Ibid., p
7. Un banquier de Délos, Timon (C/Gr., 2334), « avait pour patrie la Sicile dont on a déjà signalé les antiques relations avec Délos, et qui, dans ce temps même, comme toute l'Italie méridionale, semblait de nouveau se porter de ce côté » (Homolle, BCH., p. 90). Cf. encore l'exemple de Trebius Loisius, ibid., p. 94.
8. BCH., VI, p. 45. Cf. les indices CIL., X, sur les nombreux Staii de Campanie.
POUZZOLES A l'époque ROMAINE
ving-taine d'années après, un Minatus exerce à Délos la profession de médecin; un autre, vers 160-140, y est le chef delà corporation des marchands, « magister Mercurialium ' ». Les noms de beaucoup de marchands de Délos ont cours particulièrement en Campanie; ce sont ceux de Novius, de Vibius, d'Oppius, de Paccius, Un L. Oppius est « mag-ister Mercurialium » en compagnie de Minatus Staius, fîls d'Ovius, que nous avons déjà cité, et qui est presque un pouzzolan, étant un cumain. On connaît par des inscriptions déliennes un Pettius Héracleidès ; je ne retrouve le nom de Pettius qu'une fois à Rome ~, deux fois dans Tltalie du nord ^; il est au contraire fréquent en Apulie, dans le Samnium et en Campanie ''. On le rencontre en particulier dans des inscriptions de Pouzzoles, accompagné du même prénom qu'à Délos, Numerius =>. Dans toute la Campanie je ne retrouve qu'à Pouzzoles le nom Tutorius qui apparaît dans une inscription délienne
Ces faits nous aident à comprendre l'essor pris par le commerce de Pouzzoles. A Délos comme en Egypte, le mouvement commença dès la première moitié du ii'' siècle. La richesse commerciale de Pouzzoles fut la conséquence des succès politiques de Rome; à j)artir de 193 Rome est maîtresse à Délos : or, c'est de l'année 192 à l'année 180 qu'on relève dans les inventaires déliens dix noms romains, dont cinq au moins ont un aspect campanien.
Quand même ces indices précieux nous manqueraient ; quand même nous manqueraient aussi les quelques documents qui nous montrent Pouzzoles devenant le port d'embarquement des voyageurs qui, d'Asie ou d'Afrique, allaient à Rome, nous pourrions de la situation commerciale de la ville telle que nous la connaissons à la fin du ii" et au i''^' siècle.