LA COMMUNION
Nous voici au moment de la communion réparatrices. Il faut que les touchantes raisons en soient présentes à nos coeurs. Aussi FÉglise nous fait-elle répéter le Graduel de la Septuagésime : « Mon cœur n’a en perspective que l’insulte et la misère; j’ai attendu quelqu’un pour partager ma peine, et il n’y a eu personne; j’ai cherché un consolateur et je n’en ai pas trouvé. »
LA POSTCOMMUNION
Le monde et Jésus- Christ : deux ennemis irréconciliables. L’attachement définitif à Jésus-Christ, ce fruit que nous voulons retirer du saint sacrifice, réclame le détachement du monde. Voilà pourquoi, dans la Postcommunion ou l’oraison finale, l’Église, au nom même des délices pacifiantes que nous venons de goûter et des sacrements salutaires qui viennent de nous restaurer,
(1) Rappelons-nous la scène du péché originel, comme elle est décrite dans la Genèse.
(2) Par la communion réparatrice, les affiliés à V Apostolat de la Prière peuvent, chaque jour, aux conditions ordinaires, gagner une indulgence plénière. (Cf. i, p. 468.)
180 PARTIE LITURGiaUE. CH. H. MESSES DU SACRÉ CŒUR
supplie le Seigneur Jésus de remplir nos âmes d’une aversion croissante pour l’orgueilleuse vanité du monde, qui contredit à son humble douceur. « Refaits par une nourriture dont la suavité est pacifiante et par les sacrements de salut, nous Vous supplions, ô Seigneur, notre Dieu, Vous qui êtes doux et humble de cœur, de nous purifier des taches du péché et de nous inspirer une horreur toujours plus grande pour les vanités orgueilleuses du siècle. Vous qui, étant Dieu, vivez et régnez avec Dieu le Père dans l’unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il. »