints de sénilité
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et en pleine dégénérescence, qui avaient donc tout à y gagner et rien à y perdre.
Les résultats que j’ai obtenus dépassent toutes mes espérances. La plupart des sujets éprouvent, grâce à l’absorption quotidienne de cette substance, un rajeunissement qu’il n’a jamais été possible d’obtenir jusqu’à ce jour, ni par greffe, ni par aucun autre traitement opothérapique.
C’est avec enthousiasme que je signale ces faits d’expérience au corps médical, aux biologistes et aux savants du monde entier.
Mais, il ne faut pas croire qu’on obtienne automatiquement ces effets bienfaisants sur n’importe quel sujet avec n’importe quelle dose.
Ainsi, sur dix personnes sur lesquelles j’ai essayé ce traitement, six en ont éprouvé un résultat positif; pour les quatre autres, le résultat a été nul ou même parfois négatif, en provoquant quelques troubles organiques.
Mais je ne me suis pas découragé pour autant, j’ai pensé, en effet, qu’il s’agissait d’une question de dosage.
Au cours de cet exposé, j’ai comparé notre corps à un orchestre symphonique qui donne l’harmonie vibratoire la plus parfaite. Si certains instruments, violons, violoncelles, harpes, pianos se désaccordent, pour les réaccorder il ne s’agit pas de tourner la clé n’importe comment, dans n’importe quel sens. Il faut, au contraire, tendre la corde jusqu’au point précis où l’on obtient la résonance avec le diapason.
Il en est de même pour l’orchestre symphonique que composent toutes les cellules du corps humain.
Mais comment arriver à accorder notre organisme au moyen du liquide spermatique?
Eh bien, ce problème si difficile, je suis parvenu à lui trouver une solution rationnelle. C’est tout simplement à l’aide du pendule de la radiesthésie, qui permet de syntoniser exactement la dose de liquide en résonance avec l’organisme de chaque individu.
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A ces mots, je vois tout de suite se dresser contre cette méthode, les nombreux hommes de science qui ne croient pas à la radiesthésie, sous prétexte que cet art n’a pas encore été expliqué scientifiquement.
Or, quoique n’étant pas radiesthésiste moi-même j’ai assisté à des expériences tellement extraordinaires que pour moi aucun doute n’est permis et que les faits d’expérience indéniables, ont entraîné ma conviction absolue. J’ai alors cherché l’explication scientifique de ces phénomènes, et je l’ai exposée dans plusieurs de mes ouvrages notamment l’Eternité, la Vie et la Mon, la Terre et Nous et surtout la Matière.
Mes explications ont été adoptées par la plupart des radiesthésistes et même par les praticiens qui traitent les malades par les méthodes radiesthésiques.
Ainsi l’Abbé Mermet, le révérend père Wehrmeister de Munich, le célèbre pendulisant Haardt de Zurich et de nombreux autres, ont pratiqué la radiesthésie selon mes théories.
Mais, ce qui m’a fait le plus de plaisir, c’est de recevoir la confirmation dé ma théorie par un éminent savant belge, le Docteur Derenne, Secrétaire perpétuel de l’Académie des Sciences royale de Belgique. Dans un article publié par la revue le Radiesthésiste de Liège de décembre 1938, le Docteur Derenne, après avoir parlé des radiations du corps humain susceptibles d’être captées et mesurées, s’exprime ainsi :
« En voici un exemple : Appelé, il y a une quinzaine de jours, à examiner un malade en compagnie d’un éminent pendulisant belge, je me trouvai en présence d’un homme jeune dont l’aspect extérieur ne permettait en rien de préjuger de l’affection dont il souffrait. Sans poser la moindre question au patient que ni l’un ni l’autre n’avions jamais vu, le radiesthésiste se livrait à son examen et consignait ses conclusions par écrit. A mon tour, je procédais à de minutieuses investigations cliniques et je posais le diagnostic de türberculose évolutive du poumon gauche, troubles intestinaux d’origine bacillaire avec ulcération tuberculeuse de la muqueuse rectale. Alors seulement la fiche radiesthésique me fut soumise.
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Elle portait : tuberculose poumon gauche, troubles de l’intestin grêle, lésion du rectum.
« Cet exemple troublant n’a rien de surnaturel et est loin d’être isolé. Il faut donc bien admettre que l’organe malade, non seulement irradie, mais encore le fait différemment de l’organe sain.
« Pour expliquer l’origine des ondes, qu’elles émanent du monde vivant ou inanimé, ainsi que leur traduction par le pendule, nombre d’hypothèses plus ou moins vraisemblables ont été proposées. Celle qui me parait la plus fondée est exposée par le savant physicien qu’est M. Lakhovsky dans son livre La Matière.
« Chaque atome produit une compression spécifique au sein de l’éther qui se traduit par un rayonnement sur des longueurs d'onde déterminées, caractéristiques de la substance en question. Ces rayonnements caractéristiques se propagent dans tout l’univers, traversent notre corps et y créent ainsi un champ d’influence qui se compose avec celui du rayonnement du centre d’éléments oscillants cellulaires chromosomes et chondriomes. Ce champ résultant crée, dans les cellules de notre corps, un nouvel état oscillatoire qui, à son tour, se traduit par les mouvements du pendule. »
« Ces derniers, dans l’opinion de la plupart des savants, ont une origine physique, c’est-à-dire qu’ils sont dus à de faibles contractions musculaires inconscientes et involontaires, commandées par le système nerveux autonome. Ils n’ont donc pas leur origine dans le cerveau de l’expérimentateur qui commanderait au pendule d’accomplir, selon son gré, girations, ellipses, battements, dans tel ou tel sens ou en tel et tel nombre. Le radiesthésiste au contraire doit avoir l’esprit indifférent et surtout ne pas vouloir trouver. Tout comme un récepteur de T. S. F., il doit se mettre au point par rapport à la chose recherchée en éliminant la foule d’ondes qui l’entourent et en accordant son système nerveux à la réception
de la seule radiation désirable .»
Je vais vous expliquer maintenant comment on arrive à syntoniser la dose exacte de liquide spermatique pour accorder en résonance l’orchestre symphonique qu’est notre corps.
Je me suis donc adressé à un des as de la radiesthésie médicale,
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le Docteur E. B., ancien chef de clinique à Paris. Étant venu à mon laboratoire, il m’a prouvé que cette syntonisation est très facile à faire. Il lui suffit de prendre une lettre ou même simplement la signature d’un sujet, de poser sur cette signature un petit flacon de liquide spermatique et de prospecter le tout au moyen du pendule, en s’interrogeant par la pensée sur le nombre de gouttes à prescrire.
Naturellement, le résultat est encore plus sûr si le sujet tient dans sa main un petit tube de ce liquide, au-dessus duquel se meut le pendule.
Le pendule entre alors en giration, précisément pour le nombre de gouttes qu’il convient d’ordonner au sujet pour mettre en résonance son organisme.
Ainsi, en l’espace de quelques minutes, il est parvenu à trouver le nombre de gouttes correspondant à cinq sujets différents.
En présence de cette technique, d’une simplicité enfantine, je ne pouvais en croire mes yeux. Comme j’en exprimais mon étonnement au Docteur B..., il m’a dit :«Ce n’est pas sorcier et vous pourrez'le faire vous-même. » J’ai essayé et j’ai obtenu tout de suite le même résultat que lui, bien que n’étant pas radiesthésiste.
Tout de même, au fond de moi subsistait un certain scepticisme. J’essayai cependant en donnant à chacun de ces sujets le nombre de gouttes prescrit.
Eh bien, je constatai qu’au bout d’une dizaine de jours mes sujets vinrent tous m’exprimer avec enthousiasme leur reconnaissance pour les résultats positifs qu’ils avaient obtenus.
Voilà donc trouvé le moyen infaillible de réaccorder l’orchestre symphonique de notre corps lorsque ses vibrations sont désaccordées.
Ce traitement est d’autant plus remarquable qu’il ne peut s’agir de recommander un brevet ni une spécialité pharmaceutique quelconque. Tout biologiste, tout médecin peut, en effet, se procurer cette matière très facilement, comme je l’ai dit plus haut.
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Naturellement, j’ai fait part de cette découverte et de la marche de ces expériences à un certain nombre de savants et à mes amis, chefs de l’Institut Pasteur. La plupart se sont montrés enthousiasmés de cette méthode et de cette découverte.
L’un d’eux m’a même déclaré : « C’est un événement considérable survenu dans l’histoire de la biologie et dont les conséquences pourraient être incalculables. »
La plupart m’ont dit :
« Nous comprenons fort bien que vous ayez entrepris tout de suite vos expériences sur vous-même d’abord et sur d’autres hommes ensuite, puisqu’il s’agit d’une question de spécificité propre à l’espèce humaine.
« Mais vous allez éprouver des difficultés considérables pour faire admettre votre méthode par la science officielle, puisque vous sortez des sentiers battus et que vous voulez appliquer d’emblée à l’homme une méthode qui n’a pas été préalablement éprouvée sur les animaux.»
« On sait bien que vous êtes révolutionnaire, mais ce n’est pas une raison pour qu’on vous écoute!»
J’ai répondu en protestant que je ne suis pas révolutionnaire, que j’ai l’habitude de dire les choses telles que je les pense et telles que je les vois, au risque même de déplaire à certains « savants» ignorants. D’ailleurs, mes expériences m’ont prouvé que j’avais raison.
Je suis intimement persuadé — et mes recherches me confirment quotidiennement ce point de vue — qu’on arrivera, grâce à cette méthode, à guérir facilement les maladies les plus graves, telles que la tuberculose, la syphilis et le cancer même. Car toutes les maladies proviennent du déséquilibre oscillatoire cellulaire produit par la carence de substances hormonales, sources de la vie, dans certains tissus et certains organes.
En effet, en biologie et en médecine, tout le monde est d’accord que c’est la résistance de notre organisme qui nous permet de lutter victorieusement contre toutes les maladies.
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Nous avons des millions de microbes dans la bouche, dans les poumons, dans les intestins et nos fosses nasales sont de véritables étuves biologiques où les microbes se développent en quantités considérables.
Si tous ces microbes avaient prise sur notre organisme, il y a longtemps que l’humanité aurait disparu. C’est donc la résistance de cet organisme qui tue les microbes et écarte toutes les causes pathogènes, Mais pour avoir cette belle résistance, il faut que toutes les glandes sécrètent normalement et c’est avec la matière spermatique de l’homme que l’on doit arriver à ce beau résultat.
Sans doute, les« moralistes» vont-ils se révolter à la pensée que l’on devrait s’adresser à de telles maisons de tolérance pour sauver la race humaine.
Je n’ai pas l’intention d’entreprendre ici une discussion morale, qui n’a pas sa place dans cette brochure et qui n’est pas de ma compétence.
Je dirai seulement que si la loi autorise ces établissements, c’est qu’elle estime vraisemblablement qu’ils répondent à une utilité sociale.
Mais dans l’occurrence, je suis convaincu que si leur utilité est actuellement discutable, elle ne le sera certainement pas demain, alors que la méthode que je propose sera entrée en application pour sauver des maladies les plus graves des millions de nos semblables et pour prolonger sans souffrances la vie humaine. Ces maisons ne seront plus « de tolérance », mais d’utilité publique.
Admettons même — et je serai volontiers d’accord sur ce point — que ces maisons constituent une offense à la morale et à la religion. Bien plus, je serais tenté de m’opposer à leur création, si elles n’existaient pas.
Mais puisqu’elles existent, autant profiter de cette substance précieuse qu’elles peuvent nous fournir pour le plus grand bien de l’humanité.
Je suis d’ailleurs persuadé que plus tard, dans l’avenir, ces
LA SPERMATOTHÉRAPIE
maisons ne seront plus considérées comme des lieux de honte et de plaisirs défendus, mais comme des annexes des laboratoires de la Faculté de Médecine.
Maintenant que je vous ai exposé le moyen d’améliorer notre équilibre vital et de reculer la mort jusqu’à des limites insoupçonnées, nous pouvons nous demander si la vie vaut vraiment d’être prolongée jusqu’à ce point.
Nous assistons, en effet, actuellement à des spectacles atroces. On dirait vraiment que l’homme a perdu la raison et jusqu’au sens de la civilisation.
Le monde entier est en effervescence : de tous côtés, ce ne sont que révolutions, guerres civiles et étrangères, destruction complète de villes, de monuments artistiques et historiques, massacres de populations sans défense, et, il faut bien le dire aussi, de la part de ceux-là mêmes qui prétendent agir au nom de la civilisation : bombardement de villes ouvertes sous prétexte d’atteindre des objectifs militaires.
C’est par milliers et dizaines de milliers que se chiffrent les massacres d’enfants, de femmes, et de vieillards, victimes innocentes de ces absurdes tueries.
Notre globe est devenu le théâtre de luttes idéologiques sans merci et de grandes nations sont gouvernées par des gangsters. Qu’ils s’appellent Staline, Hitler ou Mussolini, leurs méthodes de contrainte et leurs sentiments sanguinaires sont les mêmes.
Ils assassinent et martyrisent les uns au nom du prolétariat, les autres au nom du racisme.
Pour eux, tout traité est un chiffon de papier, toute parole donnée est sans valeur. Leur doctrine, c’est la loi du plus fort, qu’ils exercent par lâcheté sur le plus faible.
Cependant, quant à moi, j’estime que l’homme a un rôle biologique, social et moral à jouer en ce monde.
Malgré la folie et le déséquilibre de certains cerveaux qui, en associant leurs forces, font de terribles ravages, j’estime que la grande majorité des hommes est encore impré-
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gnée des vertus morales et civilisatrices que l’humanité a mis si longtemps à acquérir et qu’elle a si chèrement achetées.
Et c’est pourquoi j’ai résolu de publier cette nouvelle thérapeutique. je suis persuadé qu’elle permettra de prolonger la vie pour compenser les pertes cruelles que le genre humain subit actuellement du fait du déchaînement de la sauvagerie.
Je le fais d’autant plus volontiers que je ne me pardonnerais pas d’emporter dans la tombe le secret de ce procédé.
Car, nous vivons actuellement dans une époque si déséquilibrée et où la vie est si constamment menacée que l’homme le plus sain, physiquement et moralement, n’est jamais sûr du lendemain.
En outre, ma fonction de cobaye dans toutes mes expériences expose ma vie à un perpétuel danger.
Je lègue à l’humanité cette méthode que je préconise pour la sauver.
Et c’est, à la fois, mon testament scientifique et moral.
Puisse le monde civilisé en profiter et en faire le meilleur usage.