‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 287 sur 341 · Paoli, tav. LXI · texte numérisé non relu

Paoli, tav. LXI

PRINCIPAUX MONUMENTS ET RUINES

huit pièces rectangulaires (8'^, 06x7"", 55), toutes closes aufond par un mur parallèle à la via Domitiana, et s'ouvrant du côté de la mer. Elles étaient voûtées. Elles communiquaient par de grandes ouvertures, larges de 5", 20, avec d'autres, ayant la même largeur (7™, 55), mais, à en juger d'après les vestiges des murailles, longues au moins de 9*", 10. La disposition de ces ruines rappelle la disposition habituelle des horrea. C'étaient probablement des magasins. La maçonnerie est en appareil réticulé (Plan général, n° 29).

De l'autre côté de la via Domitiana, derrière les Pondéra, de grandes ruines, encore visibles il y a un demi-siècle, olîraient, d'après la description qui nous est faite, la disposition d'un vaste quadrilatère occupant en partie l'espace compris entre la via Domitiana au sud, la via Celle à l'est, la via Campana au nord (Plan général, n** 21). Deux côtés, celui de l'est et celui du nord, subsistaient. On distinguait particulièrement bien sur le côté nord, le long de la via Campana, un mur d'enceinte en appareil réticulé (encore visible aujourd'hui sur une vingtaine de mètres). Comme un fragment d'inscription, où il est question de Tyr et du dieu des Tyriens, a été retrouvé sur le côté oriental de ce quadrilatère, on a supposé que l'établissement des marchands tyriens (statio) devait être là ^. Ce serait bien possible, car il faut remarquer que, à peu près au même endroit, à l'entrée de la via Celle, a été retrouvée l'inscription relative au Soleil de Sarepta 2.

Dans le quartier central, à l'ouest des thermes et au nord de San Francesco subsistent les ruines d'une maison, bien conservées, mais non déblayées. On peut pénétrer dans quelques pièces voûtées et recouvertes de stucs peints dont on n'entrevoit que la zone supérieure, au haut des murs, le bas n'étant pas dégagé. Ces peintures représeijtent des poissons, des masques, des guirlandes de fruits et de fleurs, et différents dessins ornementaux. Un de ces stucs représentant, paraît-il, l'enlèvement d'Europe par le taureau était encore visible il y a quelques années (Plan général, n° 18).

Un peu au nord des thermes est un grand édifice, carré à

1. D'après une description de Scherillo, reproduite dans le CIL., au n"

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