‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 145 sur 341 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

14. Ibid., 1591. Nous avons déjà vu dans un précédent chapitre (ch. II, p. 40,

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CtiLTE ùES EMPEREURS. — Le culte des empereurs, qui était si bien approprié aux idées des Orientaux et qui fut même, on peut le dire, inventé par eux, eut de bonne heure de l'importance dans une ville qui n'était pas moins grecque et orientale qu'italienne, Auguste, en Orient, laissa toujours les cités libres de lui rendre les honneurs divins ; en Occident, c'est seulement vers la fin de son règne qu'il permit qu'on l'adorât; et encore, en Italie, les inscriptions qui relatent ce fait sont-elles assez rares. En dehors des villes qui étaient des colonies fondées par lui, ou dont il était le patron, c'est en Campanie, c'est-à-dire dans la région gréco-orientale de la péninsule que son culte se développa le plus rapidement (Cumes, Pompéi, Pouzzoles) 1. Ostie, pour les mêmes raisons que Pouzzoles, est une des premières villes italiennes où on ait adoré Auguste-. Le culte impérial trouva dans les deux ports un terrain très favorable.

L'extension qu'il prit très vite, à cause du caractère oriental de la ville, est confirmée par les nationalités des Augustales. Nous avons déjà vu, à propos du monument dédié à Tibère, que la plupart d'entre eux devaient être des Asiatiques : presque tous portent des noms grecs et orientaux; l'un d'eux, Q. Aurelius Hermadion, se désignant nettement comme étranger, unit dans une dédicace le Génie de Pouzzoles à celui de sa patrie 3.

Le temple d'Auguste fut, du vivant de cet empereur, construit aux frais de L. Calpurnius ^, négociant à qui est adressée la dédicace des marchands d'Alexandrie, d'Asie et de Syrie. Ce simple fait nous montre quels furent les premiers adorateurs de la divinité impériale. On connaît un flamen divi Augusti

Après Auguste, les empereurs qui paraissent avoir été

note 1) que les inscriptions où il est question du deus patrius ne doivent pas être rapportées à Pouzzoles, comme certains l'ont cru (Mommsen dans le CIL., no" 1553, 1805, 1881), mais à Misène.

1. Sur tous ces points, cf. Hirschfeld, Silzber. der Berl. Akad. (1888,2), p. 837-839.

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