Ruggiero, Scavi, p
PRINCIPAUX MOIStJMENtS ÈT tltllNÈS
escalier, dont quelques marches subsistent, conduisait à uri étag-e supérieur, maintenant disparu. Construction en appareil réticulé. — Un peu au-dessus de ces ruines, plus près du du cimetière, les vestiges de cinq ou six pièces se succèdent en droite ligne (direction nord-sud). — Le long de la via Domitiana, sur le côté nord, au-dessous des ruines précédentes jusqu'au carrefour de l'Annunziata, de très nombreuses constructions sont visibles (vestiges de pièces carrées pouvant avoir appartenu à des maisons particulières ; traces, au ras du sol, d'une assez grande salle ronde, analogue à celle des thermes de Baia et de l'Averne. A côté de cette salle, un escalier, construit en briques, et large de 0"',85, s'enfonce dans le sol très profondément. On en descend encore une trentaine de marches).
De l'autre côté de la via Domitiana (côté sud) toute la colline depuis les ruines du cirque jusqu'à la via Celle n'est qu'une suite ininterrompue de constructions (Plan général, n°* 30, 31). Juste en face de l'usine Armstrong, une grande ruine en opus lateritium, à peu près informe, se trouve à quelques mètres au-dessus de la route littorale. Plus haut, sur les pentes et le sommet de la colline affleurent partout des murs antiques. En quelques points le hasard a fait découvrir certaines pièces ayant appartenu à des habitations privées et ayant conservé leur décoration. A 8 mètres au-dessus de la route actuelle de Pouzzoles à Baia, près de l'usine Armstrong, a été retrouvée une grande chambre avec son pavé de marbre, sa corniche de stuc, ses murs revêtus de stucs à fond blanc, répartis en petits cadres, à la mode pompéienne, avec des colonnettes, des festons, des dessins géométriques. Dans cette même pièce était peinte une figure de femme, debout, vêtue d'une tunique verte ; de la main droite elle soutenait son vêtement replié à sa ceinture, dans sa main gauche levée elle portait une corbeille pleine de fruits et de fleurs. En face était assis un homme imberbe, qui tenait une lance dans la main droite, et une coupe dans la main gauche. Sur le mur opposé, la frise, au-dessous de la corniche, était divisée en espaces rectangulaires, peints alternativement en rouge foncé et en blanc, dans lesquels étaient sculptés en bas-reliefs des griffons, des chevaux marins, des poissons et des figures humaines. Plus bas il y avait un petit paysage