‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 298 sur 341 · De Falo, 1, 2. — Ad Attic, XIV · texte numérisé non relu

De Falo, 1, 2. — Ad Attic, XIV

Ch. Dubois. — Pouzzoles. 24

multitude des gens qui viennent vous importuner ! » Dans la circonstance, les importuns étaient Hirtius et Pansa \ Outre ces relations littéraires, politiques et mondaines, Cicéron avait chez les commerçants de Pouzzoles de sérieux amis. Homme nouveau, ayant fait rapidement fortune, ayant exercé des fonctions publiques en Sicile et en Asie, il avait été en rapports fi-équents d'affaires avec eux. Il leur avait des obligations et leur rendait des services. En 51, il aida le banquier Cluvius à se faire payer par les villes de Cilicie, ses débitrices ^. Avianius, un négociant de Pouzzoles, était également son ami ^ ; un autre marchand, Vestorius, lui prêta plusieurs fois de Targent. Cicéron le voyait souvent, dînait chez lui, lui confiait la défense de ses intérêts à Pouzzoles, prenait conseil de lui, quand il faisait bâtir ''.

Etant donné les courts séjours que Cicéron faisait dans sa villa et les occupations multiples qu'il y avait, il ne lui restait que peu de temps pour goûter les plaisirs de la villégiature, la douceur du climat, les beautés de la nature. Nous voyons toutefois qu'il savait remarquer et apprécier les aspects de la campagne et de la mer. Il aimait, tout en écrivant, à contempler les eaux bleues et tranquilles du golfe, à promener ses regards sur le rivage bordé d'élégantes villas. Tantôt il allait sur la hauteur jouir d'une vue étendue, tantôt il préférait une promenade au bord de la mer ou en mer ; les deux choses le charmaient également. Il s'asseyait près du lac Lucrin, et s'amusait à voir les bonds des poissons hors de l'eau; de son portique, il observait les nuances de la mer et la teinte bleu sombre de l'eau, où les coups des rames mettaient des reflets de pourpre ^.

La villa du Lucrin était la maison de campagne ; mais à Pouzzoles même, à partir de l'année 45, Cicéron posséda un autre immeuble, toujours désigné dans sa correspondance par le terme de Puteolanum. Il lui fut légué par son ami, le négociant Cluvius. Cicéron eut pour cohéritiers un certain T. Iloi^deonius et Balbus. Nous apprenons par la correspondance que le notaire chargé de liquider l'héritage était le juriste Offîlius, que le chargé d'affaires de Cicéron à Pouzzoles fut Vestorius, et celui de Balbus le négociant en savons Plotius ^, Cet héritage occupa Cicéron pendant

Page 1