Tac, .4 7171., XIII
7. Voir aussi dans Suétone {Néron, 27), le récit des bizarreries auxquelles il se livrait à Baia et à Pouzzoles. — Il avait, à Pouzzoles, fait cadeau d'une propriété k sa maîtresse Acté. On lit sur un tuyau de plomb retrouvé à Pouzzoles près du rivage (C/L., X, 1903) le nom d'Acte : Cluudiae Aug. l. Acie.s (cf. Hirschfeld, arl. cit., p. 54, note 4); Pauly-Wissowa, Real-Encycl., s. v. Cki7diiis, p. 2898). — On lit aussi sur un tuyau de plomb, provenant de Pouzzoles, le nom d'un certain Poppaeus, afi'ranchi d'Augusta Poppaea, femme de Néron {CIL., X, 1906).
LES VILLAS DE POUZZOLES ET DES ENVIRONS
L^ancienne villa de lorateur Horlensius, à Bauli, était tombée en possession dWntonia, femme de Drusus. La mère de Néron, Agrippine, riiérila soit de sa grand'mère, soit de Claude qui était fils d'Antonia ^ . Elle vint grossir de la sorte le domaine impérial, dont elle faisait partie à 1 époque des Flaviens, comme nous Tapprend MartiaP.
Nous savons qu'Hadrien séjournait à Baia quand il y mourut. Au me siècle, Alexandre Sévère fit exécuter dans le domaine impérial (in Baiano) de grands travaux : palais, viviers, pièces d'eau communiquant avec la mer ^. ...
Ces biens impériaux requéraient un grand nombre d'administrateurs, d'intendants, d'esclaves. Des architectes étaient attachés aux villas et à leurs dépendances ; nous en connaissons un, architectus Augustorum, ancien soldat des cohortes prétoriennes ''. Les empereurs, pour eux et pour le personnel de leurs propriétés, avaient aussi des médecins spéciaux, appelés archialri Des esclaves, intendants des biens impériaux, sont mentionnés plusieurs fois dans les inscriptions ; une dédicace est faite à une certaine Julia Erotis par un « vilicus Caesaris », et par le groupe d'esclaves qui étaient sous ses ordres, « familia quae sub eo est ^ ». A côté des vilici ^ nous avons à mentionner les jardiniers, comme Lucius, jardinier d'Auguste ^ un relieur 9, esclave de Tibère, un portier du palais les bateliers impériaux
Ceux-ci sont connus par une inscription retrouvée il y a quelques années : « Aux Dieux Mânes. A L. Caecilius, curateur perpétuel des Augustales à Cumes, Augustale à double part (duplicarius) à Pouzzoles, curateur perpétuel des bateliers des trirèmes des piscines. » Les mots emhaenitarii iii piscinenses sont difficiles à expliquer. Il faut les rapprocher d'un passage de Cicéron, lui-même assez obscur. Cicéron écrit : « In urbe ac foro toto maximus rumor fuit te a Q. Pompeio in itinere occisum. Ego, qui scirem Q. Pompeium Baulis embaeneticam facere et usque eo, ut ego misererer eius esuriei, non sum commotus »
1. Pline, Nat. hist., IX, 172; X, 193. — Hirsclifeld, art. cit., p. 65.