‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré CœurChapitre 163 sur 334 · JOUR. LA CHANANÉENNE · texte numérisé non relu

JOUR. LA CHANANÉENNE

2e point. L'humble foi de la Chananéenne.

I. Admirons les bonnes dispositions que met au cœur de la Chananéenne le désir qu’elle a de voir sa fille délivrée. Elle accepte de n’être pas traitée comme fille de Dieu et du Sauveur. Elle ne s’offense pas des rebuts qu’elle essuie. Elle se contente des miettes qui tombent de la table du festin.

II. Sans doute, par le baptême, la grâce d’adoption nous est conférée. Mais notre conduite a-t-elle répondu à notre dignité? Nous sommes-nous comportés comme des fils de ce Dieu auquel nous demandons de se montrer notre Père? Et pourtant, comme nous nous montrons exigeants, par nos impatiences, par l’étonnement même que nous éprouvons, et que nous manifestons parfois non sans quelque insolence, de ne pas être tout de suite entendus. Soyons désormais plus vraiment humbles, acceptant d’occuper la place que nous avons réellement méritée.

3e point. La grâce accordée par Jésus.

I. Le cœur de Jésus va remplir la Chananéenne de consolation. Elle obtiendra ce qu’elle désire. Notre-Seigneur la montre digne de ses faveurs par la foi si vive dont elle fournit la preuve. Votre foi est si grande, lui dit-Il, que mon cœur ne saurait rien vous refuser : « Qu’il en soit comme vou3 le désirez. »

II. Félicitons cette pauvre mère. Et en nous réjouissant avec elle, une fois de plus, apprenons le prix de la foi. Aujourd’hui spécialement, exerçons constamment une foi très vive : n’avons-nous pas à compenser tant de tristes incrédulités, qui font le malheur de la société actuelle, et sont injurieuses à l’Église; à cette Épouse que Notre- Seigneur s’est acquise par son sang précieux?

Avec les sentiments de la Chananéenne, demandons à Notre-Seigneur, pour nous, pour nos proches, pour notre pays, quelques miettes de sa table.

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