‹ Pour une épingle: légende (volume 2)Chapitre 10 sur 22 · D'OU NOUS VENONS · texte numérisé non relu

D'OU NOUS VENONS

costume un peu négligé, il faut le dire, sa contenance naturelle et sans embarras. Très-encouragé par Taimable accueil du baron, il continua la conversation en anglais, voyant tout le plaisir que son nouveau patron avait à s entretenir en cette langue, qui est, en Europe, la langue des affaires, comme le français est la langue universelle de la littérature et du bien-dire.

— Je me nomme Georges, j*ai vingt-deux ans, j'appartiens aune famille d'artistes; mon père a succombé à Texcès de travail ; ma mère, restée veuve avec plusieurs enfants, habite en province : elle a pourvu avec courage, et sans autre ressource que ce courage, à notre éducation. Elle m*a détourné, avec raison, de la carrière difficile des arts, et j'aspire au moment où je pourrai lui être utile et soutenir à mon tour ma famille. Après avoir terminé mes études, j'ai appris les langues étrangères et le commerce chez un de nos parents en Allemagne ; depuis mon retour, j'ai cherché inutilement à employer ma bonne volonté ; toutes les portes m'étaient fermées faute de recommandation, et, sans cette épingle que je veux garder toujours comme un précieux talisman, je...

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