Garistie, Rest., dessin XXXI. — Mém., p
3. On voit encore des traces du marbre blanc et du marbre rose dont les murs étaient revêtus. Gf. Garistie, Rest., dessin XIX.
4. Ibid., dessin XVII (salle de droite); dessin XVIII (salle de gauche ; état actuel en 1817). Cf. aussi une vue de la salle de droite, dessin III, fig. 2, et une vue prise de l'anti-salle de droite, avec les restes de la cloison ornée d'hermès, ibid., fig. 4.
Fig. 30.
Salle d'angle de l'ouest, d'après Garistie (coupe). A gauche, l'égout collecteur.
LE MACELLUM
égout, dont l'ouverture était située (salle de droite) dans le coin k droite de la porte d'entrée, et (salle de gauche) dans le coin qui constitue l'angle extérieur de l'édifice. Cette disposition des canaux a pu être étudiée grâce à des fouilles entreprises par un évêque de Pouzzoles, Mgr Rosini, en 1818, en présence de Caristie, qui a rapporté avec le plus grand soin tous les détails de ces canaux et égouts. L'égout collecteur, dégagé en partie sur le côté ouest du monument,
FiG. 31.
Vue de la salle d'angle de l'ouest (d'après Caristie).
était haut de 0"\ 90, large de 0-, S8 (fig. 30) ; un autre égout courait le long du côté est ' .
Dans chaque salle, le canal était recouvert de sièges : de grosses pierres carrées (au nombre de 16 dans la salle de droite, de 18 dans la salle de gauche) étaient encastrées dans
1 Dans la salle de gauche, Caristie a retrouvé un canal supplémentaire d'écoulement, qui passait sous la porte de la salle, puis, faisant un angle droit et passant sous la porte voisine du passage latéral de l'édifice, rejoignait l égout collecteur. On n'a pas retrouvé de canal de ce genre dans la salle de droite ; mais Caristie suppose, vraisemblablement, qu'il en existait un semblable.
PRINCIPAUX MONUMËNtS ET RUINeS
le mur : au-dessus de ces pierres et par devant étaient appliquées des dalles de marbre portant chacune un trou rond. Chaque trou (diam. 0'", 26) des dalles verticales de devant communiquait par une fente avec celui des dalles horizontales formant siège. Il y avait place pour 45 de ces sièges, devant lesquels, dans chaque salle, étaient ménagés de petits caniveaux dans le dallage
Dans les murs latéraux étaient, à une certaine hauteur, creusées trois niches (larg. : 1™, 30) : l'une, au milieu, semicirculaire, les deux autres carrées, avec des piédestaux pour porter des statues. La niche du milieu était ornée de deux colonnettes (diam. 0"\ 22), reposant sur deux consoles sculptées Jusqu'à une hauteur de 0™, 40 au-dessus des sièges, la décoration était constituée par des plaques de marbre blanc ; au-dessus, par des rectangles de mosaïque en marbres variés Les ornements architecturaux étaient eux-mêmes recouverts de mosaïques, comme on put le constater sur un morceau de fronton qui, d'après les mesures prises, appartenait au fronton soutenu par les colonnettes de la niche du milieu ''.
Le mur du fond était percé de trois fenêtres, larges celles des côtés de 1"\ 80, et celle du centre de 2'", 10. Ces salles étaient les seules qui eussent des fenêtres.
L'entrée présentait une disposition spéciale. Elle était protégée par une barrière en marbre ornée d'hermès, qui empêchait de voir dans la salle, parce que la porte d'entrée de cette cloison ne correspondait pas à celle de la cella ^.
1. Largeur des siè{,'es: 0", 517 ; haut, 0"", 52. — On remarquera sur la vue ici reproduite d'après Caristie (dessin III, fig. 2) l'accoudoir en forme de dauphin qui se trouvait à gauche, en entrant dans la salle, au commencement de la rangée des sièges.
^ 2. Ces consoles (long. : O", 40; larg. : 0", 3b) existent encore, comme on peut s'en rendre compte, dans la salle de droite. Les restes des socles qui, dans ces niches, supportaient les statues, existent dans deux niches de la salle de droite, et dans deux delà salle de gauche. — Caristie, Resl., dessin XII, donne différents détails des fragments retrouvés : fragments des fûts des colonnettes, des consoles, de la corniche du fronton sur la niche du milieu.
3. On voit encore des fragments de ce revêtement (marbres rouge, blanc, jaune). Di lorio, Teinpio di Sera.pide,p. 70-74. Caristie, Resl., dessin XIIlI, fig. 9 ; dessin III, fig. 2.
4. Caristie, Rest., dessin XII, fig. 5, 6 (profils et détails retrouvés de l'entablement de la niche du milieu. Le morceau du fronton portait des traces de mosaïque). — Di lorio, Temp. di Serap., p. 74.
5. On n'a retrouvé les fragments de cette barrière que devant la salle de
tÈ MACELLUBI
Salles du pourtour. — Les trois autres côtés de l'édifice étaient occupés par une série de petites salles qui s'ouvraient alternativement à l'extérieur et sur le portique intérieur. Elles étaient différemment décorées : celles de l'intérieur avaient un revêtement de marbre, qui existait encore en partie au commencement du siècle dernier ; au contraire, les pièces qui s'ouvraient à l'extérieur ne portaient aucune trace d'un revêtement de ce genre; elles étaient seulement ornées de stucs K On pouvait les fermer ; Caristie a retrouvé des seuils, des restes de chambranles et d'embrassements en marbre ayant appartenu à diverses portes, les traces des trous où étaient les crapaudines, les œillets et la trace de verrous. On voit par ces indications que les portes étaient à deux battants ~.
On n'a rien retrouvé dans ces salles qui nous renseigne avec certitude sur leur destination. Tout ce qu'on sait, c'est que dans le sol de quelques-unes d'entre elles étaient pratiquées de petites ouvertures qui semblaient faites en vue de l'écoulement des eaux ^. Dans les chambres extérieures, il y avait des
droite. Une autre, semblable, existait de l'autre côte ; elle est indiquée sur le plan de Guasco : Caristie, Rest., dessin XVII, %. 8. — Ruggiero, Scavi, p. 121. — Di lorio, Temp. di Serap., p. 42. — Travail de basse époque. La cloison a subsisté intacte jusqu'en 1841 (Ruggiero, op. cil., p. 131). On voit encore aujourd'hui dans le monument un des hermès dont elle était décorée.
Longueur de cette cloison : 3-, 50 ; haut. : 2-, 45. La cloison est décorée à gauche de trois hermès, situés respectivement à la distance de 0", 90; puis vient l'ouverture de la cloison (O"», 90). Dans le coin, à droite, était un quatrième hermès: O", 28).
1. Dimensions de ces pièces variant entre 4'", 10 et 4"', 65 de largeur; 4™, 35 de profondeur sur les côtés; dimensions beaucoup plus irrégulières sur' la façade, comme on peut s'en rendre compte par un coup d'œil jeté sur le plan
: Caristie, Rest., dessin XIV, fig. 8 et 10, donne les détails des parties con- ^ servées des revêtements de marbres, et d'après cela tente une restauration. I Dans les chambres, marbres blancs. — Dans les passages latéraux avaient été , employés des -marbres violets, teintés de blanc et de rose. — Le bas des i murs, sous le portique, était décoré d'une bande de marbre rouge. — Caristie dit aussi que les chambres intérieures avaient un pavage en marbre blanc veiné tandis que celles qui s'ouvraient au dehors n'en avaient pas (Cf. dessin XIX). Sur la différence de la décoration, en marbre et en stuc, des chambres intérieures et des chambres extérieures, renseignements analogues dans Di lorio, GuiddiPozz., p. 29, et Temp. di Serap., p. 65, 70.
2. Caristie, Mém., p. 35 ; Rest., dessin XIII, fig. 4, 5, 13 à 22. Caristie donne les plans de tous les seuils à l'état actuel. — Fig. 11 : porte d'une des chambres larg. 1-, 745 ; haut. 3-, 030. — Cf. aussi Di lorio, Temp. di Serap., p. 76!
^ 3. Caristie, Mém., p. 48. Ces ouvertures sont indiquées sur le plan de l'abbé de Saint-Non ; Caristie les indique aussi sur le sien. Dans la première chambre intérieure A droite, en entrant par la porte latérale du milieu (côté est), Saint-Non dessine sur le seuil, à l'intérieur, un trou dans le pavé. Ch. Dubois. — Poiizzoles. 20
PRINCIPAUX MONtaiENTS ET RUINES
dalles épaisses de pépérin, le long du mur latéral (à droite de la personne qui entre). Ces dalles sont dessinées sur le plan de l'abbé Guasco, qui les prit à tort pour les premières marches d'escaliers qui n'ont jamais existé dans ces pièces. Caristie et di lorio ont bien vu qu'elles étaient simplement destinées à servir de support à quelque objet'. On retrouva des vestiges d'escaliers dans deux pièces seulement : à savoir, respectivement sur chacun des côtés latéraux de l'édifice, dans la seconde salle s'ouvrant au dehors lorsqu'on vient du sud
Étage supérieur. — Ces escaliers prouvent l'existence d'un étage supérieur, auquel il faut rapporter des fragments et des fûts entiers de colonnes, des chapiteaux et des bases qui, en raison de leurs dimensions, ne peuvent appartenir au portique du rez-de-chaussée, ni à aucun des autres ordres '\ Nous devons donc penser qu'il y avait un premier étage avec un portique et des chambres. Des fragments de cloisons en marbre, différant par le dessin de celles du rez-de-chaussée, ont été découverts ; cette barrière s élevait dans les entrecolonnements jusqu'à 1"", 30. Quant aux colonnes, leur fût était haut de 10 ; leur diamètre à la base était de 0-", 50 ^ Le portique de l'étage supérieur régnait partout, sauf au-dessus
Même détail dans la salle en face, et aussi au fond des deux chambres à droite et à gauche de l'entrée principale. Caristie dessine des trous analogues dans deux autres pièces (deux fois sur le seuil, une fois au fond).
1. Caristie, iWem., p. 17. Best., dessin XIV. — Di lorio, Temp. di Serap., p. 13-14. Di lorio en signale quatre comme existant encore de son temps. Caristie n'en a dessiné qu'une sur son plan de l'état actuel (3^ pièce du côté ouest, en venant du sud). Long. 1 mètre. Larg. 0" 50.
2. Caristie, Mém., p. 7, -49. Resl., dessin XL. — On a retrouvé les 6 premières marches encore en place ainsi qu'un fragment de la voûte d'arête. L'escalier occupait toute la largeur de la pièce. — Di lorio,' Temp. diSerap., p. 45, Les restes d'un autre escalier ont été retrouvés dans la troisième pièce du côté est ; mais cet escalier était, paraît-il, une construction visiblement postérieure à l'époque antique.
3. « J'ai recherché avec le plus grand soin, parmi les débris de l'édifice, les restes de l'entablement de cet ordre; je n'ai rien retrouvé, ce qui me porte à penser qu'en raison du grand espacement des colonnes de ce portique supérieur, les architraves étaient en bois, lesquelles portaient une construction qui formait la frise et la corniche, et que le tout était recouvert de stucs ». Caristie, Mém., p. 3i.
4. Caristie, liest., dessin IX, lig. 4 : colonne en cipoUin; base des colonnes : larg. 0" 735 ; haut. 0""26. — Fig. 1 : chapiteau corinthien (haut. 0" 58 ; larg. à la base : 0™ 444). — Fig. 5 : cloisons en marbre.
Le MACELLU3I
de l'entrée principale, de la cella, et des salles d angle du côté nord, qui occupaient toute la hauteur de l'édifice i.
Portes et portiques extérieurs. — Canaux. — On entrait par un larg-e vestibule, faisant face à la cella et par quatre ouvertures latérales, deux sur chaque côté, qui pouvaient être fermées par deux portes, l'une intérieure, l'autre extérieure :
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Section transversale du monument restauré (d'après Caristie).
ces portes différaient de celle des chambres en ce que ces dernières n'avaient que des chambranles, tandis que celles des ouvertures latérales avaient des chambranles flanqués de pilastres cannelés ^.
Au sud, des sondag-es ont permis à Caristie de déterminer la disposition du mur de l'édifice, de l'angle droit du vestibule et du massif d'un portique de 5 mètres de large, avec l'indication de l'emplacement d'une colonnade et d'un escalier. Sur les côtés, il n'y avait pas de portique, mais seulement un escalier, et un palier de 2"\ 50 de large au-devant des murs