‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 213 sur 341 · QUARTIERS ET RUES VOIES ABOUTISSANT A LA VILLE · texte numérisé non relu

QUARTIERS ET RUES VOIES ABOUTISSANT A LA VILLE

La ville était divisée en quartiers que nous font connaître des inscriptions. Ils étaient dénommés à l'imitation de ceux de Rome, ou portaient les noms de grands industriels ou commerçants.

1° Reffio portac triumphalis. — L'inscription, retrouvée dans la villa Cardito, qui nous fait reconnaître ce quartier, est une dédicace à Mavortius Lollianus K La reg-io portae triumphalis s'étendait peut-être de ce côté.

lari iure Campaniae praesidens Terracinensiuni contemplaretur angustias, quocl nihil subsidii décréta dudum oppida conferebant, ne commoda P. R. civitas... succumberet, V et DCC mod. Puteolanis municipibus derogatos, Terracinensium usui deputavit. — Ainsi, l'anuona de Pouzzoles fut, sous Constantin, de 150.000 niodii ; sous Constance, de 74.000 ; sous Constant, de 100.000; sous Julien, de 94.300 modii. — Le nombre des participants aux distributions gratuites del'annone, à Rome, peut, dans une certaine mesure, servir de base au calcul pour déterminer le chiffre total de la population, parce que tous lee hommes libres, exception faite des sénateurs et des chevaliers, avaient droit à 5 modii par mois. En calculant le rapport, évalué d'après certaines données statistiques anciennes ou modernes, qui pouvait exister entre le nombre des participants et celui de la population (à savoir les enfants, les femmes, les esclaves, les étrangers, les sénateurs et les chevaliers), on en a conclu que pour 200.000 participants, chiffre minimum fixé sous Auguste (Beloch, Bevôlk., p. 398), la population totale de la ville pouvait être de 800.000 hab. environ {ibid., p. 404, 412). Mais ces calculs qui peuvent avoir quelque valeur en ce qui concerne Rome, n'en auraient aucune pour Pouzzoles. D'abord les variations brusques, qui augmentent et diminuent dans des proportions considérables les distributions faites à la plèbe, empêcheraient tout calcul. Mais, et c'est la raison principale pour laquelle le texte de Symmaque ne peut fournir aucune base au calcul, les distributions gratuites qu'on faisait dans les municipes italiens ou provinciaux n'avaient rien de commun avec l'institution des frumentationes, telle qu'elle était en vigueur dans la capitale. Ce n'étaient que des distributions, beaucoup plus irrégulières et beaucoup plus restreintes, faites, soit d'une façon permanente, soit d'une façon exceptionnelle, à la partie la plus misérable du prolétariat, par la charité privée ou publique. Cf., dans le Dizion. epigr. de Ruggiero, l'article de G. Cardinali : Friimentalio, p. 89 et suiv., où ce point est bien en lumière, et où est dressée la liste des villes où les documents littéraires et surtout cpigraphiques nous font connaître des distributions de ce genre (le texte de Symmaque est omis dans cette liste).

1. CIL., X, 1695 (ann. 355), 1. 11 : Regio porlae triumphalis pairono dignissima.

2" Regio clivi vitrarii sive vici turarii. — L'inscription, où elle est mentionnée, a été retrouvée près de l'Ospedale délia Carità, avec une statue de Mavortius Lollianus K Ce quartier occupait peut-être la pente de la colline entre l'emporium et l'amphithéâtre ; il était traversé par un clivus correspondant à la moderne via San Pasquale.

3° Vicus Lartidianus. — Partie occidentale de la ville, occupée maintenant par les usines Armstrong. Là a été retrouvée l'inscription qui concerne ce vicus. La famille des Lartidii, connue par d'autres textes épigraphiques, était importante, puisqu'un quartier tirait d'elle son nom

4° Regio vici Vestoriani et Calpurniani. — Les Vestorii et les Galpurnii étaient des commerçants et des industriels ; dans le quartier, qui reçut d'eux son nom, étaient peut-être leurs maisons de commerce et leurs fabriques. On a déjà vu que près des ruines appelées Fondera il semble qu'il ait existé une officine de caeruleum (industrie exercée par Vestorius). Il est possible que le vicus Vestorianus et Galpurnianus fût dans cette partie de la ville

5° Regio Palatina. — La regio Palatina a été quelquefois attribuée à Naples ; Mommsen l'attribue avec raison à Pouzzoles (les régions de Naples étaient désignées par le nom des habitants mis au génitif pluriel). Son nom, qui rappelle celui du Palatin de Rome, convenait mieux à une colonie romaine qu'à une ville ayant gardé ses anciennes appellations grecques.

L'emplacement du forum est incertain. L'agora de l'ancienne

1. Eph. epigr., VIII, n° 365. Not. degli scavi, 1885, p. 393.

2. Not.degli scavi, 1S90, p. 17. Eph. epigr., VIII, n" 360 (ann. 121 ap. J.-C.) : ... mquilini vici Larlidiani. — Une Lartidia est connue à Bacoli {CIL., X, 29 i9, 8192. M. So^-liano, Not. degli scavi, art. cit., croit que la famille 'des Lartidn était campaniennc, et peut-être originaire de Nola.

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