‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 46 sur 341 · Cf. App. II · texte numérisé non relu

Cf. App. II

4. LandoUf (éd. des Moniim. Germaniae, p. 373) nous dit que Bélisaire ayant saccagé Naples, de violents reproches lui furent faits par le pape Silverius et que, pour repeupler la ville, il y envoya des gens de Cumes, de Pouzzoles et de laLiburie... « reperto consilio recuperandi populi coUigensque per diversas villas Neapolitanae civitatis viros ac muliebres domibus habitaturos

POUZZOLES A l'époque ROMAINE

Décurions. Principales familles. — La commune de Pouzzoles comprenait l'assemblée du peuple et le sénat. Le sénat, sanctus ordo, ordo splendidissimus, ordo municipum • se réunissait soit dans le temple d'Antonin, soit dans la basilica Augusti Anniana, qui renfermait un local spécial, curia, pour les séances ~. Nous voyons que, en l'an 105 av. J.-G. ving't décurions au moins devaient siég-er pour qu'une décision des duumvirs, assistés par eux, fût valable ^. Une inscription de l'époque impériale nous apprend que 82 décurions ont pris part à une séance Les décurions, nommés tous les cinq ans par les duumviri quinquennales, étaient les anciens magistrats. Dans le contrat de fermage de l'an 105, ils sont appelés duumvirales. Lorsque le sénat avait pris une décision, certains d'entre eux, à titre de curatores^ étaient chargés d'en assurer l'exécution

On connaît à Pouzzoles des curaiores reipublicae. Ces fonctionnaires, nommés par l'empereur, surveillaient les finances et les travaux publics de la ville. Vers la fin de l'Empire, Pouzzoles dépendit des consulaires de la Campanie, qui exerçaient sur la cité le droit de haute surveillance, et dont nous constatons à plusieurs reprises l'intervention en matière de travaux publics 6.

Voici la liste des décurions connus à Pouzzoles :

Aelii. — P. Aelius Eudaemon, duumvir en 196 ap. J,-G. ^

immisit id est Gumanos, Puteolanos, et alios plurimos Liburia degentes et Plaia et Sola... » Les choses se passèrent-elles bien ainsi? On ne sait. En tout cas, il y a au fond du récit de Landollf un fait historique qui paraît certain : à savoir que la population des villes et des campagnes voisines de Naples, en particulier celle de Pouzzoles et du territoire de Pouzzoles (Liburia) afflua à Naples qui devint, dès lors, le plus grand centre de la Campanie.

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