Le procédé de la teinture des anciens est encore inconnu
7. Les phénomènes chimiques de la purpurification ne le sont encore que trèsincomplètement.
Passons maintenant à la distinction des espèces.
La P. persique : 2. persica, de Lamk.; Buccinum haustorium, Linn., Gmel., p. 3498, n.° 175; Enc. méth., pl. 397, fig. 1, 4, b, vulgairement là Conque persique. Coquille assez grande, ovale, sillonnée transversalement; spire courte; ouverture très-évasée, la columelle étant excavée longitudinalement dans sa longueur; le bord droit, sillonné en dedans; couleur d’un brun noirâtre, maculé de blanc sur les sillons; columelle jaune; intérieur du bord droit noirâtre.
De l'Océan des grandes Indes, et des rivages de la Nouvelle-Zélande, suivant Gmelin.
La Pourpre tachetée; P. Rudolphi, Chemn., Conch., 10, t. 154, fig. 1467, 1468. Coquille ovale, sillonnée en travers, à spire un peu plus élevée que dans la précédente, et à tours de spire noduleux et anguleux à leur bord supérieur; l'ouverture est aussi moins dilatée, non rayée dans le fond, et la columelle plus étroite. Couleur d’un brun noirâtre, marqué de grosses taches noires et blanches, outre celles articulées des sillons.
De POcéan des grandes Indes, comme la précédente, dont elle n’est sans doute qu’une variété de sexe.
La P. antique : 2. patula, Linn., Gmel., pag. 3483, n.° 51; Martini, Conch., 3, tab. 69, fig. 758, 759. Coquille ovale, sillonnée en travers, hérissée de tubercules, surtout dans le jeune âge; à spire assez courte; l'ouverture évasée. Couleur d’un roux noirâtre en dehors; la columelle d’un jaune roussâtre; le bord droit blanc.
De l'Océan atlantique et de la Méditerranée, où elle est assez commune pour que F. Columna ait pensé que c'était de cette espèce que les Romains tiraient leur couleur pourpre.
La P. columellaire : 2 columellaris, de Lamk., Anim. sans vert.. tom. 7, pag. 236, n.° 4; Enc. méth., pl. 398, fig. 3, 4, b. Coquille ovale, épaisse, striée et rugueuse en travers;
spire courte; columelle plane avec un pli au milieu; le bord droit garni à l’intérieur d’une série de dents assez fortes. Couleur roussâtre.
Patrie inconnue.
Est-ce bien une véritable pourpre.
La P. cordelée : P succincta, de Lamk.; B. orbitus, Linn., Gmel., p. 3490, n.° 183; Enc. méth., pl. 398, fig. 1, 4, b. Coquille assez épaisse, ovale, striée en travers, et comme cordelée par de grosses rugosités épaisses, élevées, costiformes; la partie supérieure des tours de spire se relevant au-dessus de la suture. Couleur grise.
Des mers de la Nouvelle-Zélande.
La Pourpre consul : ? consul, de Lamk.; Murex consul, Linn., Gmel., p. 3540, n.° 159; Chemn., Conch., 10, tab. 160, fig. 1516, 1517. Très-grande coquille, épaisse, pesante, ovale, turbinée, ventrue; à spire conique, aiguë, garnie au bord supérieur de ses tours de tubercules noduleux, qui, sur le dernier, sont très-grands et comprimés; le bord droit sillonné en dedans et échancré en arrière. Couleur blanche.
De l'Océan indien.
La P. armigère; P armigera, Bucc. armigerum, Chemn., Conch., 11, tab. 187, fig. 1798, 1799. Coquille ovale, subturbinée, striée en travers; spire conique, garnie de plusieurs rangs de tubercules noduleux, obtus, alongés, dont ceux des deux rangées supérieures du dernier tour sont plus grands; columelle avec trois plis peu marqués en avant; bord droit, mince et sinueux. Couleur blanc-jaunâtre.
Patrie inconnue.
La P. bituberculaire : P bitubercularis, de Lamk., loc. cit., p. 137, n.° 8; Séba, Mus., 3, tab. 2, fig. 22, 23. Coquille ovale, à spire un peu élevée, hérissée de tubercules aigus sur deux rangs, aux deux derniers tours; ouverture lisse. Couleur peinte longitudinalement de noir et de blanc; les tubercules noirs.
Patrie inconnue.
La P. marron d’Inde : ?. hippocastanum, Mur. hippocastanus; Linn., Gmel., p. 3539, n.° 48; Martini, Conch., 3, tab. 99, fig. 945, 946. Coquille ovale, hérissée de tubercules alongés, spiniformes, et cerclée de sillons subsquameux; bord droit, sinueux et verruqueux en dedans. Couleur marbrée de noir et de blanc.
De l'Océan des grandes Indes.
La P. ondée : P undata, de Lamk., loc. cit., pag. 238, fig. 10; Chemn., Conch., 1, tab. 192, fig. 1861, 1862. Coquille ovale, aiguë , très-finement striée en travers; tours de spire un peu anguleux à leur partie supérieure, et hérissés de petits tubercules aigus sur deux rangs au dernier. Couleur peinte de blanc et de brun noirâtre en ondes longitudinales; ouverture blanche, avec quelques sillons en dedans du bord droit.
Patrie inconnue.
La Pourpre hémastome : ?. hemastoma, B. bemastoma, Linn., Gmel., pag. 3483, n.° 52; Martini, Conch., 3, tab. 101, fig. 964, 965. Coquille un peu épaisse, ovale, conique, striée en travers; tours de spire obtusément anguleux à leur bord supérieur, et garnis de nodules sur quatre rangs au dernier. Couleur d’un fauve roussâtre en dehors; l'ouverture jaune pourprée.
De l'Océan atlantique, peut-être de celui des grandes Indes, suivant M. de Lamarck. Gmelin lindique aussi comme de la Méditerranée.
La P. bourgeonnée : P mancinella, Mur. mancinella, Linn., Gmel., pag. 3538, n.° 47; Purp. gemmulata, de Lamk., Enc. méth., pl. 397, fig. 3, 4, b. Coquille ovale, ventrue, épaisse; spire conique, aiguë, hérissée de tubercules subaigus, disposés en rangées transversales ; columelle striée; couleur blancrougeâtre; la base des tubercules rouges; l'ouverture jaune; les stries du bord droit rouges.
Des mers de l’Inde, suivant M. de Lamarck, et en outre de l'Afrique occidentale, suivant Gmelin.
M. de Lamarck regarde comme une variété de cette espèce, une coquille plus petite, oblongue, d’un blanc jaunâtre, et dont les tubercules gemmiformes sont orangés. Elle est figurée dans de Born, Mus,, t. 9, fig. 19 et 20.
La P. crapaud : 2. bufo, de Lamk., loc. cit., p. 239, n.° 13; Petiv., Gaz., tab. 19, fig. 10. Coquille ovale, raccourcie, ventrue, striée en travers ; spire très-courte, un peu aigué, tuberculifère; les tubercules sur quatre séries au dernier tour; ouverture dilatée, très-lisse, d’un blanc jaunûtre.
Des mers de l’Inde ?
La P. calleuse : 2 callosa, de Lamk., p. 239, n.° 14; Séba, Mus., 3, t. Go, fig. 11; vulgairement le Cul-de-singe. Coquille obovale, ventrue, striée en travers; spire très-courte , comme écrasée, calleuse, mucronée, tuberculifère; les tubercules sur deux rangs au dernier tour; couleur d’un gris brunâtre en dehors; ouverture blanc-jaunâtre très-lisse.
Patrie inconnue.
La Pourpre néritoïde : 2 neritoides, de Lamk.; Mur. fucus, Gmel., p. 3538, n.° 44; Mart., Conch., 3, t. 100, fig. 959-962. Coquille épaisse, ovale, raccourcie, ventrue, striée en travers, à spire très-courte, comme écrasée, garnie de tubercules, en quatre séries sur le dernier tour; columelle plane, très-large, biponctuée de noir : couleur d’un blanc sale.
Patrie inconnue.
La P. planospire : P. planospira, de Lamk., p. 240, n.° 16; P. lineata, Enc. méth. pl. 397, fig. 5, 4, b. Coquille épaisse, subhémisphérique, ventrue, cerclée de côtes distantes,
subaiguës, à spire comme tronquée, plane et même un peu enfoncée; columelle profondément excavée dans son milieu; bord droit, épais; couleur générale blanche, rayée de jaune en dehors et d’un orangé rougeâtre très-vif en dedans.
Patrie inconnue.
La P. callifère; P. callifera, de Lamk., 240, 17. Coquille ventrue, semi-globuleuse, à spire courte, mamillaire au sommet et comme couronnée par une rangée de callosités gibbeuses, décurrentes ; ouverture lisse : couleur blanchâtre.
Patrie inconnue.
La P. couronnée : 2. coronata, de Lamk., 241, 18; le Labarin, Adans., Sénég., pl. 7, fig. 2; Enc. méth. pl. 397, fig. 4. Coquille ovale, aiguë, ventrue, striée grossièrement en travers, à spire conique, couronnée par une série décurrente de tubercules plus alongés et plus droits sur le dernier tour, et à suture imbriquée et laciniée : couleur brun-noirâtre en dessus, cendrée intérieurement; l’ouverture jaunâtre.
Des mers du Sénégal.
La P. carinifère : P. carinifera, de Lamk., 241, 19; Mart., Conch., 3, t. 100, fig. 951? Coquille ovale, aiguë, à tours de spire striés, très-anguleux ou carenés; la carène hérissée de tubercules distants et doublés sur le dernier; ouverture lisse : couleur fauve roussâtre.
De l'Océan atlantique austral ?
La P. escalier; 2 scalariformis, de Lamk., 241, 20. Coquille ovale, scalariforme, ombiliquée, à spire saillante; les tours treillissés, aplatis en dessus et carenés; ouverture ronde; le bord droit, sillonné en dedans : couleur blanche.
Patrie inconnue.
La Pourpre pagode : P. sacellum, Mur. sacellum, Linn., Gmel., p. 3530, n.° 164; Chemn., Conch., 10, tab. 163, fig. 1561 et 1562. Coquille ovale, scalariforme, ombiliquée, à tours de spire striés et cordonnés, aplatis en dessus, et muriqués le long d’une carène décurrente : ouverture arrondie, ovale, à bord droit, crénelé et sillonné en dedans.
Cette espèce, qui vient de la mer des Indes, près les îles de Nicobar, n'appartient pas à ce genre, s’il est vrai, comme le dit Gmelin, qu’elle ait un tube droit un peu relevé.
La P. écailleuse : ?. squamosa, de Lamk., 7, 242, 22; Enc. méth., pl. 398, fig. 2, a, b. Coquille ovale, aiguë , à tours de spire séparés par une suture étranglée, convexes, subtreillissés par ces stries décurrentes très-fines, et par des sillons transverses, aigus, comme écailleux; bord droit, denticulé : couleur jaune, testacée en dehors, blanche en dedans.
La P. ridée : P rugosa, de Lamk.; Buccinum bicostatum, Brug., Encycl., Dict. n.° 17, et B. lacunosum, n.° 19; Chemn., Conch., 10, t. 154, fig. 1473. Coquille ovale-oblongue, à tours de spire convexes, rendus rugueux par des sortes de rides décurrentes, alternativement grandes et petites, et légèrement imbriquées d’écailles; le bord externe sillonné
intérieurement : couleur d’un blanc sale à l’état adulte, et avec quelques teintes brunes dans le jeune âge.
Des mers de la Nouvelle-Zélande.
La P. nattée: P textilosa, de Lamk., 7, 242, 24; Enc. méth., pl. 398, fig. 4, 4, b. Coquille ovale, aiguë, un peu ventrue, à spire médiocre; les tours treillissés par des stries d’accroissement très-fines et des grosses rides décurrentes non écailleuses, alternativement grandes et petites; ouverture évasée; le bord externe profondément sillonné intérieurement : couleur d’un blanc sale.
Des mers de la Nouvelle-Hollande.
La P. guirlande : P coronatum; B. coronatum, Linn., Gmel., 3486, n.° 86; B. sertum, Brug., Dict., n.° 25; P sertum, de Lamk., Enc. méth., pl. 397, fig. 2. Coquille ovaleoblongue, à tours de spire convexes, aplatis en dessus et treillissés par des stries d’accroissement imprimés, et par des stries décurrentes granuleuses; ouverture avec un sinus postérieur formé par une dent de chaque bord; le droit lisse : couleur variée de grandes taches blanches et rousses, inégales; la columelle fauve.
Patrie inconnue.
La Pourpre Francolin : ? Francolinus, B. Francolinus, Brug., Dict., n.° 24; Séba, Mus., 3, t. 53, fig. T. Coquille ovale oblongue, assez lisse, à tours de spire convexes, aplatis en dessus et treillissés par des stries d’accroissement plus fines et par des stries décurrentes également moins marquées et nullement granuleuses : couleur fauve roussâtre, ornée de petites taches blanches épaisses; sinus postérieur comme dans la précédente.
Cette espèce, dont on ignore la patrie, doit-elle être distinguée de la P. guirlande ?
La P. a collet; P. Jimbosa, de Lamk., 7, 243, 27. Coquille ovale-oblongue, à tours de spire aplatis en avant de la suture et très-finement striés dans leur décurrence; bord droit mince : couleur d’un fauve rougeûtre.
Patrie inconnue.
La P. ficelée; P ligata, de Lamk., 7, 244, 28. Coquille ovale-oblongue, à tours de spire convexes, aplatis à leur partie postérieure, cerclés de rugosités un peu convexes : couleur d’un gris roussâtre en dehors, blanche et lisse en dedans.
Patrie inconnue.
La P. fustigée : P. cruenta, B. cruentatum, Linn., Gmel., p. 3491, n.° 88; Martini, Conch., 4, t. 123, fig. 143 et 144. Coquille ovale, aiguë, à tours de spire convexes, subanguleux, cerclés de stries extrêmement fines : couleur grise, parsemée de taches irrégulières rouges ou ventre de biche en dehors; l'ouverture d’un jaune testacé; le bord droit strié en
dedans.
Des mers de la Guiane.
IS
La P. a teinture : ? lapillus, B. lapillus, Linn., Gmel. p. 3484, n.° 53; Martini, Conch., 3, €. 1121, fig. III et 1112, et 4, t. 1122, fig. 1128 et 1129. Coquille épaisse, ovale, aiguë, à spire conique; les tours convexes, plus ou moins fortement striés, suivant la décurrence de la spire; bord droit épais et denticulé en dedans; couleur extrêmement variable, mais le plus ordinairement d’un blanc sale ou jaunâtre, zoné de brun plus ou moins foncé.
Cette espèce, fort commune sur les bords de la Manche, sur les côtes de l'Océan et même sur celles de l'Afrique occidentale, puisque le libot d’Adanson (Sénég., pl. 7, fig. 4) lui appartient, présente un grand nombre de variétés, d’abord dans la taille, ensuite dans l’état lisse ou rugueux, et, enfin, dans la couleur; ainsi, il y en a de toutes blanches, de toutes brunes et de toutes jaunes; le plus grand nombre est lisse ou peu rugueux; mais on en trouve aussi qui offrent des côtes assez bien marquées et hérissées d’écailles imbriquées. M. de Lamarck a cru devoir former de cette variété une espèce distincte, qu’il a nommée la P. imbriquée, P. imbricata. Ayant eu l’occasion de voir cette coquille sur les côtes de la Manche et d'en observer l'animal, nous pouvons assurer que ce n’est qu’une simple variété du 2 lapillus.
Réaumur (Mémoires de l’Académie des sciences de Paris, année 1711), a donné des détails curieux sur cette espèce, pour prouver qu’elle pouvait fournir de la pourpre. Ses œufs, graniformes, déposés un à un sur les rochers, ont été longtemps regardés comme une espèce d’hydre, Æ. triticea. Cette erreur a été relevée par Stroëm, qui a beaucoup étudié ce mollusque.
La Pourpre calebasse : P lagenaria, de Lamk., 7, 245, 32; Rumph., Mus., t. 24, fig. D. Coquille ovale, à spire courte, un peu obtuse, à tours anguleux en arrière, plats, comprimés au-dessous de la suture, très-finement striés en travers; bord droit mince, lisse en dedans : couleur fauve, coupée de bandes blanches et ornée de petites lignes longitudinales ondées, ventre de biche en dehors, fauve rougeâtre en dedans.
Patrie inconnue.
La P. cataracte : P. cataracta, B. cataracta, Linn., Gmel., pag. 3498, fig. 177; Chemn., Conch., 10, t. 152, fig. 1455. Coquille ovale, aiguë, à tours de spire subanguleux en arrière, treillissés par des stries décurrentes un peu saillantes, et des stries d’accroissement imprimées ; bord externe strié en dedans; couleur grise, ornée de bandes longitudinales ondées, brunes.
Des mers de la Nouvelle-Zélande.
La P. bicostale : 2. bicostalis, de Lamk., 7, 243, 34; Enc. méth., pl. 398, fig. 5, 4, b. Coquille ovale, aiguë; à tours de spire striés dans leur décurrence, anguleux en arrière et garnis de tubercules en double série sur le dernier; le bord droit sillonné à l’intérieur : couleur grise, peinte de bandes longitudinales, flexueuses, d’un brun roux en dehors.
Patrie inconnue.
La Pourpre plissée : P. plicata, Murex plicatus, Linn., Gmel., p. 3551, n.° 94; Martini, Conch., 4, t. 123, fig. 1141 et 1142. Coquille conique, à spire courte, obtuse au sommet,
plissée obliquement et dans la longueur, hérissée de tubercules, formant quatre séries sur le dernier tour; bord droit denté en dedans; couleur noire et blanche, par bandes longitudinales.
De l'Océan indien ?
La P. corbulée : 2. fiscella, M. fiscellus, Linn., Gmel., pag. 3552; Chemn., Conch., 10, t. 160, fig. 1524 et 1525. Coquille ovale-oblongue, à spire un peu saillante, assez obtuse, plissée et nodulée dans sa longueur, striée en travers; ouverture peu évasée; couleur noire et blanche en dehors, teintée de rose violâtre en dedans.
Des mers de la Chine.
La P. thiarelle : P. thiarella, de Lamk., 7, 246, 37. Assez petite coquille ovale, aiguë, un peu ventrue, striée, à tours de spire anguleux, aplatis en arrière et couronnés par une série décurrente de tubercules; le bord droit sillonné en dedans : couleur d’un gris fauve.
Patrie inconnue.
La P. rustique; 2 rustica, de Lamk., 7, 246, 38. Petite coquille ovale, aiguë, striée en travers, plissée et noduleuse dans sa longueur; tours de la spire anguleux : couleur variée de brun sur les plis, plombée dans les intervalles et jaunâtre sur les nodules.
Patrie inconnue.
La P. semi-imriquée; ?. semi-imbricata, de Lamk., 7, 246, 9. Coquille ovale, aiguë, à spire saillante, côtelée dans sa décurrence; les côtes du dernier tour imbriquées d’écailles ; ouverture oblongue, un peu resserrée en arrière; bord droit épais, denticulé en dedans : couleur blanche.
Des côtes occidentales du Mexique.
La P. échinulée; ?. echinulata, de Lamk., 7, 247, 40. Coquille ovale, ventrue, striée très-finement en travers, et plissée dans sa longueur; spire courte, obtuse; tours anguleux en arrière et hérissés de tubercules nombreux, sur quatre rangs au dernier; ouverture lisse; le bord externe jaunâtre en dedans.
Patrie inconnue.
M. de Lamarck avait cru que ce pourrait être le M. mancinella de Linné; mais il paraît qu'elle en diffère par plusieurs caractères.
La Pourpre hérisson : 2 hystrix, M. hystrix, Linn., Gmel., p. 3538, n.° 46; Martini, Conch., 3, t. 101, fig. 974 et 975. Coquille ovale, ventrue, striée en travers, à spire courte, aiguë, hérissée d’épines assez longues, canaliculées, sur quatre séries décurrentes; ouverture grande; bord droit denticulé intérieurement; columelle un peu ridée en avant : couleur jaunâtre en dehors, un peu rosée en dedans; mais quelquefois variée de brun et de blanc, unicolore ou tachetée.
Patrie inconnue.
La P. deltoïde; ?. deltoidea, de Lamk., 7, 247, 42. Coquille ovale, raccourcie, ventrue, subdeltoïde; à spire courte, un peu obtuse; le dernier tour couronné en arrière de tubercules rares, assez grands, et de nodosités en avant; le bord droit lisse; couleur rougeâtre.
Patrie inconnue.
La P. unifasciale : P unifascialis, de Lamk., 7, 247, 43; Enc. méth., pl. 397, fig. 6. Coquille mince, ovale, aiguë, ventrue, très-finement striée en travers, à spire courte; le dernier tour garni postérieurement d’une série de nodules striés transversalement; ouverture très-large, à bord droit mince, strié en dedans : couleur roussâtre, avec une bandelette blanche en travers.
Patrie inconnue.
La P. rétuse : 2 retusa, de Lamk., 7, 248, 44; Buccinum fossile, Linn., Gmel., p. 3485, n.° 58? Mart., Conch., 3, t. 94, fig. 912. Coquille ovale, lisse, à spire très-courte, rétuse; le dernier tour subanguleux au milieu, puis excavé et renflé à sa partie postérieure; ouverture petite, lisse; la columelle renflée et calleuse en arrière, arquée en avant; le bord droit mince : couleur d’un blanc sale.
Patrie inconnue.
M. de Lamarck pense que cette coquille, qui faisait partie de son cabinet, ne correspond pas exactement au B. fossile de Martini, et en effet elle n’est pas fossile, comme celui-ci.
La Pourpre cabestan : 2 srochlea, B. scala, Linn., Gmel., p. 3485, n.° 61; Triton cochlea, de Lamk., Enc. méth., pl. 422, fig. 4, 4, b. Coquille ovale, à spire assez saillante, cerclée dans toute sa décurrence par des bourrelets élevés, assez larges, très-lisses, au nombre de trois sur le dernier tour et formant trois saillies sur le bord droit, constamment mince : couleur cendrée.
Du détroit de Magellan et des mers du cap de Bonne-Espérance.
C'est une coquille rare et fort recherchée.
La P. cheville; 2 cavus, de Lamk., 7, 248, 46. Coquille ovale, conique, grêle, presque turriculée, scalariforme, à sommet aigu, striée très-élégamment en travers, côtelée dans sa longueur; bord externe mince et strié en dedans : couleur d’un gris bleuâtre en dehors, rougeâtre en dedans.
Patrie inconnue.
La P. fasciolaire : P. fasciolaris, de Lamk., 7, 249, 47; Gualt., Test, tab. 65, fig. G? Coquille ovale, conique, luisante, très-finement striée en travers, avec un seul pli à la partie postérieure de la columelle, et le bord droit strié en dedans : couleur d’un blanc bleuâtre, mêlé de fauve, avec des fascies nombreuses, articulées de blanc et de brun.
Patrie inconnue.
La P. pavillon : 2 vexillum, Strombus vexillum, Gmel., pag. 3520, n.° 52; Chemn., Conch., 10, t. 157, fig. 1504-1506. Coquille petite, lisse, luisante, ovale, subcylindrique, à spire courte, obtuse; ouverture évasée à sa base, avec un canal très-court, ou subéchancrée; bord droit un peu épais, sillonné à l’intérieur et ailé à la manière des strombes : couleur rousse, rougeâtre, alternativement fasciée de rouge et de brun.
De l'Océan indien.
Il paraît que c’est une coquille fort rare.
La P. bizonale; ?. bizonalis, de Lamk., 7, 249, 49. Coquille fort petite, très-épaisse, lisse, ovale, globuleuse, à spire courte, obtuse; ouverture lisse, terminée par un canal fort court : couleur jaune, avec deux bandes transverses blanches.
Patrie inconnue.
La Pourpre noyau : P nucleus, Bucc. nucleus, Brug., Dict. enc., n.° 14. Coquille petite, lisse, luisante, striée en travers auprès et en dedans du bord droit; ouverture arrondie : couleur d’un brun châtain.
Patrie inconnue.
D'après les caractères que nous venons de donner des différentes espèces de coquilles que M. de Lamarck a placées dans ce genre, il est évident que c'est un genre assez artificiel et mal circonscrit; aussi M. de Lamarck lui-même a-t-il regardé comme des pourpres des espèces que d’abord il avait placées dans des genres voisins. Quoi qu’il en soit, les espèces pourraient être partagées par petits groupes qui en faciliteraient la connaissance. Le premier comprendrait celles qui ont les caractères de la pourpre persique, avec la forme particulière de son opercule, comme la pourpre patulée; et le dernier renfermerait les espèces dont la spire est assez élevée pour leur avoir mérité l’épithète de scalariforme, comme la pourpre cabestan et plusieurs autres. On placerait ensuite dans des sections intermédiaires les espèces ovales, cerclées, comme la pourpre interrompue; les espèces épineuses, comme les pourpres bourgeonnée, marron d’Inde, etc., qui rappellent les ricinules; et enfin, les espèces ovales, alongées, plus ou moins buccinoïdes, comme les pourpres squameuse, teinturière, etc. On trouverait même probablement convenable de former une section distincte avec les pourpres guirlande et Francolin, qui ont en effet des caractères assez particuliers. (De B.)