‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 208 sur 341 · Athen., IX, 401, p. 374 (éd. Kaibel · texte numérisé non relu

Athen., IX, 401, p. 374 (éd. Kaibel

est Nisida, et le rivage en question est la plage de Bagnoli, appelée par l'écrivain : xà TsXsu-afa [jAp-q Aixaiap'/siaç. Or, le territoire de Naples devait comprendre Bagnoli, puisqu'il s'étendait, du côté de Pouzzoles, jusqu'aux monts Leucogées. Une modification aurait-elle été faite sous l'Empire? Ou bien, tandis que N aples possédait les terres de l'intérieur jusqu'aux collines Leucogées, Pouzzoles aurait-elle eu le littoral jusqu'à Nisida? On peut croire qu'Athénée, tout comme Spartien, ne tient pas compte des limites administratives. En fait, il considérait le littoral jusqu'à Nisida comme faisant partie de Pouzzoles. Géographiquement parlant, il avait raison ; en outre, toute cette côte étant occupée sans doute par des constructions, villas, établissements balnéaires, il désignait justement la plage de Bagnoli par les mots : xi xsXcUxaïa [jApri A.v/.aiixp'/^s.uq.

TOPOGRAPHIE DE LA VILLE

Époque pré-romaine. — Aux époques grecque et samnite, et dans les premiers temps de l'occupation romaine, Dicaearchia était resserrée sur l'étroite colline du Castello, qui offrait un abri naturellement sûr, rendu en outre inexpugnable par des fortifications, comme le fait remarquer Tite-Live ^ Du côté de la mer, la colline s'élevait en une pente raide qui, par suite de l'action des eaux et du travail des hommes, est devenue encore plus escarpée. On la contournait jadis à pieds secs ; aujourd'hui on ne peut plus le faire qu'en barque. A l'est seulement l'accès en était plus facile ; elle n'était séparée des hauteurs situées en face que par une faible et étroite dépression ; c'est de ce côté qu'elle avait le plus besoin de protection, mais c'est par là aussi qu'elle devait communiquer avec le dehors. Les deux hauteurs sont maintenant réunies par un pont sous lequel aboutit la route de Naples ; pour des raisons de sécurité, les anciens durent se contenter, au début, d'un pont-levis. En tête du pont était l'unique porte 2, qui demeura également la seule pendant tout

1. T.-L., XXIV, 13 : Locus munimento quoque, non natura modo tutus.

2. Celle dont parle Tite-Live (XXXVII, 3) : Puteolis pluribus locis murus et porta fulmine icta.

TOPOGRAPHIE DE LA VILLE

le moyen âge Actuellement, les communications entre la Castello et le port sont directement assurées par un escalier tortueux et pittoresque qui, aboutissant dans la rue de la jetée, permet de gagner la ville basse en venant de la cathédrale, sans qu'on soit obligé de faire le tour par le pont. Il passe sous une porte, la Porta Nuova, construite dans les temps modernes, et appelée ainsi par opposition à la porte unique de l'ancien Castello

On ne voit plus rien des fortifications qui protégèrent la ville contre Hannibal ^. Les renseignements que j'ai recueillis à ce sujet se réduisent à peu de chose. Quand on construisit le tunnel du tramway électrique, on remarqua quelques portions de murailles, pierres volcaniques polygonales, disposées par rangées horizontales, et mesurant, en longueur et en épaisseur, de 0.60 à 0.70 cm. et 1 mètre. A cause de leur situation sur le pourtour de la colline du Castello, on supposa qu'elles avaient fait partie des fortifications antiques ^. En tout cas, elles ne remontent pas à l'époque grecque. Les murs d'enceinte des Grecs étaient faits de masses cubiques plus volumineuses (à Cumes, les pierres des murailles étaient longues de 2 mètres ; à Naples, elles variaient entre 2 et 3 mètres) ^. Les murs retrouvés à Pouzzoles appartiennent donc probablement à l'époque romaine ^.

Les rues de la vieille ville étaient à peu près disposées comme celles du quartier actuel du Castello, le seul qui, depuis vingt-cinq siècles, ait été habité sans interruption. Droites et parallèles, dirigées, les unes du sud au nord, les autres de l'est à l'ouest, elles se coupaient à angles droits. De même que dans les quartiers antiques de Naples, nous avons ici, mais sur une échelle plus réduite, un exemple intéressant de l'alignement des rues dans une ville grecque La

1. Graevius, Thes., IX, 4 (Mazzellae... silus... Puteol., p. 7, D-F). Cf. aussi le manuscrit de Bouchard publié par L. Marcheix : Un Parisien à Rome et à Naples, en 1632, p. 126, et la vue générale de Pouzzoles dans le recueil de Paoli et dans Mazzella.

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