II. Développements
1er point. L'attention de Jésus pour ses apôtres.
I. Représentons-nous les apôtres, revenus enthousiastes d’une mission évangélique, au moment où ils racontent par le menu au bon Maître les incidents et le succès de leur prédication. Jésus les écoute avec bienveillance. Puis, comme ils étaient fatigués et que le peuple qui les pressait leur enlevait jusqu’au loisir de se refaire, Notre- Seigneur, toujours plein d’attentions, leur dit de L’accompagner dans un lieu désert et d’y prendre quelque repos.
II. Le Sauveur est aussi notre bon Maître. Il $uit avec un égal intérêt toutes les démarches que nous faisons à son service. Il agrée que dans l’oraison, dans une visite au S. Sacrement, nous les Lui racontions en détail. Et II veut aussi que, nous retirant un peu des embarras des affaires, nous prenions quelque repos avec Lui. Avec Luiy c’est-à-dire dans l’oraison quotidienne, les récollections périodiques, les exercices annuels. Le faisons-nous avec le soin et la liberté de cœur voulus? Comprenons-nous cette nécessité pour notre âme, comme nous acceptons la nécessité de reposer le corps?
2e point. La pitié de Jésus pour la foule.
I. En face de la multitude dont les prêtres de ce temps- là se désintéressent, multitude ignorante, sans culture, moralement abandonnée, le Cœur de Jésus s’éprend de pitié. Il songe alors sans doute à l’Église qu’il va fonder et qui députera partout à la foule des pasteurs vigilants et dévoués. Lui, le bon Pasteur, Il va pousser bien plus loin son amoureuse sollicitude. Il veut, non seulement être le pasteur, mais encore la nourriture de ces hommes. C’est en cette circonstance, qu’il promet de donner son corps en nourriture et son sang en breuvage ; et l’éclatant miracle de la multiplication des pains, symbolise le miracle autrement éclatant de l’Eucharistie, dispensée en tous lieux, jusqu’à la fin des siècles, à tous ceux qui veulent s’unir au Pasteur de leurs âmes.
II. Avons-nous pour le peuple, pour ses besoins matériels et moraux, les sentiments de Notre Seigneur? Si ce peuple nous est confié, comment le cultivons-nous, l’alimentons-nous?
3e point. Le miracle opéré par Jésus.
1. 1. Assistons à la scène de la multiplication des pains. Revivons la surprise des disciples, puis de la foule, le contentement de tous, l’admiration, l’enthousiasme pour le prophète.
2. Puis, observons comment Notre-Seigneur veut que les disciples donnent au peuple le peu qui est à leur disposition : cinq pains, deux poissons, que Lui se charge de multiplier entre leurs mains; comment ensuite II exclut toute vaine complaisance de leur cœur, en les obligeant aussitôt à monter dans la barque et à s’éloigner laborieusement.
II. Le Christ veut aussi que nous mettions au service de nos Frères nos pauvres ressources. A cette condition,
12e JOUR. MARCHE SUR LES FLOTS ET GUÉRISONS 313
sa grâce fécondera notre effort. Mais à nous de ne pas nous attribuer vaniteusement le succès !
COLLOQUE
Prions pour les immenses besoins de la foule à gagner, et de la foule à conserver à Jésus! Offrons-nous tout entiers au labeur.