‹ Précis de médecine judiciaire [electronic resource]Chapitre 125 sur 208 · TABAC ET NICOTINE · texte numérisé non relu

TABAC ET NICOTINE

sier la croient très-dangereuse. Zenker a décrit une pneumoconiose sous le nom de tabacosis. Heurtaux, médecin de la manufacture de Paris, a montré que les ouvriers subissaient un véritable acclimatement: il y a des congestions passives, de la diarrhée, de l'insomnie, des nausées, de l'amaigrissement, une pâleur cachectique. Les avortements seraient assez fréquents chez les femmes; d'après Kostial, le lait des ouvrières nourrices a l'odeur du tabac et les nourrissons meurent fréquemment.

Les symptômes toxiques sont semblables à ceux produits par la belladone, cependant pas de délire ni de troubles psychiques : le tabac n'est pas délirant. Mais il détermine des contractions violentes qui peuvent produire la mort par des contractions violentes du diaphragme comme dans l'empoisonnement par la strychnine. D'après Cl. Bernard, la nicotine fait contracter les artérioles et accélère les mouvements du cœur.

À Y autopsie, rien de spécial. Les parties touchées par la nicotine sont pâles et raccornies : les tissus exhalent l'odeur du tabac.

Pour les recherches chimiques, il faut suivre le procédé adopté par M. Stas, qui, comme le dit Tardieu, restera comme un modèle de sagacité et de précision. Cette méthode est basée sur le principe que nous avons indiqué ailleurs (page 39).

Quatrième groupe. — Poisons narcotiques.

Ce groupe ne comprend qu'un seul poison : l'opium ; ses composés, les diverses préparations qui en dérivent, les principes actifs qu'il fournit.

L'opium est surtout employé dans les suicides, plus rarement dans les empoisonnements criminels. Il est

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