Paoli, Tab. XXXII, XXXIV
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feuillage, dans la main droite une coupe. Les loculi sont séparés par des pilastres de stuc, surmontés de chapiteaux corinthiens, et ornés de vases d'où sortent des fleurs ornementales ou des g-énies ailés au milieu de feuillages stylisés. Des festons de fleurs et de fruits, des dauphins, de grands oiseaux dont les ailes s'éploient décorent les murs dans l'intervalle des loculi.
La décoration d'un des murs latéraux était k peu près semblable. L'édicule du milieu comprend deux compartiments : dans celui du haut un homme nu, couché sur le ventre, tient dans la main droite un bâton qu'il appuie sur son épaule ; dans celui du bas, un génie ailé est en train de courir. Les parois étaient aussi ornées de pilastres, de dauphins, d'oiseaux, etc.. La décoration de la voûte était très riche. Des bandes ornementales séparaient de nombreux compartiments où on voyait des Centaures s'élançant, la massue sur l'épaule (cartouches des extrémités de la bande inférieure), un personnage nu portant sur l'épaule un bâton auquel sont suspendus, semble-t-il, des vêtements (cartouche du milieu), une femme nue assise, retenant au bout d'un fil un oiseau ou un papillon, et deux femmes nues accroupies en face l'une de l'autre et déposant à terre deux objets qui semblent des couronnes (cartouches intermédiaires). Le reste de la décoration comprenait des dauphins, des chevaux marins, des Chimères, des colombes, des trophées, des amphores, des hommes nus en différentes attitudes, avec un bâton sur l'épaule ou à la main, ou bien couchés et en train de boire dans une coupe.
Un peu au delà de cette tombe, au nord, toujours sur le bord de la via Campana, au lieu dit San Vito, existe un grand colombaire à deux étages, maintenant très ruiné (plan général, n" 35); à l'époque de Paoli, les stucs étaient encore bien conservés à l'étage inférieur i. Cet étage comprenait quatre grands édicules et quatre hémicycles. Les stucs de l'un des hémicycles (à la voûte) représentaient le combat d'Hercule et de l'hydre de Lerne ; le héros brandissait sa massue sur l'animal, qui redressait vers lui ses têtes menaçantes. Sous ce tableau on voyait un jeune homme entrain de s'approcher d'une jeune femme .que, dans un stuc de l'abside voisine, il enlevait dans ses bras ; sur la voûte de cette seconde abside, des Amours lançaient des flèches.