‹ Pour votre ministère [microforme]Chapitre 2 sur 26 · QUÉBEC · texte numérisé non relu

QUÉBEC

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Oeuvre des Vocations.

Esprit d'apostolat.

QUÉBEC | Imp. L’Acrron SocrALe Lrée 103, rue Ste-Anne, 103

Nihil obstat :

J.-A. LANaLoïs, censor.

Imprimatur :

P.-E. Roy,

Epus Eleutheropolis, Administrator.

Quebeci, die 22a Maii, 1914.

À mes chères élèves on Théologie, fu ministres de l'Evangile ot pastèurs des âmes.

Bientôt vous serez appelés à travailler activement dans le champ du Seigneur pour semer partout et perfectionner les enseignements du divin Maître. Je voudrais que vous comprissiez que, dans votre ministère, après le salut des âmes, il n’: aura pas de travail plus sacerdotal, plus agréable au Cœur de Jésus, que celui de vous dévouer à préparer des vocations pour le sacerdoce ou la vie religieuse.

Pendant le cours de nos études théologiques, ensemble nous nous sommes efforcé de découvrir, sur toutes les questions, le véritable enseignement traditionnel de l’Église, en prenant pour guides autorisés, saint. Thomas lui-même, ou d’autres théologiens de nos jours qui semblent traduire le plus fidèlerent la pensée du Maître en même temps que la pensée romaine. C’est avec la même préoccupation que j'ai rédigé les pages qui suivent ; et si je me détermine à vous les offrir, c'est pour des raisons qui me sem lent bien dignes de fixer notre at. .

tentior: et bien propès à stimuler notre zèle sacerdotal.

C’est d’abord la direetéon que nous donne le Catéchisme du Cone®#% de Trente à l’endroit où il traite du m. = « Les pasteurs doivent avoir pour bx “rsger les fidèles

dans la voie de la perfection et du bonheur, et désirer pour lous avec ardeur ( ce que l'Apôtre désirait aux Corinthiens, lorsqu'il leur écrivait ces mots : « Je voudrais que TOUS LES HOMMES fussent comme moi, c'est-à-dire qu'ils VÉCUSSENT DANS LA CON- TINENCE. Car il n'y a pas de bonheur plus grand en ce monde que d’avoir l’esprit tranquille, dégagé des soins de la terre, en paix du côté de la concupiscence et des passions, uniquement occupé de la piété et de la méditation des choses saintes... Cependant ces paroles, croissez et multipliez, n’ont point pour objet d'imposer à tous l’obligation du mariage. Elles indiquent simplement quel est le 1 1t de son institution. Et non seulement dans l’état actuel de la race humaine déjà suffisamment multipliée, personue n'est tenu de se marier, mais encore LE CONSEIL DE LA VIRGINITÉ EST DONNÉ A TOUS DANS LES SAINTES LETTRES, parce que c'est un état plus saint, plus parfait et plus excellent que celui du mariage... »

(1) Voici une affirmation d’une haute portée, 1l'une conséquence pratique très sérieuse. Les pasteurs d’\mes doivent désirer avec ai deur pour tous les fidèliss qui leur sont confiés, qu'ils vivent dans la continence. est en per faite harmonie avec la doctrine qui sera exposée plus loin. Pour le moment faisons seulement remarquer ce cui suit : « Le Catéchisme romain, qui contient cette direciion, ast revêtu d'une autorité telle que, à part de l’Éscritur Sainte et le Ja des Bulles des Souverains Pontifes. r«vêtues de l'infaillibilits du magistère supré::», aucun li .e d'en-

ement n'a plus de poids. i2e var l'ordre ‘iu saint C. de Trente, sous les yeux du Pa . ec le concours de saint Charles Borromé, par des théol. 1.18 qui avaiint participé aux travaux conciliaires et qui par conséquent en connaissaient la pensée ; revu et approuvé saint Pie V et par Grégoire TEE, imposé au clergé de F sr: pour l'enseignement de la doctrine chrétienne, et recommandé à tous les pasteurs de l'univers catholique par Clément XIII,

Vient ensui‘e la nécessité où nous sommes de faire un chvix judicieux entre les « Manuels de vocution » qui doivent servir à former nos cpinions et à diriger notre zèle dans le ; ‘:vten t des vocations. Un grand nombre + xs Manuels » doivent être mis de côté, car il faut l'avouer, surtout depuis la décision de Rome, une doctrine relative à la vocation s'était répandue un peu partout, et aujourd'hui il nous faut l’abandonner, il nous faut donner à nos esprits une orientation en parfaite harmonie avec la doctrine strictement traditionnelle de l’Église, fallut-il pour cela rompre avec des idées reçues jusqu’à présent. Le travail à faire sur ce point est semblable à celui que nous avons fait sur la question de la communion fréquente et quotidienne.

Depuis plusieurs années les représentants ue la pure et saine doctrine traditionnelle s'efforçaient de ramener les esprits dans la bonne voie, mais, il faut l'avouer, ils se heurtaient contre de grandes difficultés.

C’est ainsi que le P. Gabriel Demartial, S. J., vice-di” cteur général de l’Apostolat de la prière, ans un compte rendu de l’ouvrage de l’abbé Berthier a écrit ces paroles : « Voici un livre destiné à opérer, nous en

ce catéchisme est de si grande autorité qu'il doit être préféré à tous les livres de même nature et qu'il devrait ne jamais sortir des mains du prêtre chargé d'instruire les âmes , car il leur offre le trésor le plus complet de {x vraie théologie et de 11 discipline de l'Église.» On y trouve la vraie doctrine sur la question de vocat 1, comme on y trouve mot à mot, l4 doctrine sur la comn ninn fréquente restaurée par Pie X. ue ne fut-il toujours étudié et suivi avec plus de soins. (Tesnière, Som. ored. euch. La pratique, p. 89).

avons confiance, une très heureuse restauration dans les idées relatives à la vocation. Presque tous les ouvrages modernes renferment sur ce point capital des notions et des règles complètement opposées à la doctrine des grands docteurs catholiques.»

De son côté le P. Vermeersch écrit (Opus.

cit., p. 26) : « Enfin, deux auteurs sont décidément revenus à la doctrine des anciens.

C’est le P. Berthier, M.S., dans son opuscule « Des états de vie chrétienne et de la vocation », et le P. Bouvier, S. J., (Recrutement sacerdotal 1901) : « De la vocation d’après les maîtres de la Théologie.» Nous voulons, en autant que nous le pouvons, nous efforcer de faire revivre cette doctrine ancienne qui, selon nous, découle de l’interprétation authentique des Saintes Écritures et des Pères de l’Église, et se recommande par sa clarté et par son intelligence facile.» Le mal était donc indiqué depuis assez longtemps. Les récentes controverses relatives à cette question ont eu pour résultat de nous faire connaître la pensée de Rome, et c’est à elle que nous voulons nous attacher de tout cœur, convaincu que si elle est bien comprise elle produira au point de vue du recrutement des vocations, les plus heureux résultats.

Le troisième motif qui me porte à vous offrir ces pages se trouve dans l’amour de Jésus qui se plaint de ne pas être aimé, qui souffre de ce que les âmes ne le connaissent pas ou s’éloignent de lui, et cela, en grande partie, parce que les missionnaires, les apô-

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