‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré CœurChapitre 147 sur 334 · II. Développements · texte numérisé non relu

II. Développements

1er point. Les paroles consolantes de Jésus.

I. 1. Que peuvent dire les hommes du monde en face d’un tombeau? Le tombeau marque la fin de toutes les étapes humaines. Si par delà la tombe il n’y avait rien, vain et stérile serait notre effort : il le serait pour nous, il le serait pour autrui. A quoi bon le dévouement luimême, s’il ne peut servir que des êtres qui vont périr tout à fait? Aux amis frappés dans leurs affections les plus chères, les mondains diront comme Jésus : « Ne pleurez pas ». Mais en quel autre sens ! Ne pleurez pas, parce que les larmes sont superflues, qu’elles ne sauraient refaire

l’irréparable. La cause des larmes subsiste tout entière !

2. Mais en disant à la pauvre veuve de Naïm « Ne pleurez pas, * Jésus lui annonce qu’il va lui enlever toute raison de pleurer, que la peine va se convertir en joie.

II. Ne cherchons plus les fausses consolations du siècle ; bénissons Jésus de nous avoir apporté les vraies.

2e point. La compassion consolante de Jésus.

I. Notre-Seigneur ne se contente pas de bonnes paroles. Son cœur même est touché par l’infortune d’une pauvre inconnue. L’évangile le dit ému de compassion. Oh ! bonté du Cœur de Jésus! Son désintéressement nous l’explique. Oublieux de Lui-même, venu pour nous sauver, Son Cœur a des trésors de tendresse.

II. Et nous, avons-nous assez fait reculer notre égoïsme, pour être sensible aux maux du prochain? Et quelles sont les dimensions de cette commisération? Ne la sentons-nous qu’envers nos proches, nos amis, nos concitoyens? Ou l’étendons-nous au loin, jusqu’aux extrémités du globe? Savons- nous ne pas en exclure nos ennemis?

Habituons-nous à prendre sincèrement notre part de toutes les souffrances que nous arrivons à connaître, à soupçonner, à deviner ! Quels fruits ne pouvons-nous pas recueillir de cet exercice pour nous-mêmes! Et quelle œuvre éducatrice d’apprendre aux enfants, à la jeunesse, de porter au-delà de l’intérieur, au-delà de la famille, leur sollicitude compatissante !

3e point. L'action effectivement consolante de Jésus.

I. 1. Les paroles de Jésus, son émotion, l’ordre qu’il donna d’arrêter le convoi, tout cela avait disposé à la confiance la veuve désolée de Naïm. Elle commençait d’espérer l’impossible, quand elle entendit l’injonction « Jeune homme, lève-toi ! » La résurrection s’accomplit. Jésus, aussitôt, par une de ces attentions qui Lui sont

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habituelles, de le rendre à sa mère. Tâchons de revivre cette scène.

2. La résurrection, voilà la consolation adéquate, la seule consolation après la mort. Jésus la possède; Il la donne. Il la donne à la veuve de Naïm, Il nous la garantit à nous tous. Oh! croyons à la résurrection; apprêtons-nous à triompher pleinement de la mort.

II. Assurément, nous ne pouvons imiter Jésus en opérant des miracles. Mais nous pouvons prêcher la résurrection au nom de Jésus. Nous pouvons, en toute circonstance, substituer aux vaines condoléances du monde, à ses consolations banales et inefficaces, les paroles de vie et de résurrection. Notre-Seigneur nous permet de les adresser en son nom à tous ceux qui veulent se tourner vers Lui, se convertir à Lui.

Demandons à Notre-Seigneur, après L’avoir admiré et béni, de partager la tendresse compatissante et l’assurance de son Cœur.

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