‹ Pratique de l'art de construire; maçonnerie, terrasse et platrerieChapitre 99 sur 145 · déplâtre · texte numérisé non relu

déplâtre

16^ d'un maçon avec son garçoD.

2* Quand le contre-cœur est en briques,

0"«,110 de plâtre;

IS briqnes;

IS^ d'un maçon ayec son garçon.

Le temps nécessaire k la pose et au scellement du chambranle en marbre d'une cheminée ayant les dimensions précédentes est environ de 3\5 d'un maçon avec son garçon.

411. Cheminées de cuisine. Les cheminées ayec hotte, pour les cuisines, se composent de deux jambages en briques ou en plâtras hourdés, formant console pour supporter le bâti du manteau de la cheminée. Du dessus de ce manteau part le pigeonnage incliné for^ mant la hotte, en laissant sur le devant une partie horizontale de 0",10 à 0",15 de largeur, laquelle sert de tablette pour placer quelques ustensiles de cuisine.

Le plus souvent ces cheminées forment fourneau et sont élevées à 0",70 ou 0",80 au-dessus du sol ; on place ordinairement a côté, et au même niveau, une pierre d'évier.

418. Fours à cuire le pain. Ces fours se construisent ordinairement en briques. L'âtre et la pierre chapelle s'établissent à 0",85 ou 0",95 au-dessus du sol. Le diamètre intérieur des fours varie de 0",89 à 0",97 pour les petits, de 1",U à 1",30 pour les moyens, de l",*© à 1*,62 pour les grands, et pour les fours de manutention il est de 3",25 à 3\90 et jusqu'à 4",20.

La voûte ou calotte s'établit en tuileaux; autant que possible, on Textradosse horizontalement, et on lui donne de 0",30 à 0",40 d'épaisseur a la clef. La couverture du cendrier est formée par une voûte en briques, et l'aire du four, qui reçoit le feu et la pâte à cuire, est carrelé en carreaux épais non cuits, ou en briques de champ.

La hotte construite au devant du four, pour l'expulsion de la fumée, se dirige dans le tuyau de cheminée qui doit servir au dégagement de la fumée, et la bouche du four se dispose de manière que l'enfournement puisse se faire sans difficulté.

415. Sièges d'aisances. Les sièges les plus simples se font en maçonneries de moellons ou de plâtras hourdés en plâtre, dans laquelle on réserve un vide circulaire, ayuit en bas le diamètre du conduit,

et en haut celui de rouyerture de la tablette en menuiserie qui recouvre ordinairement la maçonnerie. La face supérieure de ceik tablette se place à Q*,40 ou 0",45 au-dessus du sol. Le devant de k maçonnerie se recouvre d'un enduit, et, a Taide de soMns, on sceOe la tablette et on la raccorde avec les murs.

Les cuvettes en faïence sont ordinairement posées par les ploobiers-fontainiers; l'office du maçon consiste aies sceller et à établir le massif du siégCf comme il vient d'être dit.

Afin d'éloigner convenabtement la lunette du mur, pour rendre ir siège plus commode, on tient la culotte assez basse et assez èloipi^ du siège pour permettre d'y embrancher un ou plusieurs tuyaux d: fonte ou de terre cuite.

414. Solins et calfeutrements. Les solins sont des petites baDd<^ dr'enduiis en pUAre de 0",05 à 0"',15 de largeur que Ton établit pour façcorder des suxfaees. Il faut piquer avec soin les parties où doiveit s'établir les solins, afin d'augmenter Fadhérence du plâtre.

Les calfentremento de croisées, les raccordements de chambranlet de cheminées et les solins du denièse des tablettes doivent être fiit^ en plâtre gâché très-clair, afin d'éviter les e£Fets qiâ résuMeraie^ du gonflement du plâtre, s'il était gâché serré.

Pour que. ks calfeutrements de croisées aient quekisesolidilè, œ doit hacher avec so^ Fenduit de la lèuilhire au droit des. dormants, s'il n'en était pas ainsi, le plâtre tomberait en très^peu de temps.

Les petits serins établis au pourtour des parquets, les coileU des marches d'escaHer, et tous les petits solins de même espace, doivesl à l'opposé des précédents, être faits en plâtre bien gâché.

Pour faire t mètre de longueur d'un petit solin de O*,05 a 0*,06 de krgeuip sur (T ,69 d'épaisseur, il faut :

<^,Qpi^ de plâtre, déchet; compds; 0^,15 d'un maçon avec son garçoQ.

41tS. Travavx de réparations. Ces travaux comprennent les ravalements en plâtré sur anciennes constructions, les rejointoyements de vieux parements, le rétablissement de plafonds, de corniches, de naissances ou petites parties de crépis et enduits en raccordement avec un ancien ouvrage, la fermeture, de lézardes ou crevasses, c'estk-dire de fentes, qui- se manifestent par suite de tassements inégani ou de disjonctions dans les différentes parties d'un édifice.

Ces divers travaux s'exécutent absolument comme il a été indiqué pour les maçonneries neuves, sauf la préparation des surfaces k réparer, qui consiste dans le hachage du vieux plâtre, et le nettoyage et le mouillage. Les lézardes doivent être hachées au vif, en queue d'aronde, c'estrk-dire plus larges au fond qu'à la surfhce. La largeur des refouillements varie ordinairement ent¥e 0",03'el d*,i6.

OmOUAMb

Mtu Omrfélage. k Pari», ee trayail est le plus souvent exécuté par 49» OiUTriera spéôaux; sud» qnanâ il est de peu d*imp<n^uce, les WiçOQS k foftt ewi-QBéme». En province, 11 n*y a guère d'ouvriers çarrekttrs, ce aent les maçons qui se chargent de leur besogne.

Po«ur carreler «ne pièce, l'ouvrier commence par s'assurer du ni* veau 4e so» sol; pu» H régularise convenablement la Iforme sur 1»qpiM» les caneesax doivent ètare posés (389), en répandant sur Taire ep pHklre ée la ^nssière provenant dé démolitions d'ouvrages en plâtre et de recoiqies de pterres, que le garçon carreleur a passées au panier.

Au plâtre employé au eafrelage, rowrier mêle ordinafrement une certaine qmatité ée saie, afin d'en retarder la priée, et qi)e ^ouvrier ait )e temps d'iuneager sea carreaux ats^ la cottche de ^tre <{u'il étend au ter a^â Mieaure èe la pesa

Le niveau des pièces se prend ordinaircttent )i celui diè dessus des fl#ttîls pouar les re»4e-c]iattssée», et èi celoî éela mareho palière pour

les étages supérieurs. L'ou- ^* ^•^ Vfier, après avoir parftdte-

tam vent arrêté k^ niveau à l'aide de carfea»! H placés de disstance en distance en forme de repères, fig. 166, piaee un copeau AB au wliea de la largeur de la pièce, dans le Sens de sa longucttr, suivant les repères qu'a y a posé»; fl fait alors gâcher du plâtre ; puis \\ pose un premier rang de carreaux suivant le cordeau AB; une règle en chéBCf d'environ 0^,12 sur 0%oa de section et de i",2& de longueur, qu'on n^mme bâtie à carrêl^^ avec le plat de laquelle «» frappe sur les carreaux, sert à les bien amener tous au nivea» des repérée et dee carreaux déjà posés.

Lorsque le rang AB est posé, l'ouvrier continue son travail, en procédant par bandes obliques CD, qu'il frappe toujours avec sa batte, qu'il fait glisser sur les carreaux déjà posés, jusqu'à un cordeau EF placé à un mètre environ du premier rang, sur les repères R'. 11 continue ainsi à poser les autres bandes, en se tenant toujours à genoux devant son ouvrage, et en faisant au fur et à mesure sa forme à la main, afin d'éviter l'emploi d'une trop grande quantité de plâtre. 11 doit éviter de faire des grands joints et des balèvres, et de barbouiller ses carreaux de plâtre.

Lorsque toute la pièce est carrelée, Fouvrier fait les raccords le long des murs avec des morceaux de carreaux. Ces morceanx prèsneat le nom de pièce^ quand ils proviennent, comme ceux P, ds carreaux coupés parallèlement à une de leurs arêtes, et celui âf pointe^ quand, du contraire, ils proviennent de carreaux coupés perpendiculairement k Tune de leurs arêtes, P' figure une pointe.

Les carreaux des foyers de cheminées sont ordinairement cams. on les raccorde avec le carrelage de la pièce par un joint droit, qm se trouve dans Talignement du devant des jambages de la cheminée.

Pour les rez-de-chaussées, on pose aussi les carreaux sur du mo> tier de chaux et de sable, et c'est ce que Ton fait pour loutfê le pièces dans les contrées où'le plâtre manque ou est d^un prix trèsélevé. Pour les bâtiments ruraux, on pose le plus souvent les ca^ reaux sur une simple couche de mortier de terre franche.

Les entrepreneurs donnent assez souvent à la tâche }a maîn-d'anvre des carrelages, et ils la payent de 0^45 k 0',40 le mètre carré, ei même seulement 0',35 quand les pièces ont une très-grande étah due. Ils fournissent le plâtre et les carreaux, et les tâcherons îomnissent leurs outils, qui consistent en une truelle en fer, un panier, une règle et un niveau. Le décintroir pour le décarrelàge, et la bar chette pour décrotter les carreaux appartiennent ordinairement 2 l'entrepreneur, qui doit aussi faire venir k pîed-d*œuvre, c'est-k-din k Tendroit où le carrelage s^exécute, la poussière nécessaire pour faire la forme.

Par mètre carré, en faisant usage de carreaux hexagonaux de 0M6(49),ilfaut:

40 carreaax;

0^,0125 de plfttre (nn demi-sac);

(j^^e2 d'un compagnon avec son garçon.

Le temps 0^,62 s^applique aux pièces ordinaires ; il est de 0^,75 environ lorsqu'il y a de nombreux raccordements k faire pour foyers, cloisons, embrasures, etc.; pour des pièces d'une grande étendue, il n*est parfois que de O'^ySO.

Tableau des évaluations et des prix des légers ouoragês à Paris (a** 368 et salTants).

Remarque, Afin de pouvoir établir la coordination des prix de ce tableau avec ceux des sous-détails donnés précédemment, nousaUons donner de suite les prix bruts, c'est-à-dire de revient à l'entrepreneur, des journées et des matériaux employés pour faire les légers ouvrages. En ajoutant, pour frais a'ouUls, faux frais etliénéfices, 3/20 aux prix fournis par les sous-détails d'après ces prix bruts, on obUendra des prix qu'il sera focile de comparer à ceux du tableau suivant.

PRIX DB REVIBNT A l'eMTREPRENEDR.

D'une heure de compagnon maçon. . 0',526 à 0',G00

Id, de «arçon 0 ,300 à 0 ,360

Du mètre cube de plâtre 17 ooo

Id. de plâtras blancs 6 ,000

D'une botte de 52 lattes de cœur de chêne.. . 1 ,5S0

C'est pour une latte 0 ,030

D'un mille de bouts de bardeaux en bois neuf,

de 0-,32 de long 6 ,000

C'est pour un bout 0 ,006

De 1 kilogramme de clous à lattes. 0 ,950

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