A VALOGNES
Ex imo.
... V>' ÉTAIT dans la ville adorée, Sarcophage pour moi des premiers souvenirs, Où tout enfant j'avais, en mon âme enivrée, Rêvé ces bonheurs fous qui restent des désirs I C'était là... qu'une après-midi, dans une rue. Dont un soleil d'août, de sa lumière drue. Frappait le blanc pavé désert, — qu'elle passa. Et qu'en moi, sur ses pas, tout mon cœur s'élança I
Elle passa, charmante à n'y pas croire. Car ils la disent laide ici, — stupide gent!
Tunique blanche au vent sur une robe noire, Elle était pour mes yeux comme un vase élégant,
Incrusté d'ébène et d'ivoire 1 Je la suivis... — Ton cœur ne t'a pas dit tout bas Que quelqu'un te suivait, innocente divine,
Et mettait... mettait, pas pour pas.
Sa botte où tombait ta bottine?...
Qui sait? Dieu te sculpta peut-être pour l'amour, G svelte vase humain, élancé sur ta basai
Pourquoi donc n'es-tu pas, ô Vase I L'urne de ce cœur mort que tu fis battre un jour I
Août iS-j;.