‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré CœurChapitre 114 sur 334 · I. La présence eucharistique · texte numérisé non relu

I. La présence eucharistique

1. 1. Rappelons-nous l’heure où la sainte Eucharistie fut instituée. C’est au soir où les Scribes et les Pharisiens complotent la perte définitive de Jésus. Le lendemain, la foule excitée par eux va Le repousser et comme Le chasser de ce monde en réclamant sa mort. Parmi ses apôtres qui L’entourent, il en est un qui L’a déjà vendu, un autre qui va Le renier trois fois : tous vont le fuir.

A ce moment-là même, comme pressé par un besoin de l’amitié, et vivement ému d’une séparation nécessaire, Notre-Seigneur trouve dans sa Puissance et sa Sagesse, le moyen de disparaître et de demeurer toujours avec nous ; de nous laisser, en s’absentant, tout le mérite de la foi, et de nous consoler de son absence même en nous proposant à croire une présence nouvelle. Quel cœur se révèle dans une pareille attention !

2. Pour mieux mesurer toute l’étendue du bienfait, considérons ensuite comment l’Eucharistie rend Jésus présent, non pas pour de courts instants et en un seul lieu, mais toujours et partout, communiquant à son corps une sorte d’ubiquité. C’est en notre faveur que le Christ prodigue ainsi sa présence. Son cœur semble ne pouvoir être assez auprès de nous.

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